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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 18:13

2ème partie

Nous abordons ici la 2ème partie des notes de lectures sur  « La Clé d’Hiram » par C. Knight et R. Lomas – J’AI LU. Nous devons ce travail de synthèse à Tha.°. Coq.°. et Elth.°. Bia.°. « Écossais de l'Hermione » (Mai 2020). Nous conseillons au préalable, la lecture de la première partie des notes parue fin Juin 2020 sur notre blog, mais aussi la lecture en parallèle de l’ouvrage cité plus haut.

 

VI. Au commencement l’homme créa Dieu   131

Le jardin d’Eden - Sumer - ……………………… 131

Les villes de Sumer ………………………………  134

Ur, la cité d’Abraham …………………………     141

Dieu, le roi, le prêtre et les bâtisseurs ………….   144

La figure d’Abraham, le premier juif ………….  148

 

VII. L'héritage des égyptiens ………………… 156

Les débuts de l'Egypte - « Genèse égyptienne » - Osiris - ……...  156

La stabilité des Deux-Pays - Les deux colonnes - Ma'at - ………  161

Le sacre d'un roi - La cérémonie secrète - ………………………  168

Prouver l’improuvable ………………………………………….   176

La preuve silencieuse - Un rituel silencieux…  .…………………  177

L’étoile du matin resplendit de nouveau  - Vénus - .……………  183

 

VIII. Le premier franc-maçon .……………………………..    188

Hiram Abif retrouvé - « Le roi qui fut perdu » - .……………….   189

L’effondrement de l’État égyptien - Nomades sémites et hyksos - 191

Les rois hyksos .…………………………………………………..   194

La perte des secrets originels - Apophis le serpent des ténèbres - ..197

La preuve biblique - Chronologie reconstituée - Joseph contemporain d’Apophis -  203

Le meurtre d’Hiram Abif - La momie de Sekenenrê Taâ II - …..  208

Les assassins d’Hiram Abif et leurs complices - ............………..  213

La preuve physique - Une « momie » hors norme - …………….   221

La preuve maçonnique - L’incantation de Ma’at..., les « observances » ésseniennes - 224

Sekenenrê Taâ le Sans Peur ……………………………………   228

 

IX. La naissance du judaïsme ……………………………….   237

Moïse le législateur ………………………………………………  237

Le dieu de la guerre des montagnes du Sinaï - Moïse rencontre le dieu des madiânites - 245

Et les murs tombèrent - La « Terre Promise » - ………………… 249

La datation de l'Exode.…………………………………………..  251

David et Salomon - Josué, Gédéon, Samuel et les autres…  ……   252

 

2ème partie (notes de lectures)

 

VI. Au commencement l’homme créa Dieu

 

Le jardin d’Eden - Sumer -

 

(p 131-132) Les philologues (qui étudient l’évolution des langues) ont trouvé des points communs à des centaines de  langues. Ils ont établi l’existence d’une source ancienne commune au sous-continent indien, à l’Asie occidentale, à l’Europe et à certaines parties de l’Afrique du Nord. Quand les peuples s’étendent ou se déplacent, ils emportent leur langue, leurs légendes et leurs dieux. Pour Chris et Rob, ce qui s’applique au langage serait valable pour des « connexions entre religions apparemment différentes ».

Presque toutes les langues de l’histoire de l’Ancien Monde (Cf. liste des langues p 132) proviennent du « proto-indo-européen », mais à quelle époque était-il une langue vivante ? La connaissance détaillée du passé repose sur le stade d’évolution ultérieur : l’écrit. Le livre de la Genèse aurait été « transcrit la 1ère fois il y a environ 2700 ans, bien avant l’époque du roi Salomon »[ ?… le roi Salomon serait décédé en  931 avJC (Note du rédacteur)].

Nous savons que l’écriture est née au moins 2 fois plus tôt dans le pays baptisé du nom de Sumer, lieu de naissance « officiel » de la civilisation.

 

(p 132-134) Toutes les cultures moyen-orientales et européennes seraient issues de la civilisation sumérienne dont l’origine est incertaine. Les sumériens pensent venir de Dilmun, aujourd’hui Bahreïn (côte ouest du Golfe Persique). 4000 ans avant notre ère, Sumer a une existence florissante entre le Tigre et l’Euphrate (Irak du Sud), regorge de ressources agricoles et industrielles, et bénéficie d’une structure sociale sophistiquée. Les sumériens inventent de nouvelles matières comme le verre et sont d’admirables artisans qui travaillent l’or, l’argent, le cuivre et le bronze. « Ce peuple fantastiquement doué » aurait inventé la roue. Les bâtiments sont en briques de boue séchée et tombent en ruine en quelques générations. Dans leurs nombreuses innovations, on trouve la colonne inspirée du tronc du dattier, le seul bois qui pousse localement (trop flexible).

Les merveilleux produits de la civilisation avancée de Sumer permettent des échanges avec « tous les coins du monde connu ». La plus grande partie des matières premières arrive par voie fluviale sur des bateaux qu’on démantèle « pour récupérer leur bois précieux ». Hors des voies fluviales, les ânes assurent les transports (le cheval est inconnu). Pour les constructions en pierre, en l’absence de carrières, les blocs taillés arrivent aussi par voie fluviale et par un système élaboré de canaux jusqu’au site requis.

 

Les villes de Sumer

 

(p 134-135) Les principales villes de Sumer sont Ur, Kish, Eridou, Lagash et Nippour (sans oublier Larsa, Haram,...). Chacune a son roi et son clergé. Au centre de la ville se trouve le temple ou maison de Dieu. Le roi est un dieu inférieur responsable de la prospérité de la communauté. Les prêtres contrôlent tous les aspects de la communauté : administration, justice, enseignements scientifiques et théologiques, rituel religieux. Les écoles (« edduba ») dispensent un enseignement général et professionnel ; elles forment des « chefs cultivés ».

 

(p 135-136) La langue sumérienne(et quelques langues)est totalement indépendante du proto-indo-européen ; quelques éléments du sumérien sont toujours en usage aujourd’hui. On est tenté de rechercher aussi des éléments de théologie qui pourraient être la source de croyances religieuses, tout en gardant un noyau identifiable.

Des ruines de Nippour, on exhume des milliers de tablettes d’argile qui racontent l’histoire de ce peuple. Les premiers écrits dateraient de 3500 avJC et utilisent des pictogrammes représentant des objets, des figures … ; l’écriture devient peu à peu alphabétique. Notre alphabet doit beaucoup à Sumer, par exemple le « A » tourné à 180° représente une tête de taureau en triangle avec des cornes ; cette figure transitera par les phéniciens et les grecs. « Aujourd’hui notre langue contient encore quelques mots de sumérien quasi purs, comme alcool, canne (la plante), gypse, myrrhe et safran. »

 

(p 136-138) Les sumériens nous auraient transmis la roue, le verre, notre alphabet, les divisions temporelles du jour, les mathématiques, l’architecture,… Ils nous auraient donné aussi… Dieu. « Les étymologistes ont démontré que l’histoire du Jardin d’Eden dans le livre de la Genèse est celle de Sumer ». Les villes de Ur, Larsa  et Haram sont mentionnées dans la Genèse qui nous livre l’histoire de la création. Un extrait est donné p 137.

Chris et Rob donnent en comparaison un récit babylonien de la Création ou « Enuma », écrit en babylonien et en sumérien, environ 1000 ans avant la Genèse. Ce récit a été trouvé presque intégralement sur 7 tablettes cunéiformes.  « cette épopée mésopotamienne de la Création est sans aucun doute la source de la légende de la Création de la Genèse ». Les références aux édifices... construits pas Dieu (en fait par les sumériens) ne passent pas chez les juifs qui sont des nomades.

(p 138-139) « Yahvé… Dieu de la Genèse », n’apparaîtra que « plusieurs centaines d’années après la rédaction de ces tablettes cunéiformes » et, « d’après de nombreux spécialistes, les dieux des civilisations ultérieures sont des développements des dieux sumériens de la fertilité et de la tempête ». « Le responsable du Grand Déluge » à l’origine de la « légende de Noé » serait un dieu de la tempête qui a un pouvoir sur les eaux. L’intérêt est maçonnique « dès lors que l’Art Royal consacre tout un grade – le degré de Noachite (Ark Mariners)  - avec un rituel complet et détaillé,  à la préservation de l’histoire du capitaine Noé et de la légende du déluge ». « Il est impossible de savoir si un constructeur de bateaux appelé Noé a ou non réellement existé, mais nous pouvons être certains que le grand Déluge eut bel et bien lieu » , vraisemblablement dû à une crue « particulièrement cataclysmique » du Tigre et de l’Euphrate. Cette crue serait entrée « pour toujours dans le folklore ».

 

(p 139-140) Des analyses de la Genèse (en particulier la généalogie  de Seth et de Caïn) feraient remonter le récit de la Création à Sumer. Selon des listes trouvées à Larsa, 10 rois auraient régné  à Sumer, chacun sur une durée de 10.000 à 60.000 ans... ; la liste s’achève par ces mots : « Après le Déluge, la royauté vint des cieux ». Est-ce un nouveau début pour les rois de la 2nde liste dont le dernier est Ziusundra ou Utanapishtim, héros de l’histoire babylonienne du Déluge(Cf. 11ème tablette de l’épopée de Gilgamesh). Enoch, 7ème roi de la liste sumérienne, posséderait une sagesse spéciale ; « les Écritures disent qu’il marchait avec Dieu » et, selon la tradition ultérieure juive, il serait « monté au ciel sans mourir »… Chris et Rob n’ont plus le moindre doute que la Genèse « utilise » l’histoire sumérienne … passée dans la tradition juive primitive.

 

On peut se demander aussi pourquoi les descendants antédiluviens de Seth ont de telles longévités ? Etait-ce pour signifier « le changement de conditions de vie avant et après le jugement divin du Déluge » ? Il a été suggéré que « les nombres astronomiques des listes royales sumériennes » viendraient de « spéculations astrologiques » sur des règnes mythiques. Les auteurs juifs auraient revu les nombres de la liste pour les adapter à la chronologie entre la Création et la construction du Temple de Salomon ; cette période est divisée en époques dont la première, de la Création au Déluge, dure 1656 années (Peake’s Commentary on the Bible).

 

Ur, la cité d’Abraham

 

(p 141-142) Au IIIème millénaire avJC, Ur est une des grandes cités-états du monde. Elle atteint « son zénith sous Ur-Namma » vers 2100 avJC où une grande partie de la ville est reconstruite et développée (au moins 50.000 habitants). La grande ziggourat est agrandie ; au sommet de la tour, se trouve le temple de la divinité de la ville, Nanna, dieu de la lune.

En 2.000 avJC, Ur et 16 autres cités sumériennes sont mises à sac par les élamites. Cette défaite est imputée à la divinité qui abandonne son peuple, car celui-ci la négligerait. Ur survit, mais a perdu sa gloire. Au XVIIIème s. avJC, Ur n’est plus qu’une ville relativement mineure.

Le concept de « dieux personnels », reliés à chaque individu, prend de l’importance. Ce sont des dieux que nous pourrions appeler des « anges gardiens »… Le dieu personnel accompagne chaque individu, veille sur lui et le défend, même contre les dieux supérieurs ; le dieu personnel est aussi la conscience de chacun.

 

(p 142-143) Dans la période de déclin entre 2.000 et 1.800 avJC, un certain Abram décide de quitter Ur, à l’opposé de la direction de Dilmun, terre sacrée de ses ancêtres. Abram se dirige vers le Nord ; il devient Abraham, le père du peuple juif. Il devrait apporter les concepts les plus importants dans ce que Chris et Rob ont besoin d’apprendre… En vérité, il a fallu attendre les découvertes majeures en Mésopotamie de l’archéologue français  Paul Emile Botta,  car jusqu’au milieu du XIXème s., on savait peu de choses de Sumer.

 

(p 143) La culture sumérienne commence à se diffuser il y a plus de 5.000 ans. Les Celtes sont un des exemples les mieux connus de développement culturel à partir d’un foyer nord-africain/sud-ouest asiatique. Le déplacement se fait à travers toute l’Europe centrale, et l’installation, dans les zones côtières de l’Espagne occidentale, du pays de Galles, de l’Irlande et de l’Écosse. Aujourd’hui, l’analyse de l’ADN de communautés celtiques isolées montre qu’il  y a équivalence avec l’ADN de groupes ethniques d’Afrique du Nord.

Personne ne peut dire avec certitude  combien a duré Sumer, mais tout ce qu’on sait serait postérieur au Déluge.

Dieu, le roi, le prêtre et les bâtisseurs

 

(p 144) D’autres mythes diluviens que celui de Noé existent. Le roi mésopotamien Utanapishtim sauve des graines et des animaux  du déluge envoyé par Enlil pour terroriser d’autres dieux. Dans la mythologie grecque, Deucalion et sa femme Pyrrha construisent une arche pour échapper à la colère dévastatrice de Zeus.

La preuve d’une inondation gigantesque, vieille de 6.000 ans a été trouvée : une couche de sédiment de 2,50m occupe la largeur de la vallée entre le Tigre et l’Euphrate, du Nord de la Bagdad moderne au Golfe Persique.

 

(p 145) Les traces de la période la plus ancienne et la plus longue de l’histoire de Sumer auraient disparu dans le cataclysme [15] , ce qui expliquerait l’« apparition » (« en termes archéologiques ») des sumériens 4000 ans avJC.]

- Pour les sumériens, le besoin soudain et urgent de reconstruire, « recréer », « le monde entier » aurait engendré « une nouvelle conception basée sur la construction de fondations à l’équerre, nivelées et droites d’un nouvel ordre », ce qui aurait donné naissance à « une connexion entre la science de la maçonnerie et le concept de  résurrection : le monde lui-même avait fait l’expérience d’une - mort – et il ressuscitait des eaux de la Création ».

- Après ce cataclysme, beaucoup de sumériens auraient quitté leur pays, en quête d’un nouveau havre. Ils auraient  emmené avec eux leur langage (aussi sophistiqué que bien des langues actuelles), leurs connaissances avancées, leurs dieux et leurs mythes… Pour des peuples moins évolués d’Europe et d’Asie, ils ont pu apparaître comme des dieux.

 

(p 146-147) Chris et Rob cherchent des éléments prouvant l’influence de Sumer sur d’autres cultures, et ils en trouvent de plus en plus. On peut se reporter aux pages 146-147 et voir à quel point le rôle de cette culture est extraordinaire ; parmi les exemples, est citée la construction d’une ziggourat à Babylone,... la tour de Babel. Les histoires du Déluge et de la tour de Babel sont introduites dans la Genèse en combinant diverses légendes et en donnant une « conception du monde »

(p 148) Comme les Écritures le racontent, « le monde était une immensité désertique avant que Dieu ne décide de le repeupler grâce à la lignée de Noé. De ce fait, il pouvait parfaitement promettre le pays de Canaan aux fils de Sem sans avoir une pensée pour les peuples qui se trouvaient là avant eux ».

« Depuis ses débuts à Sumer, - Dieu - a emprunté différentes voies pour atteindre les vallées du Nil, de l’Indus et peut-être même du Fleuve Jaune, en donnant naissance aux grandes religions du monde. Cette évolution intervint il y a très longtemps et l’une des toutes dernières variantes de la théologie sumérienne fut le dieu des juifs ».

 

La figure d’Abraham [16] , le premier juif

 

(p 148-150) Abraham aurait quitté Ur en raison des nomades « impies » qui venaient du Nord et envahissaient la vie quotidienne. « La Bible dit qu’Abraham s’éloigna de l’ordre créé par l’homme alors que la loi de Dieu avait été rejetée. C’est une allusion au renversement des représentants de Dieu sur Terre : le roi d’Ur et ses prêtres ».

Il est vraisemblable qu’Abraham voyage vers le pays de Canaan en se faisant passer pour un nomade, ce qui a un sens pour les 1ers rédacteurs de la Bible qui sont aussi nomades.

- Chris et Rob découvrent que, le terme « hébreu » dérive du terme « habiru » (ou Apiru) apparemment péjoratif,  utilisé par les Égyptiens pour décrire les tribus sémitiques qui errent comme les Bédouins. Les juifs descendraient de Sem, fils de Noé, personnage de légende sumérienne et plus tard d’Abraham qui quitte Sumer pour trouver la « Terre Promise »… bien d’autres sumériens doivent également faire la route vers le Nord et l’Ouest (vers l’Égypte). Ils seraient devenus une partie des peuples errants qui forment la nation juive.

« Tout prouve que les juifs ne forment pas une nation historique comme ils en sont venus à le croire. Ils sont un amalgame de groupes sémites qui, apatrides, finirent par former et adopter une histoire théologique fondée sur un sous-groupe sumérien ».

 

(p 151) On pourrait penser que le pays de Canaan est « un juste don de Dieu à Son peuple élu ». Mais l’ « acquisition... de cette Terre promise » serait une spoliation, car les Hébreux se seraient emparés du pays des Cananéens. Ce peuple, selon de récentes études archéologiques, était une civilisation avancée avec des villes fortifiées, d’innombrables bourgades et villages, des systèmes sophistiqués de production alimentaire, de manufacture et de commerce international. Le dieu hébreu est alors synonyme de dévastation.

 

(p 152) On admet généralement que les voyages d'Abraham ne sont pas antérieurs à 1900 avJC ni postérieurs à 1600 avJC. Dans l'hypothèse tardive de ce laps de temps, il aurait vécu au milieu de l'occupation de l'Égypte par les « hyksos » [17]ou « rois pasteurs » qui envahissent et oppriment les égyptiens de 1786 à 1567 avJC environ. Il y a peut-être une « connexion » entre Abraham et les Sémites qui viennent de la région de Jérusalem et envahissent l'Égypte.

 

(p 153-154) Mille trois cents à mille ans s'écoulent avant que l'histoire d'Abraham ne soit écrite. Durant cette période, ce récit n'est qu'une légende tribale. Quand elle est transcrite, les rédacteurs trouvent naturel que le dieu d'Abraham soit Yahvé, en dépit du fait que celui-ci n'apparaît pas avant l'époque de Moïse. Quand Moïse « guide les israélites hors d'Égypte, il leur dit que son message vient du - dieu de leurs pères - ... une manière strictement sumérienne de faire référence à un dieu personnel qui appartient à la descendance d'Abraham »(John Sassoon, From Sumer to Jérusalem). A cette époque, une infime partie de ces asiatiques déplacés (proto-juifs) descendaient d'Abraham ; devant ces esclaves en Égypte, il n'était pas possible d'évoquer Yahvé ou un quelconque dieu qui supplante toutes les autres divinités, mais tous acceptent le « message dû - dieu de leurs pères - ». Abraham n'est pas à l'origine d'une tribu qui prend son nom, mais son dieu personnel, le « dieu d'Abraham », devient la caractéristique de son futur peuple.« L'âme d'un sumérien [aurait donné] la base des trois religions monothéistes du monde ».

 

(p 154-155) Pendant la période de formation de la nation juive, Abraham passe quelque temps en Égypte. A-t-il des connexions directes ou indirectes avec les rois hyksos d'Égypte qui règnent de 1786 à 1567 avJC ? Ultérieurement des juifs occuperont des situations relativement prééminentes dans ce pays. Chris et Rob auraient toutes les raisons de s’orienter vers un héritage égyptien.

VII. L'héritage des Égyptiens

 

Les débuts de l'Égypte - « Genèse égyptienne » - Osiris -

 

(p 156-158) Les premiers Égyptiens seraient influencés ou même guidés par les bâtisseurs de villes sumériens qui ont quitté leur pays suite au Grand Déluge, amenant les secrets et mystères de l'architecture. Ces « migrants » trouvent une vie réglée par le fleuve Nil dont la crue de fin août à septembre se répand depuis le Sud jusqu'à la Méditerranée et assure la vie de la nation égyptienne.

Le Nil subvient aux besoins de petits groupes de chasseurs nomades pendant des dizaines de milliers d'années. Au cours du 4ème millénaire, des « centres agricoles » apparaissent et se développent en « proto-royaumes avec des frontières territoriales ... ». Après une période d'affrontements vient le moment de la coopération, plus efficace que l'agression. Des communautés harmonieuses émergent et, en 3.100 avJC, un royaume unique est établi par l'unification des pays de la Haute et de la Basse-Égypte.

 

(p 158) Dans les premiers temps du royaume unifié, chaque cité conserve ses dieux originels issus d'« une époque antérieure à la mémoire » où ils avaient vécu de la même manière que les hommes, .... « Les dieux n'étaient ni immortels ni omnipotents », ce qui ne correspond pas aux « définitions classiques d'un dieu ». Alors « pourquoi ces habitants primitifs étaient-ils décrits comme des dieux ? …  une seule hypothèse : les hommes qui contrôlaient la région du Nil, il y a plus de cinq millénaires et demi, étaient des étrangers possédant une connaissance ou une technologie si avancées en comparaison de celles de la population indigène qu'ils semblaient capables de magie. « … magie et religion étaient inséparables et toute personne puissante pouvait être prise aisément pour un dieu ». Ces « dieux vivants » auraient-ils transmis les secrets de l'architecture aux bâtisseurs de pyramides ?

 

(p 158-159) Voici maintenant la représentation égyptienne de la Création :

- « Les Égyptiens croyaient que la matière avait toujours existé… il était illogique d'imaginer un dieu créant quoi que ce soit à partir de rien,… ex nihilo. … le monde avait commencé quand l'ordre avait surgi du chaos. Et depuis, il y avait toujours eu un affrontement entre les forces d'ordre et les forces de désordre. Cet ordre originel  fut amené par  un dieu qui avait toujours été : il n'était pas seulement là avant les hommes, le ciel et la terre, il existait avant le temps des dieux ».

- L'état chaotique primordial était appelé Nun. Alors – comme dans les descriptions sumériennes et bibliques de la pré-création - , tout était ténèbres, abîme aquatique sans soleil avec une puissance, une force créatrice en son sein, qui commanda à l'ordre de se manifester. Ce pouvoir latent qui se trouvait dans la substance du chaos ignorait qu'il existait ; c'était une probabilité, un potentiel qui était emmêlé dans ce chaos de désordre ».Cette représentation de la Création est proche de la science moderne et de la théorie du chaos.

 

(p 159-160) D'une cité à l'autre, les croyances relatives à ce temps primordial varient un peu. Les cités les plus influentes sont (noms grecs ultérieurs), Menphis, Hermopolis, Crocodilopolis, Dendérah, Esna, Edfou et Héliopolis(ou la cité du soleil qui s'appelait avant « On ») ; au centre de leur théologie, on trouve un « premier moment » dans l'Histoire : « à cet instant, une petite île ou une colline avait surgi du chaos aquatique, une terre fertile prête à servir aux besoins de la vie ». Dans Héliopolis et Hermopolis, l'esprit qui a donné l'étincelle de vie apportant l'ordre est le dieu-soleil Rê (ou Râ) ; à Menphis il est identifié comme le dieu de la terre Ptah. Rê/Ptah devient la source des bienfaits matériels, l'inspirateur de tous les arts, la source de tous les talents essentiels… et de l'architecture.

 

(p 160-161) Les souverains de l'Égypte - d'abord les rois et plus tard les pharaons - sont à la fois des dieux et des hommes. Chaque roi est le « fils de Dieu », et au moment de sa mort, il est réuni à son père pour ne faire plus qu'un dans le (ciel) cosmique. L'histoire du dieu Osiris raconte comment ce cycle des dieux et de leurs fils commence.

- La déesse du ciel, Nut, avait cinq enfants. L'aîné, Osiris [18] , homme et dieu, épouse sa sœur, Isis [19]. Aidé par le dieu Thot, son bras droit, Osiris gouverne sagement l'Égypte. Son frère Seth, jaloux du succès d'Osiris, l'assassine et met son corps en pièces qu'il jette en différents endroits du Nil. En l'absence d'héritier, Seth va pouvoir régner… Mais Isis, pleine de ressources, rassemble les morceaux du corps d'Osiris, lui insuffle un ultime instant de vie et engendre un enfant qu'elle porte… Osiris peut rejoindre les étoiles où il gouverne le royaume des morts. Son fils Horus** [ (**) page suivante) devient prince d'Égypte ; il combat Seth auquel il coupe les testicules, mais il perd un œil. Horus est déclaré vainqueur et devient le premier roi. À partir de ce moment, le roi est considéré comme le dieu Horus lui-même. Au moment de sa mort il devient Osiris et son fils le nouvel Horus.

 

La stabilité des Deux-Pays - Les deux colonnes - Ma'at -

 

(p 161-162) Les pyramides sont probablement inspirées des ziggourats à étages de Sumer. Avant l'apparition des pyramides, la colonne remplit la même fonction de relation entre le monde des hommes et celui des dieux. La Basse et la Haute-Égypte avaient chacune leur colonne principale pour relier le roi et ses prêtres aux dieux ; l'une serait dans l'ancienne cité d'Annu (appelée plus tard On dans la Bible, puis Heliopolis par les Grecs) et l'autre dans la cité de Nekheb (aujourd'hui El-Kab - Haute-Égypte) au moment de l'unification ; plus tard Waset qui devient Thèbes portera le titre de « Iwnu Shema » - colonne du sud - On considère que ces deux colonnes sont réunies par le linteau céleste incarné par Nut, déesse du ciel ; elles seraient la manifestation de l'union des deux pays et témoigneraient de la stabilité comme de la prospérité du « royaume des Deux-Pays ».

 

(p 162-163) Les deux colonnes se trouvant sur un axe nord-sud, l'ouverture se fait « naturellement face à l'Est, pour saluer le soleil levant »… comme une porte spirituelle qui, vue d'orient situe la colonne de droite en Basse Egypte ; elle correspondrait à Jakin(dans un temple maçonnique), et signifie l'« établissement »… Selon le mythe égyptien, ce serait en Basse-Égypte que le monde aurait surgi du chaos primordial ; Jakin représenterait l'« établissement du monde ». La colonne de gauche marquerait le lien de la Haute-Égypte avec le ciel ; elle est identifiée à Boaz(dans un temple maçonnique), et signifie la « force » ou « en lui est la force », ce dont la Haute-Égypte fait preuve alors que la Basse-Égypte était occupée par un ennemi puissant.

Le thème de la force naissant de l'unité de deux colonnes serait l'origine d'un concept adopté ultérieurement par les juifs et les f.m..

 

(p 163-165) Chris et Rob découvrent l'idéal de la civilisation égyptienne, le concept de Ma'at :

- « L'Égypte se caractérise par le besoin d'ordre. Les croyances religieuses égyptiennes n'avaient pas de grand contenu éthique. Mais en pratique, on considérait que la justice était un bien si fondamental qu'elle était une partie de l'ordre naturel des choses. L'adjuration du pharaon au vizir lors de sa désignation rendait cela très clair. Le mot utilisé, Ma'at, désignait un concept plus vaste que la justice. Originellement le mot était un terme physique ; il signifiait nivelé, ordonné, et symétrique comme le plan de fondation d'un temple. Plus tard, il en vint à signifier rectitude, vérité et justice »(P.H. Newby, Warrior Pharaohs).

- N'est-ce pas une définition succincte, mais très claire de la F.M. ? La F.M. n'est pas une religion ; de même le concept de Ma'at ne fait « pas partie d'une... structure théologique ou légende » ; ce sont « des prises de conscience pragmatiques sur la pérennité de la civilisation et du progrès social… ».« Les deux utilisent le motif et l'érection d'un temple comme modèle et considèrent que le comportement humain doit être égal et droit... » ; « il est rare de trouver un code moral hors d'un système religieux » ... « … le Ma'at et la maçonnerie, pierre par pierre, niveau par niveau, pourraient enseigner beaucoup au monde moderne. ». « Si les ingénieurs modernes s'émerveillent du talent difficilement égalable des constructeurs de pyramides, que peuvent penser nos spécialistes en sciences sociales de concepts comme celui-ci ? »

 

(p 165-166) La F.M. se serait-elle inspirée du concept de Ma'at ? C'est apparemment impossible en raison du décryptage  des hiéroglyphes égyptiens (pierre de Rosette) un siècle après la fondation de la Grande Loge d'Angleterre.

 

(p 166-168) Évolution du concept de Ma'at

- Ma'at devient « la base du système légal » et incarne « toute - rectitude - toute voie - droite - , de l'équilibre de l'univers et de tous les corps célestes jusqu'à l'attitude juste dans la vie quotidienne ». Tout ce qui est régulier ou harmonieux dans la pensée et la nature est « considéré comme une manifestation de Ma'at… l'appréciation de tout ce qui est - régulier - et - harmonieux - est central dans toute la F.M. ».

- Par l'histoire de Seth et d'Osiris, le peuple égyptien sait que le règne divin des rois légitimes ne peut être interrompu. Les textes anciens décrivent le roi ou pharaon comme « celui qui fait Ma'at »,... gage d'équilibre politique et social… et de maintien de la monarchie. Si le peuple vit en accord avec Ma'at, sa prospérité est assurée, avec la juste crue du Nil.

Vivre par Ma'at, c'est affronter les forces du chaos et vaincre ses ennemis avec l'aide des dieux.

- Ma'at devient une déesse, fille du dieu soleil Ré et vogue avec lui dans le ciel. Elle est à la proue du bateau auquel elle assure une course parfaite ; elle porte une plume d'autruche et un « ankh » (ou croix ansée, symbole de vie) pendant à chaque bras. Le frère de Ma'at, est le dieu-lune Thot… figure de légende importante dans la maçonnerie primitive. Thot enseigne aux Égyptiens l'architecture et la religion ; il « aurait établi ce qui est vrai ». Le roi qui combat le mal est un « Bon Dieu - un héritier de Thot ».

 

 

Le sacre d'un roi - La cérémonie secrète -

 

- (p 168) Les deux colonnes, la pyramide, l’œil d’Amon-Rê, le concept de Ma’at … « les traditions orales de la F.M. datent de 4.000 ans la fondation du rituel ». Est-ce surprenant ? Pour Chris et Rob « la certitude d’une relation » commence à s’imposer. Pour trouver plus de « preuves de ressemblances » ils considèrent les actions du roi et de sa cour. Ils étudient la cérémonie de sacre, … dont la liturgie n’a pas été conservée. Néanmoins cette cérémonie implique un rituel de résurrection qui identifie le roi défunt à Osiris.

- (p 169) au cours de la cérémonie, le dieu Amon est transporté dans une châsse en forme de bateau, porté à hauteur d’épaules… comme le sera Yahvé, transporté dans l’Arche, sa châsse également en forme de bateau. L’Exode, l’histoire de Moïse et des Hébreux seraient-ils d’abord égyptiens ?

- (p 170) « On sait que le rituel de sacre était  exécuté dans la pyramide d’Ounas. Comme dans le temple maçonnique, le plafond de la chambre principale représente le ciel étoilé »...

- (p 169-170) La cérémonie de résurrection ne se limiterait pas au sacre  du roi ; elle impliquerait une société secrète dont la preuve est apportée par  des inscriptions qui figurent sur  des objets du musée du Caire.

- (p 172-173) Les égyptologues n’auraient pas trouvé la signification de « - j’ai trouvé ma voie - en référence aux matières secrètes ». Une interprétation serait « le fait d’accéder à une connaissance secrète devant devenir ensuite un mode de vie…. les esséniens et l’Église de Jérusalem utilisaient le même terme pour l’observance de leur Loi. »

- (p 173) La « société secrète » évoquée serait « le cercle intérieur du roi » (p 172), groupe  détenteur de secrets du roi… Cette élite bénéficierait d’« une instruction à des pratiques secrètes » conférées au cours d’une cérémonie. Cependant, pour un homme qui est aussi un dieu, l’Horus, le processus de sacre est une cérémonie d’une importance capitale pour la pérennité et la prospérité de l’union des Deux Pays.

- (p 174-175) Le couronnement se ferait au cours d’une 1ère cérémonie « ouverte », suivie d’une 2nde étape (secrète) où le roi devient  dieu… Selon Chris et Rob, « le cercle intérieur de détenteurs de secrets royaux se serait réuni » …  Après avoir absorbé une « potion » administrée par les prêtres, le nouveau roi « aurait fait l’expérience d’une - mort - … les effets de la potion se seraient dissipés » au cours de la nuit et, « le tout nouvel Horus serait revenu de son séjour  parmi les dieux et les rois passés d’Égypte »… retour calculé « pour que le réveil du nouveau roi coïncide avec le lever de l’étoile du matin (Vénus). À partir de cet instant, plus aucun mortel n’aurait envisagé d’usurper son pouvoir, délivré par les dieux au sein de leur conseil dans les cieux ».

 

Prouver l’improuvable

 

(p 176) « Aucun témoignage hiéroglyphique » ne peut attester que le candidat à la royauté subissait « une mort temporaire » pour voyager vers les étoiles… mais le principal évènement ne peut être que la création de l’Osiris et celle implicite de l’Horus lors de cet évènement. Ce dernier point est conforté par « un certain nombre de preuves circonstancielles ».

Chris  et Rob rappellent qu’ils n’ignorent « jamais le moindre fait attesté » et signalent clairement les moments de spéculation. Mais, si aucune preuve ne confirme le processus de sacre, l’hypothèse émise précédemment vient combler un vide sur la connaissance des procédures de sacre égyptien.

 

La preuve silencieuse - Un rituel silencieux...

 

(p 177) L’époque de la construction des pyramides est très courte. Le véritable objet des pyramides serait toujours débattu ; il est peu certain qu’elles aient été seulement un lieu funéraire pour les rois défunts.

La principale source d’informations sur le rituel d’Osiris/Horus viendrait des « Textes des pyramides », inscrits à l’intérieur des 5 pyramides de Saqqarah près du Caire ; la plus importante est celle du roi Ounas, de la fin de la Vème dynastie, il y a 4.300 ans ; c’est « une pyramide très tardive ».

 

(p 177-178) Ces textes permettent la reconstitution  de certains éléments du rituel, « mais c’est ce qui manque qui est le plus instructif » (J. Spiegel, Das Aufstehungsritual Unaspyramide, op. cit.). L’interprétation du Texte de la pyramide d’Ounas ferait apparaître un autre rituel, silencieux, exécuté conjointement au rituel principal, et mettant en scène une sorte de résurrection ; ce rituel serait antérieur à la plus ancienne période de l’Histoire égyptienne qui daterait de 3.200 avJC.

 

(p 180-181) Concernant l’hypothétique prise d’une drogue narcotique par le candidat pour son voyage vers les étoiles, puis son retour, Chris et Rob font remarquer que « les drogues narcotiques ont été utilisées pour les cérémonies religieuses de presque toutes les anciennes cultures humaines ». Il serait surprenant que les Égyptiens dont la civilisation est avancée ignorent l’usage de telles drogues. Il est fait aussi allusion à des « principes relatifs au chamanisme » qui « s’accordent en tout point avec ce que nous savons des croyances égyptiennes »… en particulier « le pont funéraire, un lien entre la Terre et le Ciel que les être humains utilisent pour communiquer avec les dieux, est un symbole des anciennes pratiques religieuses…. »(Micea Eliade, Le Chamanisme : techniques archaïques de l’extase, op. cit.). La traversée du pont se fait généralement … à l’aide de drogues.

 

(p 182) Chris et Rob découvrent que l’égyptologue Henri Frankfort (1897-1954)« avait repéré que les rituels de renaissance pour le roi mort étaient exécutés parallèlement aux rituels de couronnement de son héritier».

Enfin, Chris et Rob pensent que les Égyptiens auraient également emprunté une bonne partie de leur théologie aux bâtisseurs de cités sumériens.

 

Etoile du matin tiré de l'ouvrage « La Clé d’Hiram » par C. Knight et R. Lomas – J’AI LU.

Etoile du matin tiré de l'ouvrage « La Clé d’Hiram » par C. Knight et R. Lomas – J’AI LU.

L’étoile du matin - Vénus -

(p 183) Nous avons vu que la communauté  essénienne/Église de Jérusalem

comme la F.M. « utilisaient l’étoile du matin comme symbole de renaissance ».

Les Textes des Pyramides 357, 929, 935 et 1707 font référence à Horus, fils du

roi défunt, comme étant l’étoile du matin. Le sens littéral de l’hiéroglyphe

égyptien qui désigne l’étoile du matin [20] est la « connaissance divine » ;

c’est cette connaissance des « grands mystères » que le nouveau roi

partageait avec les dieux dans le pays des morts, « avant de revenir

en dieu/roi Horus sur terre sous la forme de l’étoile du matin qui surgit de l’horizon, juste avant l’aube ».

 

(p 184) Au cours des recherches de Chris et Rob, « The Orion Mystery » (livre écrit par Robert BAUVAL et Adrian GILBERT) est publié, décrivant la fonction des pyramides, leurs plans et ordonnancements « astrologiquement inspirés » ; les auteurs montrent comment les pyramides de Gizeh imiteraient dans leur disposition les étoiles de la ceinture d’Orion ; ils feraient aussi référence aux rituels exécutés dans les grandes ziggourats à étages de l’ancienne Mésopotamie intégrant « l’étoile du matin, vue comme la grande déesse cosmique Ishtar »… ce que Robert et Chris auraient trouvé par un chemin très différent (en remontant le cours du temps à partir des rituels de la F.M.)… ainsi l’étoile du matin, « Vénus » [21] se révèle comme un lien très important dans la chaîne de cette recherche.

Reste à savoir s’il existe une voie faisant passer les idéaux de Ma’at, les secrets des rois égyptiens et un rituel de résurrection détaillé, de l’Égypte à la F.M. via les esséniens.

 

(p 184-185) « Le destin... d’Osiris, son meurtre… suivi de sa résurrection et de son élévation vers les étoiles, .. fut l’un des exemples les plus anciens de justification et de récompense pour une souffrance innocente… il donnait un sens et un but à la souffrance » ; « il rendait espoir aux classes inférieures de la société. Quand d’autres dieux demeuraient distants dans leurs temples, Osiris pouvait être vénéré n’importe où et par n’importe qui à côté du dieu local »(N. COHEN, Cosmos, Chaos, and the Xorld to Come, op. cit.).

« Changez le mot - destin - par - crucifixion - et cette description pourrait bien correspondre au Christ Jésus. »

 

(p 185) Chris et Rob sont maintenant persuadés d’être sur une bonne voie dans leurs recherches.

 

 

VIII. Le  premier franc-maçon

 

(p 188-189) Chris et Rob examinent la 2ème période intermédiaire de 1782 à 1570 avJC, soit « six générations » entre le Moyen et le Nouvel Empire, époque de la domination des « rois pasteurs » ou hyksos…[(cf. p 192) et notes complémentaires en dernières pages - « hyksos » ne signifie par « roi pasteur », mais « princes du désert » (hikau-khoswet en égyptien)]. L’Égypte se remettra de cette domination, atteignant même « de nouveaux sommets d’accomplissement... ». « Cette ère de changements - des rois égyptiens  aux gouvernants hyksos, avant le retour à la monarchie thébaine »  pourrait fournir des indices...

 

Hiram Abif retrouvé - « Le roi qui fut perdu » -

 

(p 189-190) Passé le grade de Maître maçon, Chris et Rob sont déconcertés par les références à Hiram Abif et à l’A.T., car aucune des versions de la Bible ne mentionnerait un architecte du Temple de Salomon. Le seul lien entre Hiram roi de Tyr et Hiram Abif serait une homonymie. Il se pourrait que Hiram Abif représente une autre personne. Pour Chris et Rob, l’explication serait le sens hébraïque de Hiram qui signifierait « noble » ou « royal », tandis que Abif (ou Abi) serait identifié au vieux français « perdu » ; Hiram Abif serait « le roi qui fut perdu »

 

(p 191) Dans le processus de sacre royal de l’Égypte ancienne, nous sommes convaincus qu’« il existait une cérémonie secrète fondée sur une mort temporaire et une résurrection … Comment les Hébreux avaient-ils pu entrer en possession de ces mystères... ? Des personnages aussi importants qu’Abraham, Jacob, Isaac, Joseph et Moïse sont tous... fortement impliqués dans les événements égyptiens ». Joseph et Moïse seraient même « des membres majeurs de la cour royale » (à des époques différentes). « Les derniers chapitres du livre de la Genèse brossent un tableau de tolérance et de coopération entre les Égyptiens et les proto-israélites ». Mais l’Exode décrit un changement rapide dans ces relations. Pourquoi ?

 

L’effondrement de l’État égyptien - Nomades sémites et hyksos -

 

(p 191-192) Vers la fin du 3ème millénaire avJC (fin de l’âge du bronze moyen), des étrangers arrivent du désert et se répandent dans toute l’Égypte qu’ils déstabilisent par l’insécurité qu’ils génèrent. Un peuple connu sous le nom d’« hyksos » infiltre peu à peu la société égyptienne, « attendant de se trouver dans une position assez forte pour imposer leur contrôle sur les Deux Pays ». L’époque de cet affaiblissement national de l’Égypte  est appelée aujourd’hui la  « deuxième période intermédiaire », à la fin du Moyen Empire.

 

(p 192-193) Vers 1720 avJC les hyksos s’emparent du pouvoir lors du saccage de Menphis, la capitale ; ils constitueraient  « un ensemble de peuples asiatiques distincts, principalement sémites... de Syrie et de Palestine »  et « parlaient tous la même langue sémitique de l’Ouest que le peuple qui serait plus tard connu sous le nom d’israélites ». Les Égyptiens  appellent « habiru » (hébreux) un ensemble d’asiatiques sémites qui parlent la même langue, mais ne représentent pas une race identifiable. Ultérieurement les hyksos/habiru auraient constitué une alliance tribale à l’origine des tribus d’Israël et du « peuple juif ... la première mention dans la Bible du peuple juif coïncide précisément avec l’époque où les égyptiens chassèrent les hyksos d’Égypte… »

 

(p 193-194) Pendant le 2ème millénaire avJC, il est prouvé qu’un changement climatique provoque une sécheresse dans tout le Proche-Orient. Fidèles au principe de Ma’at, les égyptiens auraient donné aux habiru errants l’eau et la terre quand les conditions à l’extérieur du delta du Nil devinrent insupportables. « La Genèse 12, 10 … offre un témoignage évident : Il y eut une famine dans le pays et Abraham descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays ».L’Égypte aurait été submergée par ces peuples nomades et, les égyptiens pacifiques et confiants, n’auraient pu résister aux hyksos belliqueux.

 

Les rois hyksos

 

(p 194-195) Les rois hyksos adoptent la culture égyptienne et leur peuple s’intégrerait à la vie citadine. Les nouveaux rois écrivent leurs noms en hiéroglyphes, prennent les titres traditionnels des rois et se baptisent de noms égyptiens.

- Les hyksos étendent d’abord leur influence sur la Basse-Egypte à partir de leur cité d’Avaris nouvellement bâtie. Ils adoptent Seth(ou Set) comme dieu d’État, divinité qu’ils « importent »  de leur région initiale (Il y aurait des ressemblances avec Baal, leur dieu cananéen antérieur). Ils acceptent Rê comme dieu majeur qu’ils honorent sous les titres royaux qu’ils se confèrent. Plus tard, ils contrôleront les Deux-Pays depuis la vieille capitale de Menphis.

(p 196) Il y aurait une « symbiose » grâce à laquelle les envahisseurs acquièrent « un raffinement culturel et théologique », tandis que les Égyptiens apprennent de nouvelles technologies (chariots, armes…) et, beaucoup plus important, les Égyptiens tirent les leçons de l’expérience hyksos(les Égyptiens reverraient  la défense de leurs pays,...).

 

(p 196-197) Les rois hyksos, malgré leur puissance et leur volonté d’« intégration », n’avaient pas accès à l’ultime consécration par le processus initiatique de sacre qui reste secret. Autoproclamés « Horus », ils n’ont « pas d’autre choix que d’assumer un titre vide ». Ils revendiquent bientôt « le pouvoir spirituel ».

 

La perte des secrets originels - Apophis le serpent des ténèbres -

 

(p 198) A la 3ème ou 4ème génération, les rois hyksos embrassent totalement la théologie égyptienne. Ils estiment probablement « avoir le droit de posséder les secrets des Horus » et, de « devenir Osiris dans la mort,... être une étoile… pour l’éternité ».

 

(p 198-199) Vers la fin du règne hyksos,  Chris et Rob découvrent que le roi légitime Sekenenrê Taâ II(cantonné à Thèbes) s’affronte avec l’un des rois hyksos, Apepi, connu également sous le nom d’Apophis, qui prend « le titre de - Roi de Haute – et de Basse-Egypte – Fils de Rê ».

(p 199) « Les hyksos,... comme dieu principal… adoptèrent Seth, le meurtrier de son frère Osiris (le dieu que tout roi égyptien entendait devenir). En s’identifiant à Seth, les hyksos affichaient leur mépris pour le peuple égyptien et leur allégeance aux forces du mal… L’opposé de Ma’at était appelé - Isfet - … le mensonge, l’injustice… et d’après la mythologie égyptienne, le chef de ces personnifications d’ - Isfet – était un dieu serpent monstrueux… semblable à un dragon appelé… Apophis (ou Apopis). » Cette puissance du mal, personnification du chaos primordial, portait le nom du roi hyksos !  Sekenerê Taâ II serait donc au cœur d’une bataille spirituelle, rien moins qu’une répétition de la fondation de la nation par Osiris, Isis et le premier Horus.

 

(p 200-202) A 600 km au sud d’Avaris, Thèbes paye des impôts à Apophis et s’appauvrit ; mais Thèbes maintient la lignée des rois égyptiens. Vers la trente-quatrième année de son règne, on suppose qu’Apophis aurait exigé du roi de Thèbes de lui fournir les secrets pour devenir Osiris. Il y aurait des exemples significatifs d’un conflit entre Apophis et Sekennenrê (cf. page 201, une lettre de Apophis). Sekenerê Taâ II est un jeune homme tenace ; il est le véritable Horus, face à Apophis, homonyme du « serpent des ténèbres » ; sa résistance aurait abouti à son assassinat puis … à l’expulsion des hyksos et au retour du pouvoir des rois égyptiens sur les Deux-Pays.

Sekenenrê Taâ II pourrait bien être « l’Hiram Abif originel - Le Roi qui fut perdu - ».

 

La preuve biblique - Chronologie reconstituée - Joseph  contemporain d’Apophis -

 

(p 203-205) On connaît l’histoire de Joseph, de sa venue comme esclave jusqu’à son accession à la plus haute fonction en Égypte comme vizir du roi. On admet que cette histoire est fondée sur une personne réelle. Les versets 8 et 9 du chap. 1 de l’Exode donnent une datation pour Joseph et le pharaon non identifié : « Un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte, qui n’avait pas connu Joseph. Il dit à son peuple : regardez, le peuple des enfants d’Israël est devenu plus nombreux et plus fort que nous. » ; ce sont les paroles du monarche qui succède à Apophis après que les hyksos aient été vaincus. Joseph serait donc contemporain d’Apophis.

 

(p 206-208) « … dans les grandes lignes, les textes bibliques sont probablement un bon indicateur de ce qui se passa réellement dans ce lointain passé. » Mais si on considère les âges « invraisemblables » (p 204)des acteurs bibliques, il serait possible de dater approximativement les évènements en proposant des âges plausibles au regard des informations fournies par la Bible. Voici la chronologie revue de Joseph à Abraham (dates avJC) :

- 1570  Joseph Vizir (estimation autour de 50 ans...)

- 1620  Naissance de Joseph (On sait que son père Jacob est vieux, disons 60 ans)

- 1680  Naissance de Jacob (disons que son père Isaac avait 60 ans)

- 1740  Naissance d’Isaac (son père Abraham est réputé très vieux, disons 70 ans)

- 1780  Abraham arrive en Égypte pour la première fois (il a probablement 30 ans environ)

Ainsi Abraham entrerait en Égypte « dans l’année [… plutôt la décennie si on se fie à la chronologie en dernières pages ? (Note du rédacteur)]identifiée comme le commencement du règne hyksos... ».

Nulle part les auteurs de l’A.T.  ne font d’allusion claire à la conquête de l’Égypte par les Asiatiques dont on sait qu’elle est intervenue entre les époques d’Abraham et de Moïse… ???

 

 

 

Le meurtre d’Hiram Abif - La momie de Sekenenrê Taâ II -

 

(p 210) Voici le récit de la découverte de la momie de Sekenenrê (son corps est actuellement au musée du Caire) :

«  Quand en juillet 1881, Emil Brugsh découvrit la momie du pharaon Ramsès II, un autre corps royal se trouvait dans la même cache, mais il était plus vieux que celui de Ramsès de quelque trois cents ans, et il se distinguait par son odeur particulièrement putride. D’après le cartouche, c’était le corps de Sekenenrê Taâ, un des souverains égyptiens de souche condamné à vivre loin au sud, à Thèbes, pendant la période hyksos. Même pour un œil de néophyte, il était évident que Sekenenrê avait connu une fin violente. Le milieu de son front avait été enfoncé… Un autre coup avait fracturé l’orbite de son œil droit, sa pommette droite et son nez. Un troisième avait été porté derrière son oreille gauche, fracassant son mastoïde et terminant sa course dans la première vertèbre du cou … Après son décès, il ne connu apparemment pas un sort meilleur, puisque son corps semble avoir été délaissé quelque temps avant d’être embaumé pour la momification. C’est de là que viennent l’odeur putride et les signes de premières décompositions.

Les témoignages égyptiens ne disent rien des circonstances de la mort de Sekenenrê, mais il est presque certain qu’il mourut des mains des hyksos/cananéens. »(Ian Wilson, The Exodus Enigma).

«  Les terribles blessures sur le crâne de Sekenenrê furent causées par deux hommes au moins, l’agressant avec une dague, une hache, une lance et peut-être une masse. »(Peter Clayton, Chronicle of the Pharaos).

 

(p 211-213) Chris et Rob rappellent « le récit du troisième degré maçonnique »(cf. p 212) ; en faisant abstraction de l’époque du roi Salomon où est évoqué le meurtre d’Hiram Abif, « tout concorde » : les blessures, deux agresseurs au moins (en fait trois), des outils comme armes possibles du meurtre, la décomposition du cadavre de Sekenenrê qui montre que les embaumeurs tardent à recevoir le corps du défunt… et le roi Sekénenrê est « le seul corps royal de l’ancienne Égypte à montrer des signes d’une mort violente ». C’est l’histoire d’un homme tué par trois coups, tandis qu’il aurait empêché « les hyksos de s’emparer des secrets des rois égyptiens ».

Le récit maçonnique parle aussi des assassins…

 

Les assassins d’Hiram Abif et leurs complices -

 

(p 213) Dans la légende maçonnique, les tueurs d’Hiram sont Jubelo, Jubela et Jubelum (appelés collectivement les Jubes - En anglais, Juwes), probablement « des inventions symboliques ».  Alors qui sont les vrais assassins ?

 

(p 213-215) La Bible indique que Joseph est le vizir du roi hyksos Apophis. Joseph peut-il ne pas être impliqué dans un complot pour arracher les secrets à Sekenenrê ?

La Bible, version du roi James, relate (dans la Genèse 49, 6) des paroles de Jacob/Israël mourant, alors qu’il médite sur les actions de ses fils, les têtes des 12 tribus d’Israël :

« O mon âme, n’entrez pas en leur secret ; qu’à leur assemblée, mon honneur ne s’unisse pas : car dans leur colère ils ont tué un homme, et par leur volonté ils ont fait s‘effondrer un mur »(Voir la version anglaise en page 214).

Ce meurtre n’est pas expliqué, mais il est suffisamment important pour être cité, sans donner le nom de la victime. De plus, « n’entrez-pas en leur secret » peut être rendu en français (anglais) moderne par : « vous n’êtes pas parvenu à obtenir leur secret » ; « l’effondrement d’un mur » serait la retombée des conséquences de ce crime dévastateur sur les coupables. Les deux frères et les futures tribus qui seraient « tenus pour responsables de ce meurtre inconnu sont Siméon et Lévi ».

 

(p 216-217) Vraisemblablement, le roi hyksos Apophis vieillissant aurait « bien l’intention d’avoir une après-vie égyptienne », mais il faut arracher « le secret » au roi de Thèbes. Joseph, son vizir et homme de confiance (il interprète les rêves d’Apophis) serait chargé de l’« entreprise ». Pour cette mission, Joseph se tournerait vers ses frères (Siméon, Lévi,…?) qui, rappelons-le, l’avaient vendu comme esclave des années auparavant. Ne doivent-ils pas payer cette « vieille dette » ? Les deux frères seraient allés à Thèbes ; ils auraient pris contact avec « un jeune prêtre royal du temple d’Amon-Rê, réputé ambitieux et facilement influençable » (que Chris et Rob baptisent Jubelo). Sekenenrê est assassiné, « le secret » est perdu pour toujours et une guerre est menée par Kamès(ou Kamose) et Ahmose, les fils du roi assassiné. Les hyksos sont expulsés d’Égypte pour toujours… « Oui, les murs certainement s’effondraient sur leurs têtes ! »

 

(p 218-220) Les secrets étant perdus, Kamès ne peut devenir Horus ; il ne peut être fait roi. Un prêtre aurait proposé « une solution extraordinairement brillante »(développée pages 218-219) au terme de laquelle le prêtre Jubelo,considéré comme « la manifestation de Seth », sera castré, enroulé vivant dans les bandages de la momification et placé dans un cercueil scellé. Une nouvelle cérémonie est conçue pour ressusciter le nouveau roi d’une mort symbolique. La cérémonie substituée raconte « l’histoire de la mort du dernier roi de la première Égypte et la renaissance de la nation avec le nouveau roi ». De même que Kamès se relève d’une mort symbolique, la nation renaît. La période qu’on appelle le Nouvel Empire va commencer et l’Égypte deviendra une fière nation.

 

La preuve physique - Une « momie » hors norme -

 

(p 221-223) L’histoire relatée précédemment est « scénarisée ». Le témoignage de la Bible est utilisé, mais pas seulement. Chris et Rob sont confrontés à une étrange momie répertoriée, celle d’un jeune homme trouvé à côté de Sekenenrê (cf. p 223) ; son corps momifié (bandages enlevés) manifeste « une expression d’agonie extrême » ; tous ses organes sont à leur place, le corps n’est pas embaumé ni momifié de façon usuelle ; contrairement à la coutume, ses bras ne sont pas disposés le long du corps ou croisés sur la poitrine, mais tendus vers le bas, les mains couvrant la région pubienne… l’homme est castré. Chris et Rob donnent d’autres détails sur le corps (p 222-223). La momie est dans un sarcophage blanc sans la moindre inscription. Les spécialistes considèrent qu’il s’agit d’un noble ou d’un membre du clergé ; ils estiment qu’il date de la XVIIIème dynastie qui commença  avec Ahmose, après la mort de son frère Kamès.

 

Ainsi, Chris et Rob confortent leurs certitudes d’avoir retrouvé « Hiram Abif », d’avoir découvert les circonstances de son meurtre, et d’avoir identifié l’un de ses assassins… 3.500 ans après les évènements.

 

La preuve maçonnique - L’incantation de Ma’at…, les « observances » esséniennes -

 

(p 224-225) Lors de la cérémonie du « 3ème degré » ou résurrection du Maître maçon, « les mots secrets sont murmurés à l’oreille du Frère nouvellement relevé (« ressuscité ») ». Ces mots incompréhensibles semblent composés de courtes syllabes dans le style des anciens Égyptiens. En disséquant les syllabes, Chris les traduit phonétiquement (cf. Conclusion p 235) et obtient les mots murmurés en loge ouverte : « Ma’at-neb-men-aa, Ma’at-ba-aa ». Les f.m. devraient reconnaître « ces mots et seront étonnés d’apprendre qu’il s’agit de pur égyptien ». La traduction serait : « Grand est le Maître de la F.M., Grand est l’Esprit de la F.M. », sachant que Ma’at est traduit par F.M. « car aucun terme moderne ne s’approche davantage [de ce] concept originel complexe ». Ma’at est « une attitude face à la vie qui [fusionne] les trois valeurs les plus importantes de l’humanité… la connaissance scientifique, la beauté artistique et la spiritualité théologique. C’est l’art de la maçonnerie ».

(p 226-227) Ces mots survivent dans la tradition et les traductions linguistiques  parce qu’ils seraient considérés comme « magiques » … La résurrection du nouveau candidat ne serait pas simplement symbolique… « On avait probablement perdu depuis longtemps leur sens originel à l’époque du roi Salomon ».

« L’incantation égyptienne - fossilisée - relative à Ma’at s’est transmise aux f.m. via deux longues traditions orales et une période d’hibernation sous le Temple d’Hérode ».

 

(p 227-228) Chris et Rob découvrent « d’autres connexions abondantes avec la F.M. … [dans] la structure du clergé et des hautes fonctions du Nouvel Empire... ». Exemples :

- Le 1er Prophète de la reine Hatchepsout est également le « Surveillant des Travaux ».

- Le 1er Prophète de Ptah est le « Maître Artisan » ou le « Maître Bâtisseur ».

Rappelons que la maçonnerie n’a pu copier ces appellations sur l’Égypte ancienne puisque l’égyptien ne sera traduit que postérieurement à la fondation de l’Art Royal.

Le rituel maçonnique fait référence à Hiram Abif, « Fils de la Veuve », sans explications. Une interprétation serait que Horus est conçu alors que sa mère est déjà veuve. Tous les rois d’Égypte ou Horus qui suivent seraient donc aussi « Fils de la Veuve », ce qui est particulièrement adapté pour Kamès, le fils d’Ahmose-Inhapi, veuve de Sekenenrế Taâ II.

(p 228) Pour terminer ce paragraphe, on retrouverait même des « observances » égyptiennes chez les ésseniens. Les prêtres égyptiens porteraient « exclusivement des robes blanches » et consacreraient « de longues périodes à se nettoyer et à se purifier ». Ils s’abstiendraient de relations sexuelles et seraient circoncis… ils respecteraient « des interdits relatifs à certaines nourritures… ». Ils utiliseraient « de l’eau de façon presque baptismale » et se serviraient « d’encens pour purifier leurs vêtements ». « Les observances des esséniens », fondateurs de l’Église de Jérusalem, sont véritablement anciennes.

 

Sekenenrê Taâ le Sans Peur

 

(p 229-230) Après l’assassinat de Sekenenrê Taâ II, roi légitime d’Égypte, Ahmose (successeur de Kamès) chasse Apepi II (successeur d’Apophis) avec son peuple hyksos  ; ne pouvant s’échapper par la mer, « pas moins de 240.000 familles  auraient… traversé les déserts du Sinaï et du Néguev », renvoyées « à Jérusalem ».

 

(p 229-231) « Le sans peur », tel est le qualificatif donné à Sekenenrê par les Égyptiens reconnaissants d’avoir protégé les plus grands secrets des Deux-Pays, face à la mort. Mais, c’est « un tournant très important dans la théologie égyptienne : le moment où les secrets du culte de l’étoile et de la magie du sacre royal furent perdus pour toujours... À partir de ce moment, les secrets originels montrant comment Isis avait ressuscité Osiris furent remplacés par des secrets substitués et aucun roi d’Égypte n’a plus jamais rejoint les étoiles… les gouvernants d’Égypte ne furent plus des rois. Ils devinrent simplement des pharaonsde l’égyptien Per-aa… qui signifie - grande maison - (à l’image des Etats-Unis d’Amérique qui, parfois, pour parler du pouvoir à leur tête, font référence à la Maison-Blanche plutôt qu’au Président lui-même) ».

- « En dépit de la perte des secrets », l’Égypte parvient à ressusciter brillamment et le Nouvel Empire est la dernière grande période pour l’Égypte. La mort et la résurrection conduisent à une renaissance qui permet « à la nation d’acquérir une nouvelle force et une nouvelle vigueur ».

 

(p 231) On a pu croire que l’histoire ritualisée d’Hiram Abif était « inventée pour éclairer des points symboliques importants », mais ce serait l’inverse : le symbolisme est extrait de la réalité historique (cf. p 228-229). Alors,...

- Pourquoi  se souvenir de Hiram Abif comme d’un bâtisseur, d’un architecte ? Parce que « Sekenenrê était le plus grand protecteur du Ma’at, le principe de vérité et de justice, que l’on représente comme posant les fondations droites et carrées d’un Temple ».

- Pourquoi Hiram Abif/Sekenenrê est-il associé au Temple du roi Salomon ? Chris et Rob établiront que les israélites reprennent cette histoire dramatique et l’appliquent à la maison royale de David pour « fournir une structure de secrets royaux » que leur nouvelle monarchie sans culture ne possède pas. Les juifs auraient effacé l’origine égyptienne de cette histoire, l’attribuant au plus grand moment de l’histoire de leur propre nation : la construction du Temple du roi Salomon. La vie de Salomon étant connue, le héros du récit ne pouvait être roi ; le rôle de l’architecte du Temple qui possède les secrets de la construction et la sagesse, a été créé et compris par tous… une résurrection pour Sekenenrê « le Sans Peur ».

 

(p 231-232) « Hiram Abif n’adorait pas Yahvé, mais le dieu-soleil Amon-Rê - le plus haut - …  la bible nous dit que, avant que les israélites adoptent le nom de Yahvé, ils faisaient référence au - dieu de nos pères - comme el elion - , un terme cananéen signifiant le - dieu le Très Haut »,ce qui ramène à l’histoire originelle égyptienne que les israélites ont emportée avec eux.Aujourd’hui, les f.m. se rencontrent symboliquement à midi au moment où le soleil est « le plus haut ».

 

(p 233-236) Chris et Rob font le point sur tout ce qu’ils on découvert depuis le début de leurs recherches. En réexaminant chaque maillon de leur théorie, ils sont confortés dans le fait de se trouver dans « une nouvelle perspective de l’histoire factuelle ». Ils veulent maintenant « comprendre comment la légende d’un roi égyptien tué par des proto-israélites se [transforme] en un évènement de l’histoire de la nouvelle nation des juifs » ?

Ce sont 1.500 ans qui séparent cet évènement du seul groupe ayant pu enterrer des éléments d’informations et de connaissance pour que les templiers les trouvent ; il faut donc « suivre la trace du judaïsme jusqu’à l’épanouissement des esséniens ». En Égypte, c’est de Moïse, « la plus grande légende de l’histoire du peuple juif », qu’il faut partir.

IX. La naissance du judaïsme

 

Moïse le législateur

 

(p 237) Est-il « possible d'établir la permanence d'une cérémonie de type maçonnique du Nouvel Empire égyptien jusqu'à l'époque de Jésus » ? L'unique source d'information serait l'A.T. et le rituel maçonnique.

 

(p 237-238) La Bible montre sans équivoque que la nation juive commence avec un homme nommé Moïse dont l'existence est peu douteuse. Moïse est lié à un exode d'esclaves asiatiques venant d'Égypte, postérieurement à l'expulsion des hyksos. Les sémites qui restent en Égypte (après le départ des hyksos), notamment les habirus, sont réduits en esclavage au cours des décennies 1560 et 1550 ; on retrouve des preuves de leurs travaux forcés (Werner Keller , The Bible as History, op. cit.). Ces proto-juifs parleraient le cananéen, vénéreraient des dieux égyptiens et élèveraient des monuments à Osiris, Ptah et Hator ; ils sont loin de « l'image populaire des nobles fidèles de Yahvé… implorant le dieu de leurs pères » (Peake's Commentary on the Bible, op. Cit.).

 

(p 239) Selon la Bible catholique romaine de Douai, le nom de Moïse viendrait « de l'égyptien signifiant – sauvé des eaux - », mais « Moïse » signifie simplement « né de ». Ce terme « Moïse » ou « Mosis » (ou encore « mose », « msès »,…) est associé normalement à un autre nom en préfixe, comme « Thoutmosis » (né de Thot), « Amenmosis » (né de Amen/Amon), « Ramsès » (né de Ra). Si la Bible de Douai « véhicule quelque vérité historique », il est possible que le nom complet de Moïse soit « Hapymosis »(né du Nil) ; ce serait plutôt le nom d'un dieu égyptien qui aurait été supprimé en tête du nom de Moïse, par Moïse lui-même ou par un scribe.

Le nom de Moïse/Mosis est un des rares mots de l'ancien égyptien qui nous est parvenu, sous sa forme hébraïque « Moshé » et sa forme arabe « Musa ».

 

(p 239-243) Il serait « imposible... de savoir dans quelle proportion l'histoire de Moïse est authentique ou romancée ». Voici quelques éléments analysés dans le livre de l'Exode :

- L'ordre de jeter tous les nouveau-nés israélites mâles dans le Nil (Exode 1, 22) ne peut être historique, car contraire au principe de Ma'at cher aux égyptiens, et... risqué pour la seule source d'eau qui serait devenue insalubre avec des milliers de cadavres en décomposition.

- L'épisode de la naissance de Moïse (trouvé dans un panier au bord du Nil par la fille du pharaon) est presque identique à celui de la naissance de Sargon  qui régna sur Babylone et Sumer quelques siècles avant Moïse (cf. comparaison  p 240). Pour Chris et Rob cette histoire aurait été créée au VIème s. avJC « pour adapter à la naissance de la nation juive le vieux thème d'une création  émergeant des eaux ». Cette histoire « explique… [aussi] comment un général de l'armée égyptienne, membre de la famille royale d'Égypte, devint le père fondateur du peuple juif ».

- La mère de Moïse « une femme de la maison Lévi », ferait partie des inventions tardives pour adapter l'histoire dans un ordre convenu. « Moïse avait dû être un prêtre donc un lévite ».

« Le livre de l'Exode montre … qu[e Moïse] est un assemblage de trois versions orales de l'histoire traditionnelle de la sortie d'Égypte ».  Après examen (p 242-243), Chris et Rob considèrent qu'il est « suffisant d'admettre qu'un membre d'un rang extrêmement élevé de la cour égyptienne était devenu le chef de quelques tribus qui deviendraient la nation des juifs ».

 

(p 244) Les actes des Apôtres 7, 22, disent que « Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens ». L'époque de Moïse serait celle du début du Nouvel Empire. Moïse, « membre majeur de la cour du pharaon », serait instruit des « secrets substitués »(qui auraient remplacé les secrets originels d'Osiris) et des « principes de résurrection reconstruits autour de la légende de Sekenenrê et de son sacrifice... [des] secrets du sacre, la plus haute expression du pouvoir et l'acquisition d'une marque de royauté ». Vraisemblablement « profondément » impressionné, « le jeune Moïse » emportera « le nouveau rite de passage secret nécessaire au sacre royal dans le nouveau pays d'Israël ». L'histoire du « roi qui fut perdu » aurait été transmise dans la lignée royale de David.

 

(p 244-245) « … le récit biblique de l'Exode montre... que le groupe conduit par Moïse [est]… égyptianisé et que le culte des divinités égyptiennes [est] la pratique courante ». Moïse reçoit les dix commandements sur des tablettes de pierre pour marquer la fondation d'un nouvel État. « Tout roi devait recevoir sa - charte royale - des dieux… preuve de sa capacité à gouverner… base de la loi et de l'ordre dans la nouvelle société ».

- Aujourd'hui nous sommes familiarisés avec l'écrit, mais au IIème millénaire avJC, le peuple ordinaire devait être « fasciné par le fait que des messages puissent surgir de simples marques dans la pierre », en l’occurrence des hiéroglyphes égyptiens… « Moïse n'aurait pas compris d'autre écriture… On sait que les Égyptiens appelaient les hiéroglyphes - les Paroles de Dieu - expression que l'on retrouvera souvent dans la Bible ».  

 

Le dieu de la guerre des montagnes du Sinaï - Moïse rencontre le dieu des madiânites -

 

(p 245) Ce sont Chris et Rob qui parlent :« … l'histoire de l'Exode nous horrifia…  Au lieu de la description d'un noble et grand peuple conquérant sa liberté et trouvant sa - Terre promise - , nous lisions un déconcertant catalogue de pratiques de démonologie primitive, de meurtres de masse, de viols, de vandalisme et de vols en tout genre. Concernant la naissance d'une nouvelle nation, nous avions le récit le plus ignominieux imaginable ».

 

(p 245-246) S'étant rendu coupable d'un meurtre en Égypte, Moïse qui est un « soldat » égyptien, s'enfuit vers l'Est et le Sinaï. Il est accueilli par les tribus madiânites (appelés aussi qénites, l’un des peuples cités par Genèse 15, 19 – cf. bas de page 262), épouse la fille du roi, Cipporah, et… rencontre le  dieu de ces tribus, « un dieu de la tempête et de la guerre dont le symbole [est] un motif en forme de crucifix [22] qu'ils arbor[ent] sur leurs fronts ». Ce signe sera plus tard « la marque de Yahvé Ce Dieu vivant dans les montagnes » avec lequel Moïse a des conversations, va inspirer « le thème central du Dieu des Juifs ».

 

(p 246-249) « De par son éducation égyptienne, Moïse [sait] que les dieux [ne sont] pas toujours supérieurs aux humains et que, si un homme [peut] obtenir le nom d'une divinité, il [peut avoir] un pouvoir sur celle-ci ». A la question sur son nom, le dieu madiânite répondrait : « Je suis celui qui est »(cf. p 246) ;Yahvé ou Jéhovah, prononciations hébraïques modernes de Dieu, serait « un titre issu de la réponse signifiant – Je suis - ».

Notons que la théologie et la magie étaient synonymes jusqu'à ce que l'homme sépare ces deux aspects du mysticisme. « Le concept d'un dieu des israélites vivant dans son arche n'est pas différent de celui d'un génie vivant dans une bouteille qui réalise les vœux de ses amis ... Aujourd'hui, nous séparons... les contes arabes des Mille et une Nuits et les histoires de la Bible, mais il ne fait aucun doute qu'ils ont une origine commune ».

 

(p 248-249) Selon la Bible Moïse retourne en Égypte pour libérer de l'esclavage la communauté habiru après avoir avoir infligé la misère et la mort sur l'Égypte en utilisant « les pouvoirs de son nouveau … dieu de la tempête ». Le nombre de personnes déplacées réellement au cours de l'Exode serait loin de ce que décrit la Bible ; Moïse conduirait « son peuple » vers le Sinaï et le campement madiânite où se trouve son beau-père, Jéthro. Moïse remonte sur la montagne sacrée pour rencontrer le dieu de la tempête ; ce dieu très exigeant accompagne ses demandes de menaces de lourdes représailles sur le peuple d'Israël en cas de non-respect de ses recommandations. Le nouveau dieu exige qu'« une arche totalement recouverte d'or » soit construite afin de résider parmi les israélites. Cette arche serait de style égyptien classique et il serait unanimement admis que les deux figures aux extrémités désignées comme des « chérubins » sont des sphinx ailés (lions à tête humaine). Le nouveau dieu ne semble pas impressionner  les israélites ; dès que Moïse est reparti sur sa montagne pour parler à Yahvé,  ils fondent un veau d'or ; cette effigie,vraisemblablement une représentation du dieu égyptien Apis, aurait contrarié le nouveau dieu… 3.000 « pécheurs » israélites sont tués sur l’exigence de ce « dieu de la guerre ».

 

Et les murs tombèrent -La « Terre Promise » -

 

(p 249-251) Quand les israélites prennent la route de leur « Terre Promise », « un seul obstacle se dresse, … la population indigène ». Le Deuteronome (version de Douai, chapitres 2 et 3) raconte comment le « peuple élu de Dieu » s'empare du pays de Canaan ; l'extrait en  p 250 raconte le pillage et la destruction de « soixante villes … sans parler d'innombrables petites villes... tuant… hommes, femmes, enfants. Ne laissant rien échapper. » … avec le soutien du « Seigneur notre Dieu ». Le « Seigneur » exprime aussi sa férocité envers son propre peuple dans les propos rapportés par le Deuteronome 8, 19-20 (cf. extrait p 251).

 

(p 251) Moïse meurtrier en Égypte, passe le restant de ses jours à tuer des « étrangers », parfois « ceux qui lui [font] confiance » ; « cet homme et sa vision de Dieu » sont-ils conciliables avec le Dieu des juifs et des chrétiens modernes ? Selon Chris et Rob, l'« image de Dieu se forme lentement jusqu'à devenir la personnification majeure idéalisée reflétant la moralité et les besoins du temps. Ce n'est pas tant ce Dieu qui a fait l'homme à Son image ; c'est plutôt l'homme qui continuellement remodèle Dieu à son image ».

 

La datation de l'Exode

 

(p 251-252) « De récentes fouilles archéologiques ont mis au jour les vestiges d'un grand nombre de villes et cités détruites. Celles-ci dateraient l'Exode de la fin de l'âge du bronze moyen, … quelque part entre l'expulsion des hyksos (1567 avJC - cf. chronologie en dernières pages de ces notes de lecture) et le milieu du XVème siècle avJC ».

1.500-1.450 serait la  période la plus probable de l'Exode.

- Ce serait la formation reçue en Égypte qui aurait donné à Moïse l'idée et la capacité de créer son propre dieu et d'établir une nouvelle nation, « face à de grandes difficultés » ; « ses méthodes cruelles » auraient été « la seule manière... de réussir », de mener son peuple qui devait être « très fruste », comparativement à son chef qui «...  fut instruit dans toute la sagesse  des Égyptiens ».

 

David  et Salomon  -Josué, Gédéon, Samuel et les autres...

 

(p 252-253) Sur les 12 tribus connues d’Israël, deux ou trois seulement seraient arrivées lors de l’Exode. A l’époque des Juges [23], les tribus de Siméon et Lévi auraient quasiment disparu et celle de Juda commencerait à être reconnue. Les tribus nomades habiru se sédentarisent peu à peu. Les cananéens survivants se fondent aux nouveaux venus et leur apprennent leurs techniques maîtrisées pendant des millénaires de société rurale.

 

(p 253-254) Le premier Juge serait « Josué [24] (Josuah), le célèbre chef de la bataille de Jéricho » (cf. p 263).

Yerubbaal [25] serait aussi un des plus anciens héros. Il change son nom en Gédéon [25] . Son nom originel, probablement cananéen, rendrait hommage au dieu Baal, preuve que Yahvé n’est pas si bien implanté comme l’A.T. veut le faire croire.

- (p 254-255) Gédéon refuse la royauté d’Israël qui lui est pourtant offerte, car il considère que Yahvé est le roi au-dessus de tous. Néanmoins, l’autorité de Gédéon découlerait directement de Moïse, ce qui lui donne plus d’importance que  les autres Juges. « Homme influent et de pouvoir », il aurait eu 70 fils, dont Abimelek, le plus connu. Abimelek  devient roi, mais sa monarchie balbutiante est éphémère (il n’est pas considéré comme le 1er roi d’Israël) ; son temple fortifié (un « migdal ») dédié à Baal-Berit comporte « deux piliers sacrés de chaque côté de la porte Les piliers représenteraient.. la connexion avec Dieu et la stabilité du nouvel État », stabilité qui sera de courte durée. Cependant, « La connaissance des secrets de la maison et du sacre royaux [perdurerait] chez les Juges de la lignée de Gédéon ».

 

(p 255-256) À cette période, Jérusalem appartient encore à ses fondateurs, les Jébusites (ou Yebousiens). Le centre politico-religieux israélite est la ville de Silo (Shiloh), trente km au nord ; cette ville est détruite vers 1050 avJC lors de la guerre avec les philistins.

- L’histoire biblique de Samson [26] qui est un nazir (ou nazarite, c.à.d. un saint homme), raconte qu’il détruit 3.000 philistins en écartant leurs piliers gauche et droit, les faisant s’effondrer. L’histoire serait une métaphore sur le fait que Samson aurait sapé leur stabilité nationale (on retrouve le symbole des deux piliers).

- Samuel [27]  est un autre Juge important, mais aussi prophète, prêtre et « faiseur de rois » ; c’est « Samuel  qui [sacre] roi le benjaminite (de la tribu de Benjamin)Saül [28], lors d’une cérémonie privée » dont aucune description n’est donnée. « La relation entre Samuel et Saül est celle des pouvoirs jumeaux du prêtre et  du roi, les deux piliers d’une société harmonieuse s’unifiant pour créer la stabilité. Une tension [perturbe] rapidement cette relation… Samuel [commence] à regretter son choix ». Mais un  autre candidat à la royauté émerge de la principale tribu de Juda, c’est David [29], originaire de Bethléem… « un homme doté de grands talents, qu’il [exerce] d’abord comme courtisan, puis comme soldat et enfin comme homme d’État ».

 

(p 256-258) Dans le célèbre combat contre Goliath, le géant philistin  de Gat, le véritable vainqueur est Elhanân (2 Samuel 21, 19), originaire aussi de Bethléem. Cependant, David, loin d’être « un simple berger, ignorant des choses de la guerre », est « un grand soldat et politicien émérite ». Au moment où Saül cherche à le supprimer, il commence par servir dans les armées philistines contre Israël. Finalement Saül perd la vie et Samuel sacre David « son second roi » vers 1.000 avJC.

David unifie les tribus pour ne faire qu’un peuple ; comme l’Égypte, Israël est formé de deux pays, au Nord et au Sud, qui sont mis sous la gouverne d’un seul chef. Après avoir gouverné pendant 7 ans depuis Hébron, dans le Sud du pays de Juda, David établit la nouvelle capitale à Jérusalem, « sise entre les deux moitiés du royaume uni » ; il fait bâtir un palais et déplace la tente abritant l’Arche d’alliance et son autel vers le site d’un temple qu’il propose de construire à Yahvé. David chasse définitivement les philistins et prend le contrôle de tous les territoires s’étendant de l’Euphrate au golfe d’Aqaba ; il signe enfin un traité de paix avec Hiram, roi de Tyr. « Mais le comportement indiscipliné de David et de sa famille [ramène] bientôt l’instabilité » ; la Bible relate une sorte d’« épopée hollywoodienne » au bout de laquelle Salomon [30] , un des fils de David, est sacré roi par Sadok (ou Zadok, le grand prêtre) avec le soutien de David.

 

(p 258-259) Salomon épouse la fille du pharaon et reçoit en dot la ville stratégique de Gaza à la frontière égyptienne. Salomon a soif de grandeur ; il fait construire des ouvrages dans tout le pays, et, par-dessus tout, la maison de Yahvé, le Temple sacré.

- (p 259) Comme déjà évoqué, le Temple est « une construction relativement mineure », mais les plus beaux matériaux sont utilisés. Il se dresse au sommet d’une colline et son porche fait face à l’Est… Situé approximativement sur la ligne de partage des deux pays, les piliers Nord et Sud du porche représentent l’harmonie et l’équilibre du royaume uni. On retrouve  le concept égyptien de stabilité politique par l’unité. Boaz le pilier au Sud représente le pays de Juda et signifie la « force » ; Jakin se dresse au Nord et représente la terre d’Israël et symbolise l’« établissement ». Les deux réunis par le linteau de Yahvé créent une stabilité politique durable. Ce concept emprunté des égyptiens indiquerait que « la structure de la monarchie et de la théologie israélites n’ont pas encore perdu leurs anciennes origines ».

- (p 259-260) Le poids financier des travaux ordonnés par Salomon pèse de plus en plus sur le peuple. L’intérêt pour Yahvé qui n’est « rien de plus que le dieu israélite de la guerre », est relatif ; « d’autres dieux [sont] tenus en égale – voire en plus haute – estime », notamment le dieu Baal. Vers la fin de son règne, Salomon se serait même complètement détourné de Yahvé. « … de l’époque de Moïse jusqu’à celle de Salomon, Yahvé ne semble pas avoir beaucoup impressionné - son peuple élu - . Quand Salomon – roi réputé pour sa sagesse – [meurt], le pays n’[est] pas seulement quasiment en faillite, il [est] sans Dieu ».

 

(p 261-262) Roboam (Réhoboam), fils du roi Salomon, lui succède. L’unité des deux pays se disloque, et le royaume nordiste d’Israël n’a plus rien à faire avec Juda qu’il voit comme la source de ses problèmes.

« Pendant ce temps, au sein du groupe royal se [transmettent] les secrets de la cérémonie d’initiation par la résurrection et de rectitude morale fondée sur les principes de l’érection  d’un temple ». Ce concept est maintenant bien réel, comme le Temple de Jérusalem qui contient l’Arche et le Dieu.

 

- Tout au long de cette étape Chris et Rob n’ont pas trouvé de référence à un architecte du Temple de Salomon assassiné, mais les preuves s’accumulent pour confirmer le fait que « Moïse aurait emporté en Israël les deux piliers et la cérémonie de résurrection conjointe... il en aurait fait le secret de la Maison royale d’Israël ».

 

(p 262 et 264) Il paraît maintenant logique pour Chris et Rob de s’intéresser à l’étape suivante de l’histoire de la nation juive… notamment pour « découvrir comment et quand Sekennenrê [est] devenu Hiram Abif » ?

 

Nous aborderons la 3ème partie des notes de lecture de« La Clé d’Hiram » par C. Knight et R. Lomas – J’AI LU. dans une prochaine publication.

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Ci-dessous les renvois numérotés de 15 à 30

[15] (p 145) [Cataclysme (du grec kataklusmos = inondation) grand bouleversement, destruction causée par un phénomène naturel.

[16] (p 148) [Abraham : - De l’hébreu Abhraham… variante dialectale de Abhram « le père est exalté » ; la Genèse en fait « le père de la multitude des nations » - Le Petit Robert des Noms Propres. - Selon le Grand Dictionnaire de la Bible, étymologie incertaine. Forme typique de l’ancien ouest-sémitique du nom propre Ab(i)ram, il signifie probablement « le père est exalté ». Lors de l’établissement de l’alliance de Dieu avec Abram, le Seigneur change son nom en « Abraham », « père d’une multitude » de nations.]

 [17] (p 152) [ « hyksos » : - De l’égyptien heka-khase « chefs d’un pays étranger ». Nom donné par Manéthon à des envahisseurs asiatiques venus de l’Est, qui dominèrent l’Egypte de 1785 à 1580 avJC... - Le Petit Robert des Noms Propres. - Ce nom ne figure pas dans Le Grand Dictionnaire de la Bible (œcuménique)]

[18] (p 160-161) [ Osiris : L’histoire du mythe d’Osiris est essentiellement fondée sur le récit de Plutarque (1er s. apJC). Le mythe d’Osiris se serait développé pendant 3500 ans à partir de la période préhistorique de l’Egypte. Voici comment Osiris apparaîtrait : - « Hors des eaux primordiales du Noun (Nun) surgit … la colline de la Création. Sur elle se trouvait le Créateur Atoum – le Tout. Il commença par crier son nom, puis il modela le couple divin primordial : le principe mâle, Chou - l’Air (sec) – et e principe femelle, Tefnout, l’Humide. Après s’être créé lui-même et avoir engendré ses deux enfants, le Créateur pleura : de ses larmes tombées sur le sol naquirent les hommes… Puis Chou et Tefnout engendrèrent à leur tour un fils Geb - la Terre - et une fille Nout (Nut) – Geb et Nut, plus prolifiques, eurent deux fils (Osiris et Seth) et deux filles (Isis et Nephtys). A la naissance d’Osiris, une voix retentit dans le ciel, annonçant que le « Maître du Tout » venait à la lumière du jour. Seth épousa Nephtys tandis qu’Osiris épousait Isis… Seth régnait sur les déserts entourant la vallée du Nil, qui était le royaume d’ Osiris . Celui-ci libéra les égyptiens de leur grossièreté primitive… il… leur donna des lois et leur enseigna le culte des dieux. Isis leur montra comment faire du pain… » Page 79 / 86 Notes de lecture de Tha.°. Coq.°. « Ecossais de l'Hermione » (Déc. 2019). « La Clé d’Hiram » par Christophe Knight et Robert Lomas – J’AI LU - « Sous le Nouvel Empire (1550-1069 av. JC) … le culte d’Osiris s’unit à celui de Rê, et Osiris devint un dieu sauveur éclairé, guidant les homme vers l’immortalité. … » - « A la Basse Epoque (1069-332 avJC) son culte se répandit dans tout le bassin méditerranéen. Comme la figure rédemptrice du dieu égyptien dominait le monde antique, on se mit à honorer Isis comme Vierge primordiale, et leur fils - Horus l’Enfant - comme le Sauveur du monde. » (Cf. « Osiris » - Flammarion 2007 par Bojana Mojsov, égyptologue)].

[19] (p 160-161) [ Osiris et Isis : «De leur mystérieuse union naquit l’enfant Horus, venu au monde le jour du solstice d’hiver...». (Cf. « Osiris » - Flammarion 2007 par Bojana Mojsov, égyptologue]

[20] (p 183) [ l’hiéroglyphe égyptien qui désigne l’étoile du matin : (en page187) « L’hiéroglyphe égyptien pour l’étoile du matin et du soir était la même étoile à cinq branches utilisée pour représenter les cinq points de la confrérie du troisième degré maçonnique »]

[21] (p 184) [« ... l’étoile du matin, « Vénus »... : « Vénus, l’étoile à cinq branches » car « elle trace en huit ans dans la zodiaque une étoile à cinq branches… cette étoile a été parfaitement identifiée par les peuples anciens… En Mésopotamie, Vénus était représentée par une étoile à huit branches rappelant les huit années de son cycle. Chez les Aztèques, Questzalcoatl renaissant sous la forme de Vénus, étoile du matin, était représenté comme un personnage portant sur le visage le chiffre cinq, sous la forme de cinq gros points en quinconce. C’est ainsi qu’après sa mort à l’ouest il ressuscitait à l’est. Comme le tracé de l’étoile à cinq branches est en rapport avec le nombre d’or, Vénus est doublement symbole de beauté, par son éclat d’une part et par cette beauté issue des nombres et de la géométrie d’autre part ». (Les Cahiers de la Franc-Maçonnerie - FRANC-MACONNERIE ET ASTROLOGIE p 43-45 - Ed. Oxus 2014)].

[22] (p 245-246) [ « un dieu de la tempête et de la guerre dont le symbole était un motif en forme de crucifix... » : La croix de la crucifixion est en fait un tau, lettre grecque figurée en majuscule par « T » - Cf. conclusion du chap. IX p 262].

[23] (p 252-253) [l’époque des Juges : « La période des Juges » correspond à quelque centaines d’années où les tribus d’Isrraël existent indépendamment. Les Juges sont des « héros » (du grec hèros, demi-dieu) locaux, plus précisément des « sauveurs ». On les appelle des « Juges », parce qu’ils exécutent le « jugement de Dieu », « Son action en faveur de Son peuple ». Le juge a un pouvoir sur une ou plusieurs tribus, mais finalement peu d’autorité. Les rois sont divinement désignés, mais pas les Juges.]

[24] (p 253-254) [ « Josué(Josuah), le célèbre chef de la bataille de Jéricho » : - De l’hébreu Yehôshua « Yâh(wèh), sauve ! »… fils de Noun. Compagnon et homme de confiance de Moïse, qui en fait son successeur pour entrer en Canaan... - Le Petit Robert des Noms Propres. - Le Grand Dictionnaire de la Bible donne la même étymologie (avec toutefois plus de précision) et indique qu’il est de la tribu d’Ephraïm.]

[25] (p 253-254) [Yerubbaal serait aussi un des plus anciens héros. Il change son nom en Gédéon : - Yerubbaal de l’hébreu « Baal se défend » … ou « que Baal fasse grandir » (Le Grand Dictionnaire de la Bible) - Gédéon de l’hébreu « coupeur, tailleur » dans le sens « vaillant soldat », vainqueur des madianites et Juge d’Israël (XII-XIème s. avJC) - Cf. Récit biblique : Juges. VI-VIII - (Petit Robert des Noms Propres). On retrouve ces éléments dans Le Grand Dictionnaire de la Bible.]

[26] (p 255-256) [ Samson : - De l’hébreu Shimshôn, « celui de Shemesh, du Soleil » … juge d’Israël (Juges XIII-XVI). Consacré à Dieu (nazir)… il lutta contre les philistins, en tue mille avec une machoire d’âne… il renverse le temple de Dagon sur lui-même et sur les philistins - Le Petit Robert des Noms Propres. - Selon Le Grand Dictionnaire de la Bible, … juge d’Israël sur lequel le texte bibilique s’attarde le plus avant de parler de Samuel (Jg 13-16). Son nom, simson, dérive de l’hébreu semes, « soleil ». Certains spécialistes ont suggéré à partir de là un lien avec la mythologie du soleil, et ils ont rapproché les exploits de Samson avec les « douze travaux » de Gilgamesh ou d’Hercule… Un nom cananéen aussi commun que celui-ci devait être également employé en Israël. Page 80 / 86 Notes de lecture de Tha.°. Coq.°. « Ecossais de l'Hermione » (Déc. 2019). « La Clé d’Hiram » par Christophe Knight et Robert Lomas – J’AI LU

[27] (p 255-256) [Samuel est un autre Juge important, mais aussi prophète, prêtre et « faiseur de rois ». - Samuel vient de l’hébreu Shemû’él « son nom est Dieu »… Consacré à dieu dès sa naissance, il est rattaché au temple de Silo, puis se déplace dans différents sanctuaires et dirige le peuple. C’est lui qui instaure la royauté en consacrant Saül, puis David… - Le Petit Robert des Noms Propres. - Selon Le Grand Dictionnaire de la Bible, Samuel vient de l’hébreu … « (?) nom de Dieu »… Fils de d’Ammihoud, chef de la tribu de Siméon…]

[28] (p 255-256) [ Saül : De l’hébreu Shâ’ûl « demandé (à Dieu) ». Selon la Bible, premier roi d’Israël (situé vers 1030-1010 avJC)… - Le Petit Robert des Noms Propres. - Le Grand Dictionnaire de la Bible donne la même étymologie…]

[29] (p 255-256) [ David : De l’hébreu Dâwid ,… de dôd « amour ». Selon la Bible, roi de Juda, puis d’Israël (situé vers 1010-970 avJC). Fils de Jessé de Bethléem… - Le Petit Robert des Noms Propres. - Selon Le Grand Dictionnaire de la Bible, en hébreu dawid, parfois dawîd ; la racine et le sens du mot sont incertaines… Plus jeune des fils d’Isaï, de la tribu de Juda, et deuxième roi d’Israël »...]

[30] (p 256-258) [… Salomon , un des fils de David, est sacré roi par Sadok ... : - Salomon : Etymologie, « homme de paix » (en rapport avec sâlôm « prospérité ; paix » ou « restaurer, récompenser »). Roi d’Israël de 972 à 932 avJC, fils de David et de Bethsabée… Son règne marque l’apogée de la puissance d’Israël... - Le Petit Robert des Noms Propres. Le Grand dictionnaire de la Bible ne fait aucun rapport avec shalom et la racine sémitique slm. - La racine « S-L-M » est vocalisée shalom en hébreu et salam ou islam en arabe. Elle recouvre un champ sémantique étendu, comprenant bien-être, sécurité affective et plénitude spirituelle. « S-L-M » a une dimension morale et spirituelle, c'est une plénitude multiforme. Cependant, islam veut aussi dire soumission, être en paix avec plus fort que soi, avec Dieu… (Voir « Soumission » dans le Petit lexique des idées fausses sur les Religions de Odon Vallet).

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