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Soldat%20du%20RHE%203[1]Au risque de déplaire aux derniers maçons qui croient dur comme fer à la naissance de la Franc-maçonnerie en 1717, l’étude historique des loges régimentaires, démontre la présence d’une Franc-maçonnerie primitive dès 1688 sur le territoire français.

 

Cet aperçu historique se limite à l’arrivée des loges régimentaires accompagnant la famille Stuart en exil à Saint Germain en Laye. On a ainsi qualifié cette période de « maçonnerie de Saint Germain ».

Nous n’étudierons pas la période révolutionnaire et napoléonienne où les Loges régimentaires furent utilisées pour une propagande liée à la conquête territoriale. Celle-ci allait de pair avec la conquête des esprits éclairés. Les lumières de la République et le progrès libérateur des peuples, étaient le sel de la Franc maçonnerie de cette époque…

 

La lutte contre les abus sur les champs de bataille, contre les égorgeurs, dépouilleurs de soldats blessés ne fut pas qu’une légende. Nombre de combattants eurent la vie sauve en faisant au moment adéquat le signe de détresse.

Cette maçonnerie des armes était bien plus qu’une assemblée frivole d’officier et bas officiers. Il y était question des usages au combat, des méthodes et des techniques qui en ces moments critiques, étaient susceptibles de sauvegarder des vies. La voie guerrière est initiatique.

L’art de la guerre se retrouvait ramené au dualisme d’un pavé mosaïque, avec pour auditeur ceux qui risquaient leur vie. L’acte guerrier porte la mort comme moyen et le respect de soi comme finalité. Cet art était proche de la chevalerie, dont on sait qu’elle avait de hauts buts et constituait une voie initiatique à part entière. La finalité des Loges militaires dépassait le combat lui-même. C’est une aristocratie de pensée qui s’élaborait peu à peu, sur les colonnes improvisées des loges sans Orient.

 

L’affectio sociétatis que nous trouvons aujourd’hui dans nos loges symboliques était de même nature dans ces loges provisoires, bien que d’intensité moindre. Les Loges se tenaient en tout lieu de fortune, arrière taverne, ou tente dans un campement. La peur du lever du jour marquant les premières manœuvres sur le champs de bataille, était une épreuve à laquelle il fallait se préparer. La loge devenait alors un lieu intense de recueillement et d’introspection au rythme des heures symboliques.

Les frères d’arme fusionnaient dans un égrégore sans pareil.

Peut il exister pareille intensité dans une loge civile de nos jours ? Qu’aurions nous donc à enseigner à nos frères, de plus intense que ce qu’ils allaient endurer ?

Vraiment les maçons spéculatifs d’aujourd’hui font pâle figure face à un bas officier Stuartiste du XVIIIème siècle, pour lequel la mort n’était pas qu’une potentialité.

 

Les tenues se déroulaient suivant un cérémonial identique à la maçonnerie de métier dont elle procédait. Elles se prolongeaient par le partage du pain et du vin.

Les maçons acceptés, militaires de leur état, avaient déjà importé les rituels communs, des villes et villages ou ils furent initiés. L’initiation par la transformation de la matière, épousait fort bien l’initiation par les armes. Ainsi, les concepts de transformation de soi par l’acte de bâtir le temple de Dieu sur terre, rejoignaient le don de soi et de sa vie sur le champ de bataille.

La traversée du champ de bataille valait bien la traversée du pavé mosaïque. Lieu de vérité ultime ou les vivants croisent ceux qui vont mourir, où le combattant et son arme ne font qu’un, comme le tailleur de pierre devient la pierre elle-même. La vie de l’un ne vaut que par la mort de l’autre, comme la case blanche n’existe que par la présence des cases noires.

 

 Un homme du rang pouvait y être initié, mais on assistait plutôt à une fréquentation par les bas-officiers et officiers soit dans une même loge, soit en deux loges.

La rituellie restait simple et efficace. On traçait à la craie ou au charbon le tableau de loge qui portait en lui tout les symboles, on l’entourait de trois flambeaux, on dressait un autel sommaire sur lequel étaient déployés la Bible, le compas et l’équerre.

Avec ou sans cornemuses, les Frères des régiments Ecossais ou Irlandais entraient après que les trois flambeaux furent allumés par le maître de cérémonie, car il faut rappeler que la lumière artificielle n’existait pas et les flambeaux préalablement allumés sécurisaient l’entrée des Frères.

Ils prenaient place sur deux colonnes, au Nord les apprentis entrés, au Sud les compagnons.

Il n’y avait que deux grades.

 

Le grade de Maître arriva vers 1730 et la légende d’Hiram fut interprétée dans ces Loges jacobites comme une allégorie politique de la déchéance et du retour des Stuarts au pouvoir. Autrement dit, la décapitation de Charles 1er en 1649, fait que l’on pleure le « maître » perdu et l’on espère sa résurrection par le fils Charles II, incarnant la parole perdue et retrouvée en sa personne, grâce au soutient et à la perspicacité de ses partisans, les enfants de la veuve.

Le maître de Loge était, soit nommé à vie, soit élu en fonction de ses qualités.

L’inspection des colonnes était croisée conformément aux usages militaires du croisement des feux, le premier surveillant placé au Nord et le second placé au Sud.

La tenue était brève mais recherchée pour l’effet psychologique de cet égrégore de veillée d’arme.

Les décors étaient à dominante rouge et les tabliers bordés de rouge couleur de l’Irlande. Bien plus tard, vers 1750, on assistera dans les loges militaires et civiles à une francisation par la couleur bleue se substituant à la rouge et parfois par le non croisement de l’inspection des colonnes.

 

Aux engagements physiques des loges régimentaires et répondrons les engagements politiques des loges jacobites. Ce qui les unissaient aux maçons de l’autre bord était l’idée d’une fraternité que nous retrouvons intacte dans les rituels jacobites devenus Rite Ecossais Primitif.

Les loges régimentaires stationnant en garnison durablement, essaimaient dans une version civile entraînant dans leurs sillages des Frères plus ou moins acquis à la cause des Stuarts. Lesdites loges « civilisées » recevaient naturellement les officiers et bas officiers d’autres régiments mais aussi les exilés politiques et économiques d’Angleterre d’Ecosse et d’Irlande. On devine leurs sentiments vis-à-vis du pouvoir Orangiste qui règne sur la grande Ile. On comprendra que ces loges ont en partage, la notion de fraternité, teintée de reconquête du trône. Pour autant les loges jacobites recevaient en leurs sein des maçons orangistes de passage, démontrant que la fraternité n’était pas un vain mot, dans la mesure ou elle pouvait faire avancer la cause.

 

C’est ainsi qu’est née en Royaume de France à l’époque de Louis XIV une franc maçonnerie Jacobite supportant l’idée de reconquête Stuartiste du pouvoir. Elle précède de plusieurs décennies la maçonnerie Orangiste structurée en 1717 et 1723 en Grande Loge de Londres.

Derrière cette antériorité est sous-tendue l’opposition entre les loges dite Ecossaises attachées aux anciennes traditions et les loges Anglaises soumises aux constitutions novatrices de 1723. La terminologie Ecossaise et Anglaise et donc moins liée à une appartenance géographique qu’au maintient ou non des anciennes traditions.

Dès 1730 apparaîtra l’opposition entre les Anciens et les Modernes. Les deux systèmes vont générer des loges Ecossaises attachées à la tradition des anciens devoirs et des loges Anglaises mieux structurées car regroupées derrière la Grande loge de Londres qui deviendra la Grande Loge d’Angleterre.

Les Anciens tenteront leur propre Grande Loge derrière Laurence Dermott. En terre de France la tendance écossaise perce par le biais des loges Jacobites. Elle se structure de manière informelle derrière le système loge-mère, loge-fille. La loge mère de Marseille fit ainsi concurrence au système anglais de Grande Loge importé en France.

 

Pour conclure cette approche historique des loges régimentaires et de leurs effets dans le monde maçonnique français, il est indéniable que nous avons jusqu’au milieu du XVIIIème siècle trois vecteurs maçonniques. Le premier repose sur les Loges Jacobites de militaires et d’exilés, le second passe par les loges de rite écossais qui par affinité se superpose au Jacobites, et enfin les loges de rite Anglais francisées qui ont l’avantage d’une organisation plus ou moins centralisée leur donnant poids et efficacité par l’attraction de la « reconnaissance ». Le fond de commerce d’une obédience, depuis cette époque, demeure la reconnaissance obédientielle, qui donne l’aspect de la régularité. Cette trouvaille fit le bonheur du système anglais de Grande Loge et laissa la portion congrue aux loges dites libres qui sans être irrégulières au plan initiatique, le devinrent au plan administratif.

C’est donc la superposition des loges de rite Jacobite et d’une option rituelle écossaise qui produit ce Rite Ecossais Primitif.

Nous vous invitons à relire le résultat des recherches historiques de Gustave BORD publiées en 1908 dans « La Franc-maçonnerie en France » TI « Les ouvriers de la révolution , 1688-1771 »

Nous avons conservé la pagination et les abréviations d’origine, pour favoriser le travail des chercheurs.

E. : R. :

 

 

III  LOGES MILITAIRES 

 

 Les L.*. militaires ne semblent pas avoir été installées dans les régiments français avant 1759. Il est probable qu'elles ne se sont pas formées spontanément et qu'avant leur organisation officielle à l'O.-. des  régiments, de nombreux officiers fréquentaient les L.'. civiles. Les régiments, en se déplaçant, étaient de merveilleux agents de propagande que la f.'.;m,'. n'eut garde de négliger. On créa même, après 1760, des  L.'. militaires qui n'étaient à l'O.'. d'aucun régiment. Ces L.. eurent  un rôle important dans le développement de l'ordre ; le nom de la plupart d'entre elles n'est pas parvenu jusqu'à nous. Avant 1771, je n'ai relevé que Saint-Jean de la Gloire et Saint-Alexandre, et cependant il me paraît certain qu'il en exista un nombre relativement considérable.  Entre 1760 et 1769, je trouve leurs traces en Normandie, en Touraine, à  Moulins, à Libourne, à Toulouse, en Provence et en Lorraine. 

 Il est curieux de constater qu'aucune de ces LL.'. ne figure sur les annuaires. De qui tenaient-elles leurs pouvoirs ?  

D'après les L.-. qu'elles ont contribué à installer, il n'est pas douteux  qu'elles étaient d'origine ou tout au moins de tendances jacobites ; l'O.-.  de Bouillon a peut être aussi joué un rôle plus considérable qu'on ne  l'a indiqué jusqu'ici dans le développement de la f.-.-m.-. française.

 

 DILLON 

 D'après la capitulation de Limerick, les officiers et soldats de l'armée jacobite avaient la faculté de suivre Jacques II ; il leur fut donc permis de rentrer en France. Les Gardes Irlandais, à l'exception de leur colonel, suivirent la destinée des Stuarts, et formèrent le régiment de Dorrington ; un grand nombre d'officiers des autres corps les imitèrent. Réfugiés à Saint-Germain-en-Laye auprès de leur souverain auquel Louis XIV  avait donné un somptueux asile, ils ne tardèrent pas à former un second  régiment composé des membres les plus distingués de l'émigration  jacobite. On retrouve les premières traces de la formation de ce régiment par la nomination de Charles Mac Carthy, comte de Mountcashel, au  grade de colonel, le 18 juin 1690. André de' Lee lui succéda, le 28 juil-  let 1694. Quatre ans plus tard, le régiment passa au service de la France.  Un autre membre de la famille Lee fut appelé à le commander, le  26 octobre 1704. Il ne fut remplacé que le 16 septembre 1733 par François, comte de Bulkeley, auquel succéda son fils Henri, le 7 mars 1754. C'est sous le nom de Bulkeley que le régiment figura brillamment à Fontenoy à côté de la Maison du roi.

 

 490

 Le 26 avril 1775, le régiment passa à Arthur, comte Dillon ; le 1er juin  1784, à Charles-Joseph Augustin, vicomte de Walsh-Serrant, et le  10 mars 1788, au chevalier Théobald Dillon. C'est sous le nom de Dillon  que ce régiment est plus connu dans l'histoire, en raison du rôle brillant  joué par son l 01' bataillon dans les Antilles pendant la guerre de l'Indépendance américaine (1779-1783). Son passé n'avait pas été moins  glorieux. A Malplaquat, à Denain comme à Detlingen, Fonteuoy et 

Laufeldt, il avait été « mordant sur l'anglais ». Devenus sujets du roi de France, leur dévouement à leur nouvelle patrie fut à toute épreuve. 

 En 1791, le régiment de Dillon devint le 87ème d infanterie et, le 5 février 1792, son colonel fut Thomas Keating. En 1794, le 1er bataillon fut le noyau de la 157" demi-brigade, et le 2e bataillon celui de la 158". 

 Est-ce que le régiment de Dillon eut une L.'. ? Je n'ai pu en trouver une preuve positive. Etant donnée la composition delà Bonne Foi constituée à l'O.*. de Saint-Germain en 1778, on peut douter que cette L.-.  soit sortie du régiment de Dillon, qui n'avait du reste à cette époque  aucune attache particulière avec Saint-Germain. Cependant je relève parmi les officiers de ce régiment un grand nombre de F.-.-M.'. :  

Lally, lieut.-col. du 25 juillet 1708 ; Linche, cap. des grenadiers  (1705), retiré en 1734 ; Macdonald, cap. en pied du 3 déc. 1701,  retiré en 1734 ; Gaydon, aide-major 1701, major 1er janvier 1709 ;  Glasco, cap. en pied 1709, retiré en 1734 ; Jean Bourke, cap. en pied  1712, retiré en 1734 ; Mac Carthy, cap. 1703, retiré 1734 ; Lally,  aide-major 1728 ; O'Toolle, lieut. grenadiers, 1709 ; Henry Dillon,  fils du lieut.général, cap. 1730 ; Arthur et Charles Maunery ; Jean  Bourke de Glinke ; Patrice Heguerty ; O'Neil ; Edouard et Richard  Butler; Filz Gérald; Arthur Dillon ; Talbot deTyrconnel, etc.  

De 1760 à 1780 figurent ; Bartholomew Radclyffe, lord Derwenwater, fils de Charles Radclyffe, le 1er grand maître. 

 De 1780 à 1790, le comte Dillon, mestre de camp et colonel du régiment ; le chevalier Théobald Dillon, colonel en second; Barthélémy  Dillon, lieutenant-colonel ; le capitaine Thomas Dillon ; les lieutenants  James et Denis O'FarelI ; le capitaine Charles Nugent ; le capitaine baron O'Neill et les sous-lieutenants Henry, Joseph et John  O'Neill ; le capitaine et le lieutenant Shée et des Barry ; Blake ;  Coghlau ; Darcy ; Fitz Gérald ; Filz Maurice ; Hussey ; Mahony ;  O'Rcilly ; Plunkelt ; Sheldou ; Thompson ; Warren et Worth.  

On peut admettre avec M. de Loucelles qu'à Saint-Germain était  installée la L -. Mère du rite jacobite, qui eut successivement pour grand  maître : Jacques II, Jacques III et Charles-Edouard, et parmi ses  membres les plus distingués, le duc de Berwick, fils naturel de  Jacques II ; Jean Drummond, duc de Melfort ; André-Louis Hector et  Louis Drummond, ses descendants; Jacques Drummond, duc de Perlh,  son fils et son petit-fils ; le comte de Hamiltoii ; les Dillon ; Ramsay ;  les Radclyffe ; Alexandre deMontgommery, comle d'Eglington ; Alexandre,  comte de Home ; Georges de Leslie ; Richard Talbot, duc de Tyrconnell ; Jean, baron de Dartfort et comle de Cary] ; Gérard, comte de  Lally-Tollendal et son fils Thomas-Arthur ; les lords Bolingbroke,  Clancarly, Clare, Greffin, Mac Carthy, Middlelon, d'Ormond, etc. 

 Je ne puis cependant admettre avec M. de Loucelles que le rite d'Hérodom de Kilvining avait son centre à Saint-Germain dont le 

 

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château aurait été le véritable château de Kilvining, ce dernier n'étant  pas hypothétique. Dans le second volume, nous nous expliquerons longuement sur ce rite. Le château de Kilvining existait bien réellement et fut pendant longtemps un centre maçonnique très remuant. Tout au plus peut-on admettre, sans preuves positives, mais avec quelque vraisemblance, que la L.'. Mère de Saint-Germain usurpa les pouvoirs de celle de Kilvining, en datant de ce dernier Orient des pièces en réalité écrites à Saint-Germain. 

 Ce qui est bien certain, c'est qu'en 1771 il n'y avait pas en France dix L.-. tenant régulièrement leurs pouvoirs de la G.-. L.*. d'Angleterre  et qu'il n'y avait de rite écossais qu'en France et en Allemagne.

 

 WALSH 

 LA PARFAITE ÉGALITÉ 

 En 1661, Charles II, à la veille de monter sur le trône d'Angleterre, forma à Saint-Germain en Laye un régiment sous le titre de Royal Irlandais, Ce régiment suivit la fortune des Stuarts sous le nom de Gardes  Irlandaises. Compris dans la capitulation de Limerick, il débarqua à  Brest le 9 octobre 1689, sous les ordres du colonel lord William Dorrington, appelé à remplacer son ancien colonel le duc d'Ormond, qui  avait embrassé le parti de Guillaume III. Jusqu'en 1698, il tint garnison à Saint-Germain, sous le nom de Garde Irlandaise, en dehors des cadres français, bien qu'entretenu par Louis XIV. Le27 février 1698, il fut incorporé dans l'armée française sous le nom. de son colonel, qui était  toujours lord Dorrington. Jusqu'à la formation des demi-brigades, ce  régiment prit tour à tour le nom de ses divers colonels : Rooth (Michel  Lesley, comte de), le 12 décembre 1718 ; Roolh (Charles-Edouard  Lesley, comte de), le 28 mai 1733 ; Roseommon- (Robert Dillon, comte  de), le 19 août 1766 ; Walsh-Serrant (Antoine-Joseph-Philippe, comte  de), le 11 avril 1770 : Walsh i Charles-Joseph-Augustin, vicomte de),  le 10 mars 1788; et O'Neill (Jean), le 8 janvier 1792. En 1791, il avait  formé le 92e régiment d'infanterie.  

Ce régiment semble avoir eu la plus ancienne L.'. reconnue par le  G.-. O.*. de France. En effet, le 13 mars 1777, le G.'. O.-. admit que sa constitution primitive datait du 25 mars 1688, et que cette constitution avait été renouvelée le 9 octobre 1772 par la G.'. L.'. de France. 

 Comment fut-elle installée à l'origine et de quelle puissance maçonnique tenait-elle ses pouvoirs ? Elle ne figure sur aucune des listes de L. '.  reconnues par les Grandes L.'. anglaises, et tout porte à croire qu'elle fut formée par la réunion de plusieurs frères, initiés antérieurement, qui  constituèrent la L. . de leur propre autorité. C'est du reste de cette  façon que se formèrent la plupart des L.’. françaises- antérieures à 1743.  Quel était son titre distinctif ? Il est probable qu'elle n'en ait pas eu au début. Je ne relève le titre de Parfaite Egalité qu'à partir de 1752, mais il est possible qu'elle l'ait porté antérieurement. Avant cette date, je relève parmi ses membres :  

Michel Lesley, comte de Rooth (1718) ; Charles-Edouard Lesley,  comte de Rooth (1727-1733) ; Arthur Dorrington, lieut.-col. 1710, chev.  Saint-Louis ; Dassigny, Français né en Bourgogne, cap. 1698 ; Nagle,  cap. 1698 ; Butler, cap. et chev. Saint-Louis, 1702 ; O' Calaghane, cap.,

 

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blessé en 1701 ; Clayton (cap. en 1707) ; Heasse (cap. 1707) : O'Dono-  ghane (cap. 1707 ; Mac Carthy. cap. 1701, en pied 1709 ; Wyndham,  cap. 1703, en pied 1710 ; Cusarque, cap. réformé 1709, aide-major  et cap. 1710 ; Dorrington; (1714); Weyer (1708) ; Dunne (1708); Geoghe-  ghane (1709) ; Reyly ; Keating ; Cohelane, Fitz Patrice ; Calaghane ;  Purcell ; Cusaque ; Hobbes ; Martin ; O'Ogheren ; Tilline ; Florence et  Guillaume Hurly ou Hurty ('?). 

 De 1752 à 1777, je n'ai pu relever le nom d'aucun membre.  En 1777, son vén.-. est le capitaine d'Arcy ; le chev. Walsh, capitaine,  est secrétaire, et son député au G.-. O.". est Woulf, officier d'infanterie,  rue Neuve-des-Bons-Enfants. Elle se composait de 17 membres. Un  brevet du 7 septembre 1777, daté de Bapaume, contient les signatures  de Jean O'Brien, chev. O'Connor, Shield, Narey, Swietniamn, Mac  Carty, Roche, chev.de Keating, Nagle, Ch. Walsh, Plunkett, Nugent. 

 En 1785, son vén.'. est le sous-lieutenant Hennery, son secrétaire le  1er lieutenant Begg.  

En 1788 et 1789, son vén.-. est Walsh, capitaine commandant, et son  secrétaire Barbior, sergent-major. 

 Sur un brevet donné à l'île d'Oléron le 1er juin 1787, je relève les  noms de F. Walsh, vén.-., Mac Carthy, Bulkeley, O'Brien, Kavanagh,  O'Flyn, Ch. de Keating, Keating, Tobin, O'Rurday, Galhvey et Barry. 

 Entra-t-elle en sommeil pendant la tourmente révolutionnaire ? Cela est possible, bien que j'aie tout lieu de croire que les L.' persistèrent dans la plupart des régiments, continuant une vie indépendante, sans rapport avec aucun pouvoir central.  

Les régiments furent disloqués par les organisations de 1791 et de 1794. En 1791, les régiments remplacèrent leurs noms séculaires par de simples numéros d'ordre et, en 1794, par l'amalgame avec les bataillons départementaux, la plupart des régiments contribuèrent à la formation de deux demi-brigades.  

Le 23 mars 1801, il se forma au 92e d'infanterie une L.'. sous le titre  de la Parfaite Union, qui ne semble avoir aucun rapport avec l'ancienne  Parfaite Égalité à l'O.'. du régiment de Walsh. A cette époque du reste, le 92° n'avait plus aucun lien de sang avec le 92e de 1791. 

 Avant et après Fontenoy, des ordonnances royales pourvurent à la formation de quatre régiments écossais ou irlandais. Il est plus que probable que ces régiments eurent leurs L.'. Celles-ci néanmoins n'ont pas laissé de traces. Parmi les officiers de ces corps, depuis leur formation jusqu'à 1771, je relève les noms d'un certain nombre d'initiés.

 

 ROYAL ECOSSAIS, formé par ordonnance du 3 décembre 1743 

 Le colonel comte de Drummond, duc de Perth ; Louis Drummond de  Melfort ; Colbert Castlehiel ; Stuart ; David Nairne ; Haie ; Macdonald  de Glengary ; Mac Grégor de Glengile ; Macdonald de Clauvonald ;  Cameron de Locheil ; Mac Pherson ; Guillaume Douglas ; Moorc ;  Perkins et d'Ostove.

 

 LALLY, créé par ordonnance du 1" octobre 1744 

 Lally, colonel ; Dillon ; Glascoe ; Bourke ; Ryan ; Fitz Gérald ;  Butler ; Michel Lally ; Lee ; Brown ; Fermor ; Hughes Heguerty ; Wogan  et Macnemara.

 

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 O'GILWY, créé le 28 janvier 1747 

 Mylord O'Gihvy, colonel ; Jean Macdonald ; David Carnegie ; Brown ;  Buchanan ; Thomas de Sotheringham ; Duncan Mackintosch ; Jean  Menziès de Pitfodels ; Thomas, Guillaume et David O'Gihvy. 

 

 ALBANY, créé le 20 octobre 1747 

 Le colonel baron de Locheil ; le lieutenant-colonel Gluny de Mac  Pherson ; Archibald O'Gihvy ; Cameron de Glenkengy ; Frager de Fair-  lield ; Petergraham ; John Alexandre de Cameron ; Blairfetty ; James  Cameron ; Thomas Nayrne ; Robert Graham Garrig ; James Sterbury ;  John Drummond ; James Macdonald ; Jacques Graham Arth. 

 Il est possible que ces divers initiés aient fait partie de L.'. civiles,  ou du grand groupement de Saint-Germain, en admettant que ce dernier  ait réellement existé (1).

 

VIVARAIS 

 PARFAITE UNION 

 Le premier régiment français qui eut une L.-., reconnue par la suite  officiellement par le G.*. O.-., fut le régiment de Vivarais. Cette L.*.  avait pour titre distinctif : la Parfaite Union ; elle fut constituée le  15 avril 1759. Elle avait alors pour maître son colonel, le chevalier de Lanps, et on voit figurer parmi ses membres : 

 Maucler, lieutenant-colonel ; Maumusson, major; Beaudiau ; Dutilly ;  Gualy ; Pagny et Vauconcourt.  

En 1775, elle se composait de quinze membres, parmi lesquels : Dupred, vén.-. ; Roux, Lamarque et Seguin. Lamarque était son dépulé  au G.-. O.-.  

De 1777 à 1789, Dupred, sous-lieutenant de grenadiers, fut son vén.'.,  et Charles de Roux, chev. de Saint-Louis, capitaine commandant, fut  son secrétaire.  

De 1779 à 1790, nous voyons figurer parmi ses membres :  

Les capitaines : d'Auffrery ; de Borda ; chev. de Borda ; de Laroque ;  de Montels et de Saint-Just ; 

 Les lieutenants ; de Castanet ; Deshous ; d'Hardivilliers ; Laffitte de  Pelleport et Vandoeuvre;  

Les sous-lieutenants : Bonnefoux ; Cyvoct ; Duboys de la Motte ; de  Gevaudan ; Lahaye ; La Pujade ; Montrond ; Perdigau et Solage. 

 Le régiment de Vivarais devint, en 1791, le 71e régiment d'infanterie, et en 1794, ses deux bataillons servirent de noyau aux 131e et 132e demi- brigades. 

 (1) Tout en remerciant ici la haute personnalité écossaise qui a bien voulu me signaler une partie de ces noms, je regrette que des raisons de famille ou des raisons de parti l'aient empêché de me fournir la liste entière. Il faut espérer que, par la suite, mon travail sera complété et que l'on publiera l'intégralité des documents sur le rôle de Charles- Edouard en Ecosse en 1745 et 1746, et en France en 1748. 

 

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Il ne me paraît pas que la L.*. du régiment de Vivarais se soit  reformée en 1801.

 

DAUPHIN-DRAGON 

 PARFAITE UNION 

 C'est également sous le litre distinctif de Parfaite Union que, le 5 mai 1760, fut constituée la L.*. de Dauphin-Dragon. La grande L.'. renouvela ses constitutions, le 29 août 1772, et le G.'. O.'. le 29 février 1776. 

 Avant 1771, figurent parmi ses membres ; le colonel comte de Canisy- d'Hervilly ; le lieutenant-colonel du Bâtiment ; le major Buzelet et les capitaines Marion et chev. de Tudert. 

 En 1776, celte L.'. ne comprenait pas moins de 30 membres. A celte époque, son vén.-. était le capitaine chevalier de Champeaux, chevalier  de Saint-Louis. Son secrétaire était Kalekgraler, quartier-maître tréso-  rier. Ces officiers occupaient encore ces fonctions en 1785.  

En 1788, le vén.'. était le lieutenant-colonel comte de Rocheret, brigadier dos armées du roi, et le secrétaire Wirion, quartier-maître  trésorier.  

En 1789, le vén.'. était le lieutenant Desvieux, et le secrétaire de la  Hais, quartier-maître trésorier. 

 Depuis 1788, le député au G..'. O.’. était le capitaine de dragons  Lambert, demeurant au Vieux Louvre.  

Parmi ses membres de 1779 à 1790 : le capitaine de Beaupuy ; les lieutenants de Bermont et de Rigault ; les sous lieutenants Abzac,  Baillas, Devieux et Lucet.  

En 1791, Dauphin-Dragon fut dénommé 7° régiment de dragons. Lors du réveil des L.'., en 1801, il ne me paraît pas que celle de ce régiment  ait été tirée de son sommeil.

  

HAINAULT  

MONTMORENCY-LUXEMBOURG  SIGISMOND-LUXEMBOURG 

 La L.-. du régiment de Hainaut fut, avant 1771, laplus importante L.-.  mil.-, de France. C'est avec des éléments sortis de son sein, et avec le concours de la L.-. des Mousquetaires et de celle des Amis Réunis, que fui  formé le G.-. O.-. Son vén.-., le duc de Luxembourg, fut le véritable  artisan de cette organisation. 

 Cette L.’. fut constituée par la G.-. L.-. de France le 1er juin 1762, sous le titre de Montmorency-Luxembourg. Ses pouvoirs furent renouvelés le 13 décembre 1773, par le G.'. O.-. Au moment de sa création, 

son colonel, le marquis de Montmorency-Royan, en était le vén.-., et  parmi ses membres figuraient le lieutenant-colonel de Saint-Eloy ; le  major de Saporta ; le commandant de Gand et les capitaines chevalier  de Chollet et de Saulnier. 

 En 1772, elle se composait, d'après son tableau, de : Ven.-., Anne-Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg et Châtillon-sur-Loing,  adm.gén. del'ordre; ler Surv.-., Anne Paul-Emmanuel de Montmorency,

 

495 

 chev. de Luxembourg, fils du précédent, cap. g. des corps, m. de camp  de cavalerie ; 2e surv.’., le Prince de Rohan-Guémené, cap. com. comp.  gens d'armes duroi,m.de camp cavàl. ; orateur, Paul-Etieune-Augustede  Beauvilliers, comte deBuzançois, G. d'Espagne de lr 0 cl., col. inf.; secret.'.,  duc de Lauzun, cap inf. corp. g. fr., puis duc de Biron ; trésorier,  Pierre-Catherine Giraud-Destour, chev. Saint-Louis, lieut.-col. inf. ;  maître d'hôtel, Adrien-Jean-Charles, chev. de Launcy, col. inf., off.  maj. garde française, frère du gouverneur de la Bastille, m.*, cérém.'.,  Louis J.-B. de Seignelay, brig. armées du roi, col. rég. Champagne ;  G. expert, marquis de Filz-James, brig. arm. du roi, col. inf. ;  membres : vicomte d'Adhemar ; marquis de Barbantane ; S. A. R. de  Bourbon, prince de Condé ; comte de Chabot ; duc de Coigny ; de la  Faye ; chev. de Durfort ; duc de Fronsac ; marquis de Gamaches ;  marquis de Laval ; prince de Ligne ; duc de la Trémouille ; prince  de Montbazon ; prince de Nassau ; comte d'Osmont ; comte d'Ouessant ;  comte de Périgny ; prince Piguatelli ; comte de Rouault ; vicomte de  Rouault ; Varenne de Béost. 

 En 1773, son cadre d'officiers était modifié de la façon suivante : vén.,  Anne-Ch. Sigis. de Montmorency, duc de Luxembourg : orat.'.,. comte  de Buzançois ; 2e surv.-., prince de Rohan-Guémené ; 1e 1' surv.-., Anne-  Paul Emmanuel de Montmorency, chev. de Luxembourg ; secret., duc  de Lauzun ; m.-, céréni.-., marquis de Seignelay; m.-, d'hôtel, chev. de  Launey ; trésorier, Giraud-Destours ; grand expert, marquis de Fitz-  James ; membres : duc de la Trémouille ; vicomte de Rouault ; comte  de Périgny ; Varenne de Béost.  

En 1775, nous voyons figurer une nouvelle recrue, le chev. de Jerningham. 

 En 1776, elle comprenait 36 membres. Son vén.-., jusqu'en 1789, fut  le capitaine des grenadiers de la Faye ; son secrétaire, le lieutenant  Barbier ; son député au G.'. O.'. le comte de Buzançois, colonel d'infanterie, demeurant rue Saint-Dominique.  

De 1779 à 1790, figurent parmi ses nouveaux membres :  

Les capitaines de Barre, de Borassol, Deschamps, de Saviny et de  Valleron ; 

 Les lieutenants de Clery, Donnadieu, du Coudray. Icard et deValory j  les sous-lieutenants André, Bouché, chev. d'Icard, Lafon, Perier et  Villaret. 

 Depuis le lc,'juin 1763, à la L.-. des officiers la G.*. L.*. avait adjoint  une L.-. de bas-officiers, sous le titre de Sigismond-Luxembourg. Les  constitutions de cette L.-. furent renouvelées par le G.'. O.'. le 13 décembre 1773. Moins prospère que la L.-. des officiers, cette L.-. en 1776  ne comprenait que 11 membres. Son vén". jusqu'en 1785 fut le sergent  de la Faille et son député le comte de Buzançois.  

En 1788 et 1789, elle eut pour vén. -. le capitaine chev. de Goussencourt, pour secrétaire le sergent Auguste Baude, et pour député au G..’.  O.’. Mercier, négociant.  

En 1791, le régiment de Hainaut devint le 50e d'infanterie, et en 1794 il contribua à la formation des 99' et 100e demi-brigades. 

 Le 17 juillet 1804, le 50e d'infanterie, qui n'avait du reste aucun lien de  sang avec la régiment de Hainaut, fit constituer sa L.-. sous le litre de:  les Enfants de Bellone.

 

 496

 LOGE MILITAIRE, SANS ORIENT FIXE  SAINT-JEAN DE LA GLOIRE  

Cette L.’. fut constituée le 15 août 1762 en faveur du chev, de Thélins  par une puissance inconnue. Elle figure à tort parmi les L.-. lyonnaises  parce qu'elle fonctionna longtemps à Lyon, où elle vint s'établir en 1765.  En fait celte loge ambulante élait à l'Orient géométrique terrestre (longi-  tude et latitude) de l'endroit ou avait lieu la tenue. Ses vén.-. furent :  le chev. de Thélins (1762); de Mont-Verdun (1763); de Magny (1765-7). 

 Le 29 juin 1785, l'abbé Comte d'Apremont, chanoine et comte de Lyon,  fut exclu de cette loge à la suite de propos irrévérencieux tenus par lui  contre la f.’.m.’. 

 Le 17 janvier 1766, Bacon de la Chevalerie, orateur de la L.'., prononça l'oraison funèbre d'un membre de cette L.-., Bayde Thélins, cap.  de dragons au rég. d'Autichamp. 

 Le 17 juin 1767, le vén.’. Magny prêta son obligation entre les mains du Président de la M.-. L.’. de Lyon.  

On ne trouve, pas traces de cette L.*. après cette époque.

  

SAINTONGE  

SAINT-CHARLES DES AMIS RÉUNIS  

La L.'. du régiment de Saintonge fut constituée par la G.'. L.’. le  2 juin 1763, sous le titre de Saint-Charles des Amis Réunis. 

 Ses pouvoirs furent renouvelés le 10 décembre 1772 par le même pouvoir, et le 4 avril 1774 par le G.'. O.-.  

De l'époque de sa fondation, nous ne connaissons qu'un de ses membres, son colonel, le chevalier de Bérenger, qui en était probablement le vén.-. 

 En 1776, elle se composait de 25 membres. Son vén.-. était le capitaine  de Berlaymont, son secrétaire était le sergent-major Dupont, et son  député (jusqu'en 1789) l'abbé Pingre, de l'abbaye de Sainte-Geneviève.  Parmi ses membres : Labouisse, Gardel et Weide.  

De 1777 à 1785, son vén.-. est le sergent-major Gardel. En 1788, il est remplacé par le lieutenant de Reste, et en 1789, par le porte drapeau Duperrier. 

 De 1779 à 1790, figurent parmi ses membres : 

 Les capitaines Desbières ; de Courvol ; Dejames ; Dolomieu ; de  Margueril ; du Rozel et Villefrauche ;  

Les lieutenants Champtiers ; Denis ; Desprcs ; Dejames et Tassin ;  

Les sous-lieutenants Cabassolles ; Ducluzeau ; Duponceau ; Dupont;  Lafferre et Lecomle. 

 En 1791, le régiment de Saintonge devint le 82e régiment d'infanterie et en 1794 participa à la formation des 151* et 152e demi-brigades.  

Parla suite, le 82° ne semble pas avoir eu de L.’.

  

MARINE  

LA MARINE  

LaL.’. du régiment de la Marine fut constituée par la G.’. L.-. 1°  20 avril 1764 et reconstituée par le G..’. O.-. le 8 juillet 1784.

 

497 

 Elle avait pour titre : la Marine 

Les renseignements sont peu nombreux sur son compte. Les procès-verbaux du G.'. O.-. ne sont pas suffisamment clairs pour que je puisse affirmer, que les ff.-. Gucheneu, Bolle, d'Orvillier, de Souville et de Martinet, qui demandèrent des certificats en 1775, appartenaient à cette  L.’. 

 J'ai constaté seulement qu'en 1785, cette L.’. avait pour vén.'. le capi-  taine de vaisseau Dorsin, pour secrétaire le commissaire des ports Bru-  jas, et pour député au G". O.-. Claude-François de Paule Boucault, grand maître des eaux et forêts.

  

ROYAL-ROUSSILLON  

UNION FRATERNELLE  

C est le 21 mai 1765 que l'Union fraternelle fut constituée par la  G..’. L.’. à l'O. . du Royal-Roussillon. Ses titres, renouvelés par le même pouvoir le 28 février 1773, furent reconnus par le G..’. O.’. le 16 novembre 1775. 

 Nous ne savons rien do sa composition avant 1775. A cette date, deux de ses membres demandent des certificats au G.-. O.*., les ff.". Bonneville et Perylhe. 

 En 1776, elle se compose de 20 membres ; Soulier, un de ses officiers, est vén.-., le sergent Lauuay est secrétaire, et Leblanc, député au G.*. O.*.  

L'année suivante, le lieutenant Damey de Saint-Bresson est vén.*.  et le chirurgien major Imbert, secrétaire. 

 En 1785, le vén.-. est le capitaine Despret, le secrétaire, le chirurgien-  major Gaujeart, et le député, Hurel, ancien payeur des renies. Ce dernier reste en fonction jusqu'en 1790. 

 En 1788 et 1789, le maréchal de camp, comte de Ligniville, est vén.'.  et le capitaine trésorier Vuillemin, secrétaire.  

De 1779 à 1790, nous relevons parmi ses membres :  

Les capitaines Denneillet, Rigault et Partyet ;  

Les lieutenants Bernier ; Herbert ; Muzard et Polieu ; .  

Les sous-lieutenants Bezanne ; Daspe ; Fayolle ; Lariyièrc et Livet.  

Royal-Roussillon devint, en 1791, le 546 régiment d'infanterie, et forma en partie, en 1794, les 107e et 108e demi-brigades. 

 Le 4 juillet 1802, sous le titre de Guerriers généraux, le G.-. O.*. 

constitue une L.*. à l'O.-. du 54° d'infanterie, qui n'avait pas de liens de  sang avec Royal-Roussillon. 

 

 GÉNIE 

 UNION PARFAITE DU CORPS DU GÉNIE 

 D'après le tableau de la G.*. L.-. de France de 1779, l'Union parfaite  du corps du génie, à l'Orient de ce régiment à Mézières, aurait été constituée le 3 juin 1764, avec Bezier de Buis comme vén.-. Les almanachs du G.-. O.*. ne font remonter sa constitution primitive qu'au 3 juin 1765,  avec renouvellement par la G.*. L.*. le 29 août 1772, et par le G.*. O.*.  le 11 août 1774.  

 

498

D'après un brevet de Rose-Croix (nom du titulaire effacé) daté de Mézières, 3 octobre 1775, à cette époque figuraient parmi ses membres : de Gangolff ; Diebold ; baron de Reinach ; Finnan ; Pieresne ; de  Grandvilliers ; Decou ; Devergnes C.-. S.-. P.*. et R.-. -f- ; Portemps,  S. . D. . R.-.-f  

En 1775, Muraire de Favas, Sol de Beauclair et de Neurisse demandent des certificats au G.-. O.-. 

 En 1776, elle se compose de 28 membres ; son vén.-. est Grandvillers,  capitaine au régiment suisse d'Eptingen et un de ses officiers, de Vergennes, est secrétaire. Le député est Bazin, médecin du duc d'Orléans. 

 En 1777, le vén.'. est Muraire de Favas, et le secrétaire Bressaut, l'un et l'autre officiers au corps du génie.  

De 1785 àl790, le vén. . est Perdigan, chev.'. de Saint-Louis, chef de  brigade au corps d'artillerie. 

 On peut constater que, tout au moins dans cette L.-., des officiers étrangers au régiment qui orientait la L.-. pouvaient non seulement en faire  partie, mais encore présider à ses travaux.

 

 MOUSQUETAIRES 

 SAINT-ALEXANDRE 

 L'historique de la L.-. de la lre compagnie des mousquetaires est compliqué et obscur, et cela est d'autant plus regrettable, que le rôle de cette L. . a été très important. 

Elle avait pour titre Saint-Alexandre, et aurait été constituée par un pouvoir que j'ignore le 14 juin 1766, puis suspendue la même année. La  G.. L.-. la reconstitua le 18 mai 1772, ainsi qu'il résulte de la patente  suivante.  

A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS  ET A LA PROPAGATION DE L'ART ROYAL 

 D'un lieu très régulier, très fort et très éclairé Où régnent le Silence, la Paix et l'Egalité  A tous les chers frères, maîtres des L.'. régulières  Répandues sur la surface de la terre.  

Salut, Force, Union,  

Sous le bon plaisir du Très Respectable Grand Maître de toutes les  L.-. régulières de France, 

 Notre très cher et très illustre Frère  S. A. S. LOUIS-PHILIPPE-JOSEPH D'ORLEANS, duc de Chartres, prince du  sang. 

 Nous son substitut général, vén.*. maîtres et officiers dignitaires delà  G.-. L.*. de France, séante à l'Orient de Paris, régulièrement assemblés  entre l'équerre et le compas, déclarons à tous les maçons éclairés que,  sur la requête à nous présentée par les frères y dénommés, résidents en  la ville de Paris tendant à ce qu'il nous plut leur accorder des constitutions pour la fondation à perpétuité d'une L.'. régulière, sous le titre 

 

499   

distinctif de Saint-Alexandre L.-. militaire, à la charge par eux d'observer et faire observer tous les règlements généraux et particuliers faits et  à faire par notre Respectable G.-. L.-. Vu la dite requête, nous avons  par ces présentes, érigé et constitué, érigeons et constituons dans la  dite ville de Paris une L.-. régulière sous le titre distinctif de L.-. militaire de Saint-Alexandre, pour y exécuter les travaux de l'Art Royal,  conformément aux statuts et réglements de notre dite G.-. L.*., ratifiant  . et approuvant autant que besoin seroit les travaux précédemment par elle faits de bonne foy, établissons au gouvernement de la dite L.'. le cher frère baron Desclauzel, pour vén.-. maître, le cher frère Paul Dounons pour premier surveillant et le cher frère Jos. Jac. Dalesme pour  second surveillant, lesquels trois officiers avec les autres membres,  feront ensemble et par voie de scrutin, la nomination des autres  officiers, et de suivre et exécuter, faire suivre et exécuter les statuts et  réglements de notre dite G.-. L.-. dont nous leur avons fait remettre un exemplaire par notre secrétaire général. Si mandons à tous nos chers frères maîtres de L.*. et autres de reconnaître la sus. L.*. de  Saint-Alexandre L.-. militaire pour régulière, de recevoir et accueillir  comme bon frère tout porteur d'un certificat d'icelle. En foy de quoi nous lui avons fait expédier les présentes constitutions faites et données  au Grand Orient de Paris, l'an de la grande lumière cinq mil sept cent  soixante-douze, le dix-huitième jour du mois de May, de nous signées,  contresignées par notre Secrétaire général et scellées et timbrées des  sceaux et timbres de notre dite G.-. L.'. par notre Grand Garde des  Sceaux et Archives et contrescellées des armes du Sérénissime Grand  Maître et du V. F. Substitut général pour lad. L.*. prendre rang du  quatorze juin mil sept cent soixante-six, date de ses constitutions primitives. 

 Vu par nous Pair de France, brigadier des armées du Roy, Montmorency-Luxembourg adm gén. des LL.*. rég. de France. Lafin,  Puisieux, Baudson, J. P. Le Lorrain, Huit, Bruneteau, Or.*. ; Lexcom-  bart; Guillot, Très.-. ; Labady ; Duret, G.-, des Se.-. Timb.-. et Archives ;  Daubertin, secret, gén. 

 (En bas du brevet un pout avec les trois lettres L. D. P. [Lilia destrue  pedibus). Flottant au fil de l'eau, une tête, un sceptre et une couronne.)  

Bien que les compagnies de mousquetaires existassent encore en 1772, la L.-. Saint-Alexandre ne fut pas constituée à l'Orient d'une des deux compagnies, la patente ne stipulant aucun Orient.  

Lorsque le G '. O.*. renouvela ses titres, le 2 juillet 1774, en l'autorisant à prendre rang du 14 juin 1766, il est probable qu'il ne désigna  pas d'Orient fixe.  

M. Magon, dans un intéressant travail sur la franc-maçonnerie dans l'Ardèche (p. 44), nous donne d'après un brevet un tableau probablement complet de la L.*. en 1766. Elle procédait alors à ses travaux à Villeneuve-de-Berg. 

 C'est ce tableau que nous reproduisons. 

 Vén.-. ad vitam : Desclauzel, Alexandre-Henri, mousquetaire, G. Ecos,  chev.*. d'O.*. élu sup. R.+  ; 1er surv.-. : de Tavernol, Simon-Pierre,  baron de Barry, G.-. M.*. Ecossais, m.*, delà L.*. Saint-Jean des Amis  Réunis de Toulouse ; 2e surv.-. : de Laforest, François-Guillaume-Bar-  thelémy, prince chev.*. d'O.-. de lad. L.'. de Toulouse ; orat.-. : Guiton

 

 500

 Charles-François, maître particulier des eaux et forêts, m.-, de la L.-.  Amitié de Toulouse, affilié le 9 sept. 1766, reçu parfait le 2 oct. ; secrétaire : Delière, Joachim, avocat, m *. de la L '. Saint-Jean d'Ecosse de  Nîmes, affilié le 9 septembre 1766 ; trésorier : de Malmazet, Jean-André,  de Saint-Andéol, viguier royal, réhab. le 9 sept. 1766, reçu m.-, le 16, parfait le 2 oct. ; 1er cons. expert : Dubois de Saint-Jean, Marc, M.-, de  la L.*. Saint-Jean d'Avignon, affilié le 16 sept. 1766, reçu parfait ledit  jour, élu le 2 octobre ; 2e expert : de Gruber, Georges, allemand, off.  leg. Soubise, comp. de.milit. cid.. à Givet, affilié le 31 décembre 1766,  reçu m;*, le 13 janvier 1767, parfait le 28 mars 1767 ; subst.  secret : de Bastide, Louis-Joseph, avocat parlera., m.-, de la L.*.  de l'Amitié de Toulouse, affilié le 2 octobre 1766, reçu parfait ledit  jour ; Fr.". Terrible : Perrotin de Marcillac, Joseph-Jacques, off.  milit. reçu le 16 sept. 1766, maître le 31 décembre 1766 ; maîtres comp.  appr. ': Poullain de Roissy, Louis-René, chev.,lieut. Conty infant., reçu le  2 oct. 1766,. m.-. le 19 ; Peuchenier,. François-Simon, Dr en médecine ;  de Larrivière, Joseph, chev., off. de la légion de Soubise; Solenu, Jean-  Jûllien, off. lég. Soubise ; de Malmazet de Saint Andéol, Joseph-Guil-  laume) off. rég. Soissonnais ; le Tourneur, Jean-Jacques, cap. aide-maj., lég. Soubise ; Dubois Maurin, Pierre, avoc. au Parlem. ; f.-. servant :  Louis Tortillac, perruquier.

 

 D'autre part, lorsque le duc de Luxembourg, Savalète de Lange et  Bacon de la Chevalerie parviennent à réconcilier la L.-. Saint-Alexandre  avec celle des Amis Réunis, les frères des deux L.'. se réunirent le  21 juin 1773, dans le local des Amis Réunis, et nous voyons signer au  procès-verbal le vén.*. Desclauzel et les frères Waldahong, Flaxenville,  de Barrés, Moncrif, Monceaux, D'ounous, Detaffin, de la Fontenelle,  Balinghen, de Lorière, chevalier de Loriîre, Rossanne, Dyel de Tinqui-  ville, de Madiane, de Stone, des Isnards, Lanery, Beauval, Darquiau (?),  de Gonard, de Chaulnes, Dugon, Le Langrenière, chevalier de Rossane,  Dulau, de Pelissier, de Latour, Autour, Radet, Cahouet et P. R. Gaudrez.  - Cette loge disparut probablement vers 1780.

 

 TOUL 

 HENRI IV  UNION puis SULLY  

Le 3 août 1766, deux L.-. furent constituées à l'Orient du régiment de  Toul-artillerie ; la première, sous le titre de Henri IV, était destinée aux  officiers; la seconde, l'Union, était réservée aux bas-officiers.  

Lorsque le G.-. O.-. reconstitua la première de ces L.-. le 13 décembre  1776, il l'autorisa à prendre rang du 25 novembre précédent, tout en rappelant ses travaux de 1766. En 1777, elle comptait 46 membres. Je n'ai pu relever que quelques noms des membres de cette importante L.*. 

 De 1777 à 1790, elle eut pour vén.*. le chef de brigade de Tournay,  pour secrétaire le lieutenant de Saussin et pour député au G.-. O.-. le  Dr Tissot. 

 La L,-. l'Union subit à peu près les mêmes vicissitudes que Henri IV. 

Le G.'. O.-. en la reconstituant, le 15 mai 1777, ne lui donna rang qu'à partir du 7 avril précédent et sous le titré do Sully. Pendant toute la

 

501 

 durée de ses travaux, cette L *. eut pour député au G.'. O.*. le marquis  d'Havrincourt, maréchal de camp et commandant de Royal Etranger  Cavalerie ; et pour secrétaire le sergent-major Jean. Son vén.*. en 1777  était le sergent Compagnon, et de 1785 à 1789 le chevalier de Malaviller,  officier au régiment. En 1777, cette L.*. avait 23 membres. En 1785, elle n'en avait que 17, sans compter son vén.*. et son secrétaire : Descburs,  Cauterac, Carbonnel, Dupuy, Poissonnier des Perrières, Montlezun,  Masson, Rousseau, Mathieu, Montauzon, Fontcrouget, Ruffy, Cabas,  Pelletier, Lnllemand, Salvat et Labadie. 

 En 1791, le régiment devint le 7° d'artillerie. Ces L.*. ne semblent pas  avoir été reconstituées après la Révolution.

  

FLANDRE  

PARFAITE UNION  

Cette L.'.fut constituée par la G.'.L.'.lé 1" octobre 1766 et renouvelée par le G.-.0.-.le2 mail776. Avant 1771, elle compta parmi ses membres : le colonel comte de Rougé (1761-1767) ; le colonel de Croy, duc d'Havre  (1767-1784) ; le lieutenant-colonel de la Blachette ; les aides-majors de  Ravel, de Mayeur, de Loras et de Montpellier ; les sous-aides-majors de  Capdeville, Chevalier de Sagarigue, de Berrey, de Montplaisir, le  quartier-maître Thollon et les capitaines de la Roche, Mazade, Durbau,  de Veaux et du Sauzet. 

 En 1775, elle comptait en plus : Damoiseau de Paysac, d'Haindel,  Massé, de la Fite de Courteil, de Villiers d'Autertre, de Serein, Duménil,  Turfa, Desmartin, Descorbillac, de Belliers, de Signerand d'Ercé, chevalier de Vienne, de Fournas, de Cingal, de Caudaux, Duvallon de  Beaumont, Dosteing, du Quemmelet, de Christonde Muissement et Loquet, 

 En 1776, elle n'a plus que 26 membres, et de cette époque à 1790 elle a pour vén.*. le capitaine Massé, le lieutenant de Brem (capitaine  en 1784) pour secrétaire et pour député au G.-. O.-. le savant Lalande. 

 De 1779 à 1790, on voit figurer comme nouveaux membres : 

 Les capitaines Bonneval, Habas, Formigier et Ramé; 

 Les lieutenants Gérard, Joucla-Lenoir et Lenoir. 

 Les sous-lieutenants Joubert, Charmôille, Cantineau, Quinçarnon, 

Moucheron, Laurent et Desbancs.  

De 1784 à 1790, le régiment de Flandre eut pour colonel Thibault, comte de Lusignan, qui joua un rôle important dans la F.-. M.-. 

 Nous retrouverons le régiment de Flandre à Versailles pendant les journées des 5 et 6 octobre, où son rôle fut plus que singulier. Accusé  faussement d'avoir, lors du banquet du 1er octobre, foulé aux pieds la  cocarde tricolore, le régiment ne fit rien pour protéger le château, et  son attitude fut plutôt favorable aux émeutiers. 

 En 1791, le régiment de Flandre devint le 19e d'infanterie et en 1794 son second bataillon contribua à la formation de la 38e demi-brigade.

 

LA SARRE  

LA PURETÉ  

Le régiment de la Sarre fit constituer sa L.\ sous le titre de Pureté par la G.-. L.-., le 15 novembre 1767. Le G.. O.'. renouvela ses constitutions le 6 avril 1775.  Vue 536 sur 591

 

502

En 1775, figurent parmi ses membres 'Merleval, le comte de Bry, Monteissier, Courlon de Cissey et Magne. 

 En 1776, elle a 49 membres: son vén.*. est le lieutenant Vernhes et  son secrétaire le porte-drapeau de Solme.  

L'année suivante, le lieutenant de Bertrin est vén.". et Vernhes,  secrétaire. 

 De 1785 à 1789, le capitaine en second de Merleval est vén.*. et le capitaine de Solme, secrétaire.  

De 1776 à 1790, cette L.-. avait eu pour député au G.-. O.*. le comte  de Saisseval, capitaine d'Orléans-infanterie, officier d'honneur du  G.'. O.-.  

De 1779 à 1790, figurent parmi ses membres :  

Les capitaines Dulac, Duplessis et Mehée :  

Le quartier-maître André ;  

Les lieutenants Baillet, Calonne, Dalidou, d'Aubarède, Lamothe et  Lessart ; 

Les sous-lieutenants Baillet, Descafres, Jaquemart et Le Brun. 

 En 1791, la Sarre devint le 51e d'infanterie et en 1794 il contribua à former les 101e et 102* demi-brigades.  

Bien que les listes du G.-. O.-. ne mentionnent pas de L.-. au 51e,j'ai  trouvé un cachet de l'époque impériale avec la mention suivante : L.-.  des Amis Réunis à l'O.-. du 51e régiment.

  

AUVERGNE  

CONCORDE  

La L.'. du régiment d'Auvergne fut constituée le 1" juin 1769. Ses titres furent renouvelés par la G.-. L.-. le 12 mars 1772, et par le  G.-. O.-. le 20 juillet 1775. Nous n'avons trouvé aucune trace du tableau  de ses fondateurs. 

 En 1775, deux de ses membres, Chaumont et Rault de Ramsault,  demandent des certificats au G.-. O.-. L'année suivante, la L '. ne com-  prenait pas moins de 27 membres. Le chevalier de Blaire, capitaine au régiment, en était le vén.-. ; son secrétaire était le lieutenant chevalier  de Bordenave. 

 En 1788 et 1789, le capitaine de Tressan était vén.-., Chardor secrétaire, et Sedillot de Persieux, chirurgien de la duchesse de Bourbon,  député au G.-. O.-. 

 De 1779 à 1792, figurent parmi ses membres : le vicomte de Laval,  colonel ; le marquis de Lameth, colonel en second ; le major Menou ;  les capitaines Chaffroy, Chambarlhac, Desforets, Lajante et Vanembras;  les lieutenants Barvillc, Beaumont, Gohin et Richard ; les sous-lieu-  tenants Léonard Bord, Darçon. Dubouquet, Chamouroux, Bickler,  Magny, Prustet et Saint-Vincent ; les sous-officiers Chapotot, Déjardin,  Desplanches, Maréchal, Masson, Miné, Simon, Sollier, Vellon. 

 En 1791, le régiment d'Auvergne devint le 17e d'infanterie, et en 1794 son second bataillon servit de noyau à la 34e demi-brigade.  

Le 5 décembre 1802, la Concorde sortit de son sommeil. La L.*. fut reconstituée à l'O.*. du 17e d'infanterie, sous le titre d'Emulés d'Assas.  Son vén.'. fut un ancien sergent du régiment d'Auvergne, le quartier-maître Sollier.

 

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    Influence du dévoilement sur la perception du réel en loge La loge est un lieu de convivialité horizontal et vertical. C’est un creuset, un lieu de « croisement » d’une fraternité horizontale qui se confronte au sacré vertical par la ritualisation du...
  • Le voile est levé
    « Le voile est levé… » Depuis plusieurs années, j’officie en tant que F :. M :. des C :., au sein d’autres ateliers de la GLSREP. Il y a deux moments de la cérémonie qui sont pour moi particulièrement marquants et puissants : c’est lorsque d’une manière...
  • L'acclamation écossaise - deuxième partie
    L’acclamation écossaise : Sémiotique élargie de la geste acclamative commune : Dans la suite de notre première partie, il convient d’entrevoir dans l’acclamation écossaise autre chose qu’un mot à traduire. Nous tenterons d'élargir notre champ exploratoire....
  • L'acclamation écossaise- Premiere partie.
    L’acclamation écossaise : Le souffle clanique et l’essence en partage Bien des auteurs maçonniques ont écrit sur la signification de l’acclamation écossaise et ses différentes variantes. Leur démarche était de rechercher un sens lié à l’origine étymologique...
  • Le Centre, l'Agarttha.
    L’Agarttha ou le centre du monde Du Centre et des centres : Si les mythes sont éternels, c’est qu’ils fondent une réalité « cachée ». Cette réalité cachée que nous cherchons dans le monde n’est nulle part ailleurs que dans les tréfonds de notre conscience,...
  • L'apport de Guenon à la demarche du franc-maçon
    « APPORT DE L' ŒUVRE DE RENÉ GUÉNON DANS LA DÉMARCHE DU FRANC-MAÇON » suivi de "CONTRIBUTION A LA VIE ET A L’ŒUVRE DE RENÉ GUENON" "Permettez-moi d’offrir ce travail de recherche à celui qui m’a aidé à découvrir René Guénon, au TVF Cl.°. Grel.°.". D’aucuns...
  • La Voûte Etoilée
    La Voûte Étoilée (...) Ainsi, l’une de nos premières tâches au sein de notre Temple, fut de construire la Voûte et, avec le recul, le début de beaucoup d’interrogations fussent-elles conscientes ou inconscientes. Plusieurs possibilités s’offraient à nous,...
  • Le Cabinet de Reflexion
    Le décorum du Cabinet de Réflexion Seule et immobile, l’ambiance est alors propice à l’introspection. Ce cabinet, qui se trouve sous terre et dans une semi-obscurité, représente un caveau dans lequel va mourir le vieil homme et, de par la présence de...
  • La symbolique des outils de l'Apprenti
    Approche symbolique des outils de l’Apprenti « J’aime penser que le chemin parcouru compte plus que les buts à atteindre ». C’est la raison pour laquelle j’ai décidé, pour commencer ce travail, de me replonger quelque peu en arrière dans le cheminement...