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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 21:29

7 marelle dernier droit« Les trois voyages de l'apprenti »

 

Le jour de mon entrée en Franc-Maçonnerie, j'ai effectué trois voyages. Cependant, c'est au fil de ma première année de tenues que j'ai commencé à mesurer la portée de ces périples.

Pour ordonner ma réflexion, et avant d'approcher le sujet spécifiquement du côté maçonnique, je désire en premier lieu répondre à la question suivante.

 

Que représente l'idée du voyage dans l'inconscient collectif ?

 

J'aborde cette interrogation en mêlant mes souvenirs de lecture, mes modestes connaissances, et mes découvertes en cours.

Selon Jung : « c'est l'insatisfaction qui pousse à la recherche et à la découverte de nouveaux horizons » ; Alain Gheerbrant et Jean Chevalier dans le Dictionnaire des symboles expliquent que le voyage représente la quête de « la mère perdue », ou encore « le voyage exprime un désir profond de changement intérieur, un besoin d'expériences nouvelles, plus encore que de déplacement local ».

Des indications qui se trouvent en concordance avec l'état d'esprit de l'impétrant qui, en frappant à la porte de la Franc-Maçonnerie est mû, en principe, d'un désir de changement intérieur. Le terme de Jung « horizon » est à mettre en relief. On voyage rarement sans buts, et dans un même temps voyager c'est aller vers l'inconnu. Combien d'hommes n'ont-ils pas rêvé face au spectacle du soleil qui se couche à l'horizon ? Un espace lointain, lieu d'utopies, d'espoirs, de phantasmes, d'idéaux ou de peurs.

 

Où encore retrouver cette idée du voyage dans l'inconscient des hommes ?

 

Je pense que l'on peut retrouver les racines de cette thématique dans la mythologie et dans les livres.

Que ce soit de manière consciente ou inconsciente, la représentation du voyage nous a été transmise de façon orale puis par la littérature à travers les époques.

 

Le livre des morts

 

Le premier voyage symbolique connu est certainement celui qui était effectué « Post Mortem » par les Égyptiens dans le livre des morts. La cérémonie de la pesée du cœur (Ib) et de l'âme (Ba) décidait, selon ses actes, de son futur. Pour cela, le cœur du défunt ne devait pas peser plus qu'une plume (représentant maât). Bardé de formules sacrées, le mort est prêt pour son jugement final. Placé dans la barque de Rê afin de traverser sans encombre l'au-delà et atteindre la lumière éternelle. « Le symbole est celui du secret divin qui n'est livré qu'à l'initié » (Alain Gheerbrant, Jean Chevalier Dictionnaire des symboles). Un voyage vers l'immortalité que l'on retrouve dans le livre des morts tibétains (le Bardo). C'est, j'en conviens, un résumé condensé, mais il s'agit de mettre en lumière les archétypes si chers à Jung qui ont forgé la pensée humaine. Les Pharaons, les notables, ou les simples artisans dédiaient leur vie et leur fortune à la préparation de leur voyage vers le monde des ombres. Cela démontre un état d'esprit perdu aujourd'hui.

 

 

 

Sur le voyage dans l'antiquité

 

Dans l'antiquité, la transmission orale était souveraine. Les personnages mythologiques effectuant des voyages initiatiques sont nombreux : Ulysse, Hercule, Ménélas, Jason. De cette transmission orale, les œuvres de l'antiquité parvenues jusqu'à nous sont en particulier « L'Iliade » et « L'Odyssée ». 

Si le premier poème est consacré à l'héroïsme et à la guerre de Troie, l'Odyssée est certainement le plus connu des voyages.

Après dix ans de guerre de Troie, il faudra à Ulysse dix nouvelles années pour rentrer chez lui. Poséidon furieux contre lui d'avoir rendu aveugle son fils le cyclope lui imposera lors d'un long périple de multiples épreuves.

On remarque que ce voyage est nommé périple, car le désir d'Ulysse est de revenir à son point de départ pour retrouver femme et enfant et une vie normale. Dans ce cas précis, Ulysse n'a pas choisi son exil et il est confronté à des êtres surnaturels. Il renoncera notamment à la jeunesse éternelle que lui fait miroiter Calypso. En effet, pour Ulysse, la condition de simple mortel et bien plus louable.

Devant le désordre des guerriers grecs pillant Troie, de l’impatience des prétendants autour de sa femme Pénélope en sa maison, son but ultime est de mettre de l'ordre à ce chaos. La synchronisation avec le cosmos. La notion de cycle est retrouvée.

Il y a dans ce mythe fondateur la dualité entre Ulysse, symbole masculin qui agit, et Pénélope, symbole féminin qui attend passivement, tout en tissant le linceul de son beau-père pour faire patienter ses prétendants. « Le symbole du tissage représente le destin. Le fuseau tenu en main qui va et vient dans le métier peut représenter le déroulement des jours et l'enchainement des actes. Une fois le tissage terminé la tisserande coupe le fil qui le retient au métier tel le cordon ombilical du nouveau-né, c'est alors également un acte de création » Alain Gheerbrant, Jean Chevalier Dictionnaire des symboles.

On retrouve ici l'épreuve initiatique qui donne à Ulysse toute sa teneur héroïque. Le voyage est effectué là encore sur les mers sur une barque, symbole définitivement associé au voyage. La barque de Rê égyptienne se nommait aussi navette tout comme l'instrument de tissage de Pénélope.

Ménélas mari d'Hélène, à l'origine de la guerre de Troie, a lui aussi subi des épreuves durant huit ans pour retrouver sa terre d'origine. Il reviendra cependant couvert d'or. À la fin de l'Odyssée, la divinité Hermès apparaît en passeur des âmes vers le royaume des ombres pour les prétendants de Pénélope, massacrés par Ulysse et Télémaque, vers le pré de l'Asphodèle.

 

Voyages bibliques


Les plus grands personnages bibliques sont des voyageurs. Abraham, Moïse et bien sûr Jésus n'ont de cesse de parcourir la terre sainte. Je ne suis pas un spécialiste de l'évangile, mais je retrouve dans la Bible le voyage correspondant à l'exil d'un peuple. Le désir de retour à la source devient le retour en terre promise. Les épreuves ne sont plus individuelles, mais collectives. Et le désir du retour à ses racines se déroule sur plusieurs générations. On retrouve pourtant toujours le fondamental du retour au point de départ, à ses racines, à l'origine. Le pèlerinage si cher aux croyants n'est autre qu'un voyage spirituel ayant pour but de transformer le pèlerin mis au-devant d'épreuves.

 

Sur le voyage au moyen-âge

 

L'idée de voyage en Europe au moyen âge est représentée entre autres par les croisades et la quête du Graal que l'on retrouve dans les écrits de Chrétiens de Troyes.

Mais, la croisade est-elle un voyage ?

Le terme « croisade » n'apparaît pas avant le milieu du XIIIe siècle en latin médiéval. Les textes médiévaux parlent le plus souvent de « voyage à Jérusalem » pour désigner les croisades, ou encore de « pèlerinage ». (Cécile Morrisson, Les Croisades, PUF, 1969, nouvelle édition).

La principale raison des croisades est la récupération du Saint Sépulcre et la reconquête de la terre sainte. À l'idée du voyage en tant qu'épreuve initiatique vient s'ajouter la notion de quête spirituelle.

C'est un concept similaire que l'on retrouve dans la légende d'Arthur et la quête du Graal.

De cette même époque, la divine comédie de Dante, voyage initiatique où le narrateur visite l'enfer, le purgatoire, et le paradis partage ces idées avec la promesse du salut pour chacun.

 

Le voyage dans la maçonnerie opérative

 

L’âge d’or de la maçonnerie opérative (ou compagnonnage) se situe du XIIe au XVIe siècle

Même si historiquement, aucun document n'atteste que la Maçonnerie spéculative en est l'héritière directe, l'analogie initiatique ne fait pas de doute. Comment alors ne pas faire le rapprochement entre sur le voyage d'initiation du compagnon et son tour de France ? L'itinérance est d'ailleurs une caractéristique notoire des bâtisseurs médiévaux. Le compagnon acquiert au fil des rencontres avec des maîtres la connaissance. Chaque chantier apparaît comme une nouvelle épreuve qu'il doit réussir pour passer à l'étape suivante. C'est le principe de l'initiation vers la connaissance.

 

Sur le voyage à la renaissance

 

À partir du XVe siècle et la traversée de l'Atlantique par Christophe Colomb, le voyage va s’enrichir par la découverte de l'inconnu, la recherche de trésors, la possibilité d'un monde nouveau. Cela a sûrement influencé la littérature qui a suivi. De manière non exhaustive, il y a les aventures de Télémaque (Fénelon), Candide (Voltaire), Pantagruel (Rabelais), les voyages de Gulliver (Swift), voyage en Orient (De Nerval), plusieurs œuvres de Jules Verne. Nous retrouvons toujours le thème de l'épreuve, de la transformation qu’elle engendre et le retour à l'origine.

 

 

Quels messages subliminaux nous ont été transmis dans les littératures ?

 

En conjuguant l'analyse de Jung et les messages subliminaux transmis dans la littérature, j'en arrive à la conclusion suivante.

C'est l'insatisfaction qui pousse l'homme curieux vers de nouveaux horizons, la recherche d'un trésor, d'une connaissance concrète ou spirituelle. Cette recherche le place au-devant d'épreuves qui, en les vivant, le transforment durablement.

Pourtant, toujours insatisfait et s'apercevant que c'est en fait une fuite de lui-même, il finit par revenir au lieu de départ de son voyage et voit alors son environnement d'une vision éclairée grâce à la transformation opérée.

Le symbolisme du voyage se résume dans la quête de la vérité, d'un retour à la source, et cela après avoir affronté de multiples épreuves pour finir par la découverte d'un centre spirituel : le voyage en soi même.

Et de conclure que « le seul voyage valable est celui fait par l'homme à l'intérieur de lui-même ».

 

 

Les trois voyages de l'apprenti au R.E.P

 

Lors de l'initiation, chaque détail symbolique a de l'importance. Le terme voyage n'a donc pas été choisi au hasard ; on ne parle pas de parcours, de promenade, ou encore de trajet. L'archétype du voyage est certainement applicable au voyage initiatique du franc-maçon. Fort de ce premier constat sur le voyage dans l'inconscient collectif et la littérature, me voici doté de pistes pour essayer de comprendre le périple réalisé par l'apprenti lors de son initiation. Je parle toujours de périples, car les voyages ramènent toujours l'initié à son point de départ.

 

Puisque le voyage est symbolique (mais bien vécu), il doit donc être intérieur.

 

Les quatre éléments

 : la Terre, l’Eau, l’Air, le Feu.

 

L'impétrant qui se présente à la porte du temple ne sait pas qu'il part pour trois voyages. Les yeux bandés, il ne peut voir et donc ressent le déplacement.

Son pas est gauche et hésitant, il est soutenu par des protecteurs éclairés que sont le maître de cérémonie et le frère terrible. Son ouïe et son acuité sont développées.

Les trois voyages sont autant d'épreuves que va subir l'impétrant qui va être mis à l'épreuve au-devant des quatre éléments.

 

À ce moment de la réflexion, on peut se poser la question : pourquoi le voyage est-il associé à l'épreuve ?

Dans leurs définitions, « épreuve » et « éprouver » nous donnent des indications.

« Épreuve » a entre autres comme sens : « rite initiatique destiné à juger quelqu'un selon sa réaction » ; ou encore « Exemplaire d'un moulage, d'une estampe, d'une photographie... »

« Éprouver » a entre autres comme sens : « ressentir » et « connaître par expérience ».

L'épreuve dans le voyage est donc importante par ce que nous ressentons, par nos réactions, ou encore l'expérience que nous en retirons.

Ou alors, nous sommes peut-être une épreuve, une image imparfaite du créateur.

 

Sorti du cabinet de réflexion où il a été associé au premier élément la terre, l'impétrant y a laissé son testament et sa vie de profane. Ce lieu est à différencier avec les voyages. C'est le Gaïa de la mythologie. Le sol nourricier d'où toutes les graines prennent racine. C'est le premier état du monde, après le chaos. C'est là aussi que le futur Maçon laisse la dépouille du vieil homme profane qu'il est encore à ce moment-là. Dans ce cabinet de réflexion, tous les ingrédients symboliques sont là pour que le passage dans un Nouveau Monde se produise, comme dans l’Athanor (four des alchimistes) où la fusion des éléments produit la pierre philosophale. Une pierre philosophale que Jung traduit par : « la métaphore du processus d'évolution psychique de tout être humain ».

 

La notion des quatre éléments est un concept universel que l'on connaît en Europe venant du philosophe grec Empédocle, mais dont Aristote développa au mieux le sens en le détaillant. Selon lui, tout sur terre était composé des quatre éléments et des quatre qualités élémentaires (chaud, froid, sec et humide).

Le Tout s'appliquant également à l'homme.

 

Le premier voyage se rapportera à l'eau, le second à l'air, le troisième au feu.

 

Le premier voyage

 

Que représente le premier voyage où l'impétrant est devant l'élément : eau ?

 

Sous un bruit d'orage et du cliquetis des armes symbole des luttes intérieures, l'impétrant doit se défaire des influences extérieures et être maître de son libre arbitre. Il est balloté dans tout les sens, il effectue une course circulaire dextrorsum. Il part de l'occident, passe par le nord, symbole du tumulte de la vie humaine. Il se dirige ensuite vers l'orient et entame le retour vers l'occident par la route du midi. Sa main droite est alors trempée dans l'eau, puis essuyée avec une serviette blanche.

L'eau, source de vie purificatrice peut se métamorphoser en torrent incontrôlable (dualité qui se répète pour les autres éléments). L'eau, avec le temps, polit la pierre brute, c'est donc bien un symbole de purification.

L'analogie avec le baptême est possible. Le rituel d'immersion ou d'aspersion est présent dans les traditions de nombreux peuples. Il est toujours associé aux rites du passage, à la notion de naissance et de mort symbolique. S'immerger dans l'eau a comme principe de se ressourcer, se régénérer, puiser des forces nouvelles, être purifié. « Un baptême philosophique qui lave de toute souillure » (Alain Gheerbrant, Jean Chevalier Dictionnaire des symboles). Si l'on ne s'y perd pas, on en ressort comme un être nouveau. Une mort symbolique, une renaissance. Le symbole de l'eau, force vitale fécondante, en fait la matrice de toute transformation.

Cette épreuve parle à l'âme (l'eau, miroir de l'âme selon Jung) du futur initié. Il doit résister, là où l'entraine le courant des influences extérieures, et il doit penser par lui-même.

C'est peut-être là le début de ce voyage intérieur mis en évidence dans la littérature.

 

 

Le second voyage

 

Que représente le second voyage où l'impétrant subît l’épreuve de l'élément : air ?

 

En acceptant le second voyage, l'impétrant purifié sort la tête de l'eau pour inspirer sa première bouffée d'air.

L'air c'est le souffle de la vie, mais c'est aussi le déchainement des tempêtes. Le futur apprenti est méfiant et pour lui rendre son assurance, il est soumis à la purification par l'air.

Alors que l'orage s’est arrêté, il reste le cliquetis des armes. L'impétrant entame un second voyage circulaire dextrorsum. Des courses circulaires que l'on peut rapprocher des cycles de la vie, des saisons, de la course des étoiles, du temps qui passe. Le premier surveillant imprime par trois fois un souffle devant son visage.

La purification par l'air c'est, nous dit Wirth : « le souffle impétueux de l'opinion générale fait s'effondrer l'échafaudage factice des théories personnelles » (Oswald Wirth, La Franc-Maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes éd. Dervy).Représenté par la maison Dieu dans le Tarot c'est le premier écueil du profane qui orgueilleux, se voit déjà édifier une nouvelle tour de Babel. L'ignorance, le fanatisme, l'ambition vont voir s'effondrer ses désirs. « La tour “Maison Dieu” frappée par la foudre s'écroule, car elle est l'œuvre des mauvais ouvriers » (Oswald Wirth, Le Tarot des imagiers du moyen âge éd. Tchou).

 

Cette épreuve correspond au désir du profane de « réussir sa vie avec ses propres certitudes. Il se donne beaucoup de mal, mais cela le conduira tôt ou tard à ne récolter que ruines et déceptions » (Oswald Wirth, La Franc-Maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes éd. Dervy).

C'est une étape qui parle à l'esprit et à la spiritualité du futur initié.

Je retiens de ce second voyage qu'il est une étape nécessaire dans la perte des illusions personnelles.

C'est selon moi une remise à plat du mental (symbole de l'air) pour permettre au récipiendaire de faire place nette pour sa construction future.

 

 

Le troisième voyage

 

Que représente le troisième voyage où l'impétrant est confronté à l'élément : feu ?

 

Le troisième voyage se fait dans le silence. Face à l'orient, le maître de cérémonie passe par trois fois une flamme sous la main de l'impétrant.

C'est là encore une purification, cette fois-ci à l’épreuve du feu qui lui transmet l'énergie. Il est alors prêt à aller plus haut, vers le spirituel. Ce troisième voyage se déroule un peu plus facilement, car le futur apprenti commence à prendre de l'assurance il maîtrise son pas. Cette troisième étape peut représenter plusieurs symboliques.

Il y a la maitrise de soi : le feu domestique réchauffe, mais dès que l'on en perd la maîtrise il peut tout ravager, car le feu est aussi symbole de la passion et de tout ce qui est excessif. Nous sommes toujours dans la dualité des éléments et leur équilibre précaire.

Le feu, tout comme l'eau, purifie et régénère : en référence aux brulis que l'on effectue sur les cultures afin de permettre un nouveau cycle de récoltes.

De cette idée en découle celle de la transmission éternelle. Ne dit-on pas pour faire perdurer les passions amoureuses « entretenir la flamme » ?

Une citation qui prend racine dans les époques anciennes où, pour avoir facilement accès au feu, l'on devait toujours entretenir une flamme dans le foyer. Dans notre époque moderne subsiste un symbole criant de cette transmission : la flamme olympique. Le flambeau se transmet d'homme en homme et permet ainsi à la flamme de parcourir des milliers de kilomètres. Et cela en veillant à ce que jamais elle ne s'éteigne, pour ne pas rompre la chaîne fraternelle. D'où le dicton : « se transmettre le flambeau ».

Mais l'idée principale que l'on doit retenir de cette épreuve est la fusion. Le feu permet la fusion, et ainsi scelle à tout jamais le lien entre l'initié et la Franc-Maçonnerie

 

Au terme de ces trois voyages, l'apprenti est prêt à recevoir la lumière. Le nombre de trois est à rapprocher de l'âge du nouvel apprenti : 3 ans, ce qui renforce l'idée de cycle.


En conclusion

 

Je comprends ce périple effectué dans le temple comme étant purificateur, ouvrant l'esprit sur toutes les difficultés de l'existence, et permettant de recevoir l'énergie, le feu sacré, opérant en Franc-Maçonnerie.

C'est une renaissance qui est un périple. L'apprenti, après avoir assimilé ses trois voyages, revient à son point de départ, en ignorant, face au grade de compagnon.

 

Je me prénomme Christophe. Le lien entre mon premier sujet d'étude et mon saint patron, celui des voyageurs est troublant. Cependant, je pense que rien n'est vraiment dû au hasard.

De manière plus générale, mes recherches m'ont permis de m'ouvrir à de nouveaux horizons. Justement, je voudrais revenir sur le terme « horizon » développé dans la première partie. C'est au XIVe siècle qu'apparait ce mot dans la langue française. Il décrit la limite apparente de la vision d'un homme sur terre comme sur mer. Mais c'est aussi le lieu de rencontre du ciel et de la terre. L'interprétation symbolique et les découvertes des explorateurs vont sans cesse repousser les limites de cet horizon. Si bien qu'il incite au dépassement de soi, à la recherche d'un idéal inaccessible, et certainement à la rencontre de Dieu idéalisé. L'horizon reste inatteignable, car chaque fois que l'on s'en approche un nouvel horizon apparait, Il se dérobe telle la course irréversible du temps.

Et de conclure que le seul voyage valable est celui fait par l'homme à l'intérieur de lui-même (Alain Gheerbrant, Jean Chevalier Dictionnaire des symboles éd. BOUQUINS).

 

Chr.°.        M.°.

 

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