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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 18:00

    Ce sujet apparemment classique sera traité dans premier aspect utilitaire avec un aperçu symbolique et corporel (I), puis dans une deuxième partie à paraître la semaine prochaine, nous tenterons l'interprétation anagogique qui permet de comprendre le travail dans la lumière (II) du franc-maçon et le véritable sens de la deuxième paire de gants:

 

    I) Comment parler des gants sans commencer par les mains qu'elles contiennent.

 

Le corps est la mesure de toute chose, disait Merleau Ponty à la suite de Protagoras.

La main, premier outil de l'homme, est aussi la somme de toutes ses connaissances.

Ces petits sacs contiennent alors d’incroyables trésors...

Des outils qui nous servent à perser, mesurer les distances, mais aussi les degrés pour la navigation ou l'astronomie. Ils nous ont également servis à transmettre toutes sortes de savoirs en complément de l'oralité et de l’écriture depuis des millénaires.

Cherchant depuis toujours à les protéger contre le froid en les recouvrant de fourrure (§1),  de peau contre les piqûres pendant la cueillette des mures, (§2), ou du feu de la forge, ils seront généralement faits de peau de chevreau (§3). Au moyen-âge, les tailleurs de pierre, les poseurs ainsi que  les mortelliers mettaient également des gants pour se protéger des écorchures et des brûlures de la chaux. Et ainsi imbibé de poussière de minerai, le chevreau devint blanc, jusqu'à devenir le signe spécifique de cette corporation.

Les gants en cuir épais des ouvriers devinrent différents des gants réservés aux Maîtres qui marquaient ainsi leur suprématie sur les exécutants. Les gants sont protecteurs d'une part et signe de compétence accrue d'autre part.

La première corporation de gantiers quant à elle vit le jour en France en 1346.

De part ses points d'ancrage au maçon opératif, au gantelet d'armes (§4) ou de chasse, le gant reste essentiellement masculin.

Les Gaulois font du gant un élément de prestige mais ce sont les Carolingiens qui l’élèvent au rang de symbole religieux.

Parallèlement et pour ne pas perdre le fil, le développement du tricot dû probablement aux Coptes (§5), est accéléré et amélioré par des prescriptions liturgiques qui apparaissent en 785; elles imposent en effet aux évêques et prêtres de porter des gants non cousus, bien ajustés aux doigts, pendant la messe pour la consécration du pain et du vin (§6) .

Ils sont d’abord tricotés en lin, car pour rappeler la tunique du Christ le gant n’est jamais en peau, tricoté en soie naturelle ou blanche, ils seront par la suite colorés, souvent en rouge, jamais en noir.

Le gant devient le troisième attribut épiscopal après la mitre et la crosse.

 

Dans les tarots anciens, les personnages des cartes "II LA PAPESSE" et "V LE PAPE" semblent à première vue habillés de manière similaire. Ils portent tous deux un long manteau. Ils ont tous deux une tiare sur la tête. Il existe pourtant, entre eux, des différences du point de vue vestimentaire, surtout dans les accessoires. Ainsi, la Papesse est toujours montrée mains nues. LE PAPE lui, semble toujours porter des gants.

Quand les hauts prélats, dans les cérémonies très solennelles, se couvrent les mains de gants, un signe, placé sur le dessus du métacarpe, leur rappelle que leur main n'est plus, pour ainsi dire, leur propre main, mais celle du Christ Lui-même qui, par elle, absout, bénit, consacre, commande.( §7)

Ce signe indicateur, durant le moyen-âge surtout, fut quasi toujours un disque d'or, d'argent, de bronze doré et émaillé, qu'une broderie fine a remplacé, le plus souvent, dans les siècles modernes.

Il est intéressant de se remémorer les impressions de Jules Boucher (§8), observant, qu'un magnétisme réel émane de l'extrémité des doigts, estime que les mains gantées de blanc ne peuvent laisser filtrer qu'un magnétisme transformé et bénéfique, d'une assemblée de Maçons, où tous sont gantés de blanc, se dégage une ambiance très particulière,,, et de se demander aussi si ces plaques de métal ne servaient pas aussi pendant les cérémonies d'accumulateur / catalyseur théurgique... 

Dans tout les cas nos gants blancs, filtres symboliques, uniformes rituels, favorisent certainement l'égrégore.

Les Carolingiens, au IXe siècle, en font un symbole religieux et royal, signe d'autorité, d'étiquette et de déférence. Lors des sacres des Rois de France à Reims, le Roi présente des gants blancs.

Ils sont oints d’huile sainte et bénis et à la fin de la cérémonie, ils sont brûlés afin que personne ne puisse les récupérer, les porter et, de ce fait, nuire à l’intégrité de la personne royale.

Le gant va peu à peu représenter non seulement la main, mais la personne toute entière.

En France, dès le XIe siècle, le gant du Roi équivaut à sa présence et même à sa signature et il rend légitime un contrat ; lors d’un procès par exemple, la présence du gant royal justifie le pouvoir juridique du Roi.

De même, dans l’Empire Germanique, une loi oblige à la présence du gant royal afin d’établir le droit de faire battre monnaie, Il assure ainsi puissance et protection.

 

Lors de l’investiture d’un vassal et de la remise de son fief, le suzerain lui remet une paire de gants.

De même, lors de la fondation de l’Ordre du Saint Esprit en 1578, Henri III remet à ses membres des gants brodés, symbole de puissance et d’appartenance.

 

Dès le 15e siècle, le gant entre dans la parure, les femmes le portent à partir de cette époque ; il devient partie du costume, accessoire et bijoux à la fois.

La cour raffinée d’Henri III l’a doté d’une fonction d’embellissement de la main en le parfumant et l’enduisant d’onguents et de crème.

Quand Henriette de France épouse Charles 1er d’Angleterre, son unique cadeau de mariage consiste en six paires de gants enrichies de pierres précieuses tandis que la lecture des inventaires montre combien cet accessoire pouvait se rapprocher du bijou. Anne d’Autriche ne possédait-elle pas trois cent quarante-sept paires de gants ?

Le gant devient d'apparat, élément du laisser paraitre

Il est d’usage de se déganter lorsque l’on serre la main de quelqu'un.

Cette règle a une intéressante origine historique : autrefois, on pouvait craindre que ne fût dissimulée dans les gants une pointe enduite de poison ; c’est pourquoi s’est établie l’habitude d’offrir une main nue et non suspecte. Mais comme ils sont duals, les gants dextre et sénestre, possèdent aussi cette ambivalence symbolique ; ainsi, ne pas retirer son gant pouvait paraître fort discourtois voire même discriminatoire, être assimilé à de la perfidie (§11) ou encore à de la tromperie (§12).

Jeter un gant aux pieds ou a la figure d'un tiers (§13) est signe de défi, voire de provocation en duel...

Cependant, retirer son gant, s’il est une marque de courtoisie, n’a pas un caractère absolu et, comme bien d’autres, est soumis aux lieux, aux circonstances et aux personnes civiles, religieuses ou militaires en présence.

Le gant blanc reste  un symbole de pureté, de droiture, de foi.

Cet élément de la tenue vestimentaire du maçon, comme le tablier blanc et la chemise blanche, entrent en opposition avec les vêtements noirs et sont alors à l'image du Pavé Mosaïque, symbole des dualités et complémentarités universelles, ténèbres et lumière, matérialité et spiritualité, corps et esprit...que le Maçon doit s'efforcer de réunir afin de les intégrer dans son travail et dans le Tout, et qu'ils ne soient plus objets de dualité mais compléments indissociables.

« Montrer main d’ivoire », cette expression des XVIe et XVIIe siècles fait référence aux mains blanches des jeunes filles des familles princières ; afin de conserver cette blancheur, elles devaient se protéger du soleil en portant des gants.

L'ancienne locution propre aux filles «qui ont perdu leurs gants» signifie en effet qu'elles ont perdu leur virginité.

On connaît les vers de La Fontaine :

«Mainte fille a perdu ses gants,

Et femme au retour s'est trouvée

Qui ne sait la plupart du temps,

Comme la chose est arrivée...».

Jadis, la Digitale pourpre était considérée comme une plante magique associée à la magie blanche. En vieux pays celte, les femmes badigeonnaient les interstices du dallage de leurs chaumières avec une préparation à base de "gants-de-Notre-Dame", Leonard de Vinci l'aurait peinte sur le plafond du palais Forza à l'entrée du labyrinthe. Cette plante passait en outre auprès des anciens herbolaires pour, cueillie et infusée selon des rites précis, guérir les maux d'yeux, amplifier la vision.

Donner une paire de gants est, nous l'avons vu, signe d'adoubement.

 

La deuxième paire est pour la femme idéale, l'âme sœur, la parèdre, dans le monde physique, de la Mère-Éternelle, la Natura Naturanda (§14)».femme digne de «l'Amour Parfait». (§15)Il apparaît que l'image qui nous est donnée de cette compagne serait au-delà  de l'humain et tendrait vers un absolu qui ne peut être qu'au-dessus des querelles sexistes. C'est l'être auprès duquel il vous est possible, même en perdition de vous ressourcer, de vous retrouver, voire de renaître.

Donc dès le début de l'initiation du maçon spéculatif, la recherche de sa moitié est inscrite.

Au dix-huitième siècle, la grande époque de la Franc-Maçonnerie, on donnait le nom de clandestine à la femme jugée la plus digne par le nouveau Maçon. Ce terme vient du latin clandestinus, qui a pour suppôt le même latin clam signifiant secret, caché.

 

Nous pouvons donc supposer qu'il s'agissait là de la Dame de pensée des Cours d'Amour, des trouvères et des troubadours, et donc proche en temps que tradition de l'Amour parfait, cher à Dante, aux Cathares et à toute la Chevalerie médiévale.

Alors cette Dame idéale est peut être philosophale, et  peut être aussi à chercher à l'intérieur du maçon lui même, et à rapprocher du Rebis alchimique.

La réunion de ces 4 mains par la claire vision semble être une des conditions de l'accomplissement du maçon.

 

 Ces 4 mains, je les avais déjà aperçues auparavant, sur le blason d'une petite ville de haute Provence, Manosque, que l'on trouve sous le nom de Manoasca en 978 (§16) avec depuis des interprétations étymologiques diverses et variées.

Les armoiries de Manosque, qui datent de 1559, sont ainsi décrites:

 

« Écartelé d'azur et de gueules, à quatre mains appaumées d'argent, deux dextres et deux sénestres, posées une dans chacun des quartiers, les pouces affrontés.»

 

Et c'est bien de mains  (§17) d'argent (§18), donc blanche qu'il s'agit...

Étonnant, quand on y pense, de représenter la main droite à gauche et la main gauche à droite, à moins de se trouver face à une image miroir.

Mais le plus intéressant se trouve être la devise de cette armoirie : "Omnia in manu Dei sunt", que l'ont peux traduire par : « Tout est dans les mains de Dieu ».

C’est donc dans l'union de ces mains gantées que s'opère l'œuvre, une œuvre qui dépasse le rôle de l'apprenti. Les gants blancs du maçon spéculatif, pour celui qui le porte sont un signe d'humilité, ils sont Blancs, purs, innocents (§19),  et rappellent par cette éclatante blancheur comment doit se comporter le maçon face l'œuvre, sur son long chemin ; il devra tout faire pour les tenir immaculées car il les porte philosophiquement aussi dans le monde profane.

 

J.°.E.°.D.°.   R.°.L.°. "Les Ecossais de Saint Jean" 

(A suivre le 27/4 : II) Les gants blancs et le travail dans la lumière" par E.°.R.°.  R.°.L.°. "Les cherchants Ecossais")

 

 

 

§1-Son histoire est ancienne. Les premiers gants sont représentés sur les parois d’une grotte sous-marine du Paléolithique supérieur, soit 27 000 ans avant notre ère.

 

 

 

§2-L'histoire des gants remonte à l'Antiquité. Dans certaines traductions de l'Odyssée d'Homère, Laërte est décrit marchant dans son jardin avec des gants afin de se prémunir contre les mûres sauvages.

 

 

 

§3-« Les gantelets formés de mailles ou de lamelles de fer qui se chevauchent, gardent les mains du chevalier des blessures, mais surtout des contacts impurs. Qu'il n'oublie point que toute sa force vient de Dieu, le souverain Seigneur et qu'après avoir déposé ses armes et ôté ses gantelets il lui reste l'impérieux devoir de joindre ses mains nues pour rendre grâce par la prière à Celui qui lui donna la force de vaincre... »  - Raymond Lulle.    

 

  Gannat_-ancien-.svg-1-.png

 

 Les devises du blason de St Gannat sont:

 

- « Qui s'y frotte s'y pique si gant n'a! ».    

 

- « Nul ne s’y frotte sans gantelet ».

 

 

§4-Pour la ganterie, les peaux de chevreaux et d’agneaux sont principalement utilisées en raison de leur résistance et de leur souplesse. Quand elles sont travaillées du côté chair, on parle de gant « suède », et du côté poil (ou fleur), de gant « glacé ».

 

 

 

§5-La technique du tricot, due probablement aux Coptes, gagne les pays du monde islamique via les conquêtes des Arabes : la Syrie en 632, Jérusalem en 635 – ce qui va provoquer les Croisades, l'Égypte en 640, le Maghreb en 647 ; ils montent ensuite vers le Portugal et l'Espagne en 711, la Sicile en 720, la France où comme chacun sait ils sont arrêtés à Poitiers en 732, les Maures restent en Espagne jusqu'en 1492.

 

 

 

§6-En-dehors de cette interprétation qui s'impose, les gants pontificaux possèdent un autre sens symbolique dont plusieurs textes liturgiques nous sont garants : c'est qu'ils sont "l'emblème de la pureté du Christ", dont le pontife doit revêtir ses mains avant de célébrer les rites sacrés. Saint Brunon, au XIIe siècle, affirma ainsi ce symbolisme : "Vous demandez peut-être pourquoi les mains sont couvertes de gants de lin; je répondrai en deux mots : pour qu'elles soient chastes."

 

Mais le texte même de la bénédiction liturgique des gants d'un nouveau pontife est bien plus précis et formel. En voici la traduction fidèle : "... Entourez, Seigneur, mes mains de la pureté du nouvel homme qui est descendu du ciel, afin que, comme Jacob, votre bien-aimé, les mains couvertes de la peau des chevreaux, a obtenu la bénédiction de son père en lui offrant une nourriture et un breuvage très agréable, de même, je mérite, la bénédiction de votre grâce par l'oblation que nos mains vous font de l'hostie salutaire"... (De consecratione electi in episcopum Pontificale Romanum).

 

 

 

§7-Les gants sont remis à l’évêque dès le IXe siècle lors de son investiture en même temps que sa bague et ses sandales. Une fois les mains ointes et bénites, les gants permettent de les protéger contre les souillures du monde matériel et de conserver ainsi leur pureté. L’évêque ne porte ses gants qu’à la messe conjointement avec les sandales. Il les prend immédiatement après la dalmatique ; un acolyte les lui offre sur un plat, le diacre lui passe le droit et le sous-diacre le gauche. Il les retire quand il a fini de réciter l’Offertoire. Lorsqu’un évêque est dégradé, ses gants lui sont ôtés des mains par les diacres.

 

Au XIe siècle, les abbés obtiennent le droit de porter des gants brodés d’une croix. C’est la couleur des gants qui va alors indiquer la fonction du prélat : rouge pour le cardinal, violet pour l’évêque et blanc pour le pape.

 

 

§8Les gants blancs sont, en Maçonnerie non seulement un symbole, mais encore objets rituels. On sait, de façon certaine, qu'un magnétisme réel émane de l'extrémité des doigts et les mains gantées de blanc ne peuvent laisser filtrer qu'un magnétisme transformé et bénéfique. D'une assemblée de Maçons, où tous son gantés de blancs, se dégage une ambiance très particulière que ressent d'ailleurs très nettement le moins averti. Une impression d'apaisement, de sérénité, de quiétude, s'ensuit tout naturellement. La modification apportée par ce «signe extérieur - est plus profonde qu'on pourrait être tenté de le croire. Il en est ainsi d'ailleurs pour maints de nos symboles, qui deviennent efficients lorsque, du plan - mythique…ils passent sur le plan -rituel-... » \cf. Jules Boucher : La Symbolique Maçonnique. \Dervy éditeur l981).   

§11-Hérodote, dans son Enquête (440 av. J.-C.), raconte comment Léotychidas a été incriminé par un gantelet rempli d'une somme d'argent qu'il avait reçue comme un dessous de table.        

§12-A côté de leurs fonctions de protection, les gants dissimulent aussi la personne qui les porte.    

Le voleur qui ne veut pas laisser d’empreinte doit penser à les enfiler. Dans le but de tromper, ils deviennent fort utiles. Il est fait mention d’un tel usage dans la Bible lorsque    

Rebecca, pour tromper le vieil Isaac, recouvre les bras d’Esaü de peau de chevreau afin qu’il prenne la place de son frère aîné. (Genèse, c.27, 16).« Rebecca prit les plus beaux habits d’Esaü, son fils aîné, qu’elle avait à la maison, et en revêtit Jacob, son fils cadet. Avec la peau des chevreaux, elle les lui couvrit les bras et la partie lisse du cou. » (Genèse, 27- 15, 16)    

Dans le domaine religieux, La Bible est le premier ouvrage à évoquer une peau couvrant les mains. Le magicien a encore aujourd’hui recours à un tel stratagème ; le spectateur, captivé par les gants blancs, ne se rend pas compte de l’illusion opérée par le prestidigitateur !    

§13- Une légende italienne, que nous sommes porté à croire fort antique, raconte qu’un Juif, appelé Malc, donna à Jésus un soufflet avec un gant de fer ; en punition, il est condamné à vivre sous terre, tournant toujours autour d’une colonne (sans doute la colonne où Jésus fut attaché) ; à force de tourner, il a creusé profondément la terre sous ses pas. Il se frappe avec désespoir la tête contre cette colonne, mais il ne peut se donner la mort, car sa sentence est de souffrir ainsi jusqu’au jugement dernier. Le nom originel de ce personnage est Malc et non Marc (bien que cette dernière forme soit la plus répandue), et c’est bien le même Malc auquel saint Pierre coupa l’oreille et que Jésus guérit. Dans tous les mystères du Moyen Âge, on le représente comme ayant pris part aux tortures de Jésus, malgré le bienfait qu’il en avait reçu. Un curieux passage d’une chanson de geste nous a seul conservé une légende fort semblable où Marcus, qui n’est plus le soldat blessé par Pierre, mais le lépreux guéri par le Seigneur, frappe le Christ, et est l’objet d’une malédiction particulière, à l’aide de laquelle on expliquait bizarrement l’incurabilité de la lèpre :

 

Dius, tu garis Marcus, ki tous fu enleprés :Mesiaus fu de viaire et de bouche et de nés,Li premiers hons en terre ki en fu encombrés.Ice fu li premiers, dire l’oï letrés,Ki te mist a l’estache quant tu i fus menés,Et tu le maudesis, meïsmes Damedés,Ke jamais pour s’amour ne fust lepreus sanés,Ne sera il pour voir, ja Dius n’en ert faussés 5.Répandue à Venise, à Naples, en Sicile, la légende de Malc a donné lieu à des expressions proverbiales qui en attestent la popularité 5. Fierabras, v. 1186 ss.    

§14-rites de Memphis Misraïm et Misraïm, en vous relisant ce que dit le V\M\ : « La seconde paire, vous l'offrirez à la Femme que vous chérissez le plus, non pas pour sa beauté matérielle, non pas pour l'attrait qu'elle constitue pour vos sens, mais à la Femme qui concrétise pour vous, à son maximum, l'Âme-Soeur, la Femme-Idéale, la parèdre, dans le monde physique, de la Mère-Éternelle, la Natura Naturanda».    

§15-ROBERT AMBELAIN, dans son ouvrage : SCALA PHILOSOPHORUM OU LA SYMBOLIQUE MACONNIQUE DES OUTILS,  Se rapportant à Oswald Wirth.    

§16--L'étymologie réelle et le sens du toponyme sont encore à l'heure actuelle sujets de controverses. Les formes les plus anciennes connues sont Manoasca (978-984), Manuasca (1013), Manoascha( 1019), Manoscham (1205)  et enfin Manosque au XVIè siècle. Plusieurs explications sont proposées:

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1. du pré-indo-européen *man-, « rocher, hauteur» (  cf. Mane, Alpes-de-Haute-Provence) et suffixe ligure -asca ( A. Dauzat et Ch.Rostaing)

 

2. du latin manua, « poignée, gerbe» et suffixe celtique -osca ( A. Nègre ) ou suffixe ligure -asca (Deroy et Mulon). Le composé manua-osca aurait eu le sens du provençal magne, « botte de paille peignée pour toiture ».

 

3. un rapport d'appartenance à un fondateur ou à un propriétaire comme pour Tarascon à moins qu'il ne s'agisse d'une référence à la ville de Mane toute proche dont Manosque n'aurait été qu'une dépendance ( Deroy et Mulon).

 

§17---ÉTYMOL. ET HIST. − 1690 hérald. (Fur. : Appaumé [...] qui se dit d'un Escu chargé d'une main étenduë, & qui monstre la paulme : sur quoy quelques Blasonneurs ont dit en proverbe, Je te donneray les Armoiries de Varroquier, pour dire, Je te donneray un soufflet, a cause que ses armes sont une main appaumée). Dér. de paume*; préf. a-1*; suff. *.

 

§18-L’argent est, en héraldique, un métal de couleur blanche.  En représentation monochrome, il est symbolisé par un fond blanc, uni et sans aucune hachure Dans les armoiries imaginaires, l'argent est le seul des sept émaux (or, argent, gueules, sable, azur, sinople et pourpre) et des fourrures (hermine et vair) utilisés qui n'a jamais de signification péjorative.    

§19-Car on dit aussi que les gants blancs du Maçon signifient que ses mains sont nettes parce qu'il n'a pas participe au meurtre d'Hiram.

 

 

 

 

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