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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 19:00

Développement cosmogonique du centre

  13.jpg

Nous avons développé dans un précédent article, l’idée que le centre est synonyme de point primordial, c'est-à-dire à l’origine du tout. Ce dernier est considéré, au plan métaphysique, comme sans parties, non manifesté et immuable. Ceci explique sa puissance sans limites.

Seule une volonté supérieure peut en déterminer une expression limitée.

Cette volonté se traduit au niveau de la représentation par un rayon, ou un nombre indéfini de rayons, qui peuvent varier, ainsi que les cercles qui en découlent. On peut en déduire que le rayon produit et mesure le monde ainsi manifesté. Il est traditionnellement conçu comme l’expression de la puissance céleste, ce qui explique sa présence dans les loges maçonniques par l'entremise de l’épée flamboyante. Cette « épée rayon » transmet la lumière primordiale sur les colonnes et la loge qui devient une image du microcosme et du macrocosme (Imago Mundi).

 

Cette volonté ainsi exprimée est sans influence sur le point d’origine qui contient toutes les expressions potentielles de manière invariable. Au plan maçonnique, ce point primordial ou principiel peut être analysé comme la porte étroite.

Au niveau de la représentation tant graphique que mentale, il faut souligner que par nature, la représentation en deux dimensions minore la puissance illimitée du centre.

Cette minoration est nécessaire pour les compagnons traceurs que nous sommes, car elle génère toutes les figures géométriques qui produisent un sens dans un monde manifesté. (Mandorles, rosaces, quadratures, représentations tri unitaires et axiales, etc.). Les figures ainsi produites devront être extrapolées au niveau supérieur pour en retrouver la signification ontologique.

 

Ce qui nous intéresse est donc l’intériorité de ce cercle que nous tenterons de qualifier en fonction de ce que nous pouvons mesurer, en l’occurrence son rayon. En effet, le périmètre-circonférence du cercle est la manifestation du point d’origine via le compas ou le cordeau pour nos glorieux ancêtres. Il se manifeste géométriquement sur notre feuille de papier (en deux dimensions), ce qui nous fait dire que chacun des points en nombre indéfinissable qui constituent cette circonférence a les mêmes qualités de puissance que le centre du cercle. A ce titre, par la duplication qu’ils représentent, ils peuvent recevoir l’application du compas en sa pointe. Reste à définir l’ouverture du compas souhaitable qui en loge varie en fonction du degré d’éclairement du grade considéré.

 

Le point dupliqué sur la circonférence ne peut être autre que la volonté initialement exprimée. Cette volonté initiale est concrètement appliquée par le compas sur notre feuille de papier et se traduit par le rayon.

C’est donc le rayon qui sera la longueur d’onde dans l’expression de la manifestation géométrique sur notre feuille. Le compas reprend sa course circulaire à partir d’un point choisi sur la circonférence, pour faire naître un cercle identique au premier.

Les deux cercles se croisent à deux points d’intersection qui sont à la fois, la production du point primordial et de son jumeau dupliqué. Il convient de réitérer l’opération jusqu'à ce que le cercle soit entièrement entouré de cercles du deuxième rang. On notera que la duplication des successibles implique une notion temporelle liée à l’espace, qui n’a pas lieu d’exister au sein du point primordial. 

Cette situation nous donne six points qui, reliés de proche en proche par une ligne droite de même longueur que le rayon, nous révèlent un hexagone.

Si on relie par une droite chacun des six points au centre originel on obtient un Chrisme, soit une croix tridimensionnelle indiquant les six directions de l’espace bien connues du franc-maçon.

Il est important de poursuivre nos constatations jusqu’au bout.

 

Chacune de ces directions est jointive en ligne droite avec son opposée. Les opposées de mêmes naissances se situent sur trois droites appelées diamètres dans notre représentation.

On en déduit que la totalité du centre s’exprime en trois axes subdivisés chacun en deux directions.

On en conclut que la manifestation se fonde sur le trois axes. Il faut donc rechercher la figure géométrique qui exprime le trois et le sens inverse.

Le trois est représenté par un triangle montant. Sa valeur inversée existe aussi, c’est le triangle descendant.

Si on hémisphérise le cercle en fonction d’une ligne de partage entre le haut et le bas, on obtient deux triangles entrecroisés, l’un montant, l’autre descendant. L’un est le miroir inversé de l’autre.

Les 6 angles et points de contacts avec le cercle sont une production de la puissance du centre.

La puissance se traduit par le rayon (la règle divine) et l’ouverture du compas (l’Esprit Saint).

 

On conclura aussi que la puissance est double et inverse dans son diamètre.

6 représente la totalité manifestée sur la feuille de papier (il correspond aux 6 jours de la création) et le 6 est deux fois trois.

Le trois est racine axiale de la manifestation, ce qui explique la présence du delta lumineux ou de l’hexagramme en loge.

 

Le trois-double est donc l’expression d’une manifestation originelle que l’on peut représenter soit par le chrisme pour sa triple expression axiale et volumétrique, soit par l’hexagramme pour sa double représentation plane. Les deux points de vue sont identiques par leurs significations correspondantes dans deux états différents.

Sur un plan individuel de la représentation de l’homme dans la figure, on remarquera que l’universalité cosmogonique de l’hexagramme s’associe à l’image de Saint André en Croix, les membres en X représentent les quatre directions sur le plan. L’Axis Mundi passe du sacrum jusqu’à la fontanelle dans une version à deux dimensions et par le nombril qui le relie à la terre  (ombilic axial) dans une version chrismique à trois dimensions.

 

Dans ce dernier cas, l’hexagramme peut être représentatif de toutes les dimensions, en représentant le point principiel au centre de la figure par une certaine lettre. Le point principiel étant sans parties ni limites ne peut être dessiné. C’est une universalité qui n’existe pas dans d’autres figures comme le pentagramme.

 

 

La production de la manifestation à partir d’un centre ontologique, remets l’individu dans un état de conscience intuitive qui le relie à un vaste ensemble au-delà de tous raisonnements relatifs.

 

1er étape : le point primordial exprime sa puissance dans toutes les

 

 dimensions de l’espace, ici représenté sur une dimension.

                                      P …………………………P1

 

2ème : Chacun des points de la circonférence possède la même puissance et donc le même rayon d’action. Deux points d’intersection apparaissent comme des appuis pour renouveler l’opération.

 

 deux-cercles-secants-mandorle.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3ème : l’opération se renouvelle 6 fois faisant apparaître une rosace, six rayons formant chrisme formé de trois droites axiales et un hexagone.

 

RAYON-AU-CERCLE-HEXA.JPG

 

 

6.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 4ème : l’effet miroir du chrisme établi la valeur 3 au double, ainsi trois directions de l’espace ont leur opposées. Le trois est donc la base, représentée par le triangle en deux dimensions qui doit lui aussi avoir son double. Il peut se concevoir en ligne de partage hémisphérique, selon l’effet miroir (le haut et le bas) ou cosmogonique par l’expression identique inversée et solidaire, à savoir le double triangle inversé, entrecroisé.

 

Eri\Rom\

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Published by écossaisdesaintjean - dans MORCEAUX D'ARCHITECTURE

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