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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 20:02

«  LA CLE D’HIRAM »

par  Christophe Knight et Robert Lomas (1997) - Editions J’AI LU -      

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Arnaud d’Apremont

« 3 ème  partie des notes de lecture (en 4 parties)

de Tha.°. Coq.°.  et Elth.°. Bia.°. «  Ecossais de l'Hermione  »

 

3ème partie

 

X. Mille ans de luttes ……………………………………………………………….. 265

Les débuts de la nation juive - Israël et Juda -   …………………………………   265

L’exil à Babylone - 586 avJC destruction du temple de Jérusalem - ……………   268

Le prophète de la nouvelle Jérusalem - Ezéchiel, « que Dieu rende fort » - ….   274

Le temple de Zorobbabel - « fils de Babylone » - ……………………………..    283

Nouvelle menace pour Yahvé - La pensée grecque, Alexandre le Grand - …….    285

 

XI. Le pesher de Boaz et Jakin …………………………………………………..   294

Les manuscrits de la Mer Morte - La « vérité » face aux dogmes de l’Eglise romaine - ..   294

Les livres des Maccabées manquants - Une différence entre les Bibles romaine et protestante -  301

Les élus de Juda - La communauté de Qumran - ……………………………….   303

Midrash, pesher et parabole ……………………………………………………. 310

Les secrets de Qumran - L’« Assomption de Moïse etc. » - …………………….  313

Les piliers jumeaux ……………………………………………………………… 320

 

Planches photographiques (non produites)…………………………………     336-351

 

XII. L’homme qui changea l’eau en vin …………………………………………   352

La course contre le temps ... pour libérer la Terre Sainte de la « loi romaine » - .  352

La nouvelle voie vers le royaume de Dieu - « Faites attention aux mots... » - …  366

L’arrestation du pilier royal - « La prophétie de l’étoile » - ………………….     372

Le procès et la crucifixion - « deux mille ans d’antisémitisme » - ……………     380

Les symboles de Jésus et Jacques …………………………………………….     388

L’ascension du menteur - « Saül-Paul » - …………………………………….      394

Le trésor des juifs - La guerre de 66-70 - Les trésors sacrés cachés sous le Temple -  405

 

XIII. La résurrection ……………………………………………………………    414

Les survivances de l’Eglise de Jérusalem - L’Eglise celtique………………....   414

Le manuscrit de la « Jérusalem céleste » - Symboles maçonniques -   ………   430

L'impact des manuscrits nazôréens - Un siècle de construction de Cathédrales, d’abbayes  438

 

XIV. La Vérité éclate ……………………………………………………………   441

La prophétie devient réalité - Bereshit Rabbati - L’Inquisition -   ……………   441

La crucifixion de Jacques de Molay   ………………………………………..      453

La preuve physique - « Le Linceul de Turin » - La fin des « âges sombres » -.    458

Le message se répand - Le voyage vers La Merica -   …………………………  462

Le pays de l’étoile appelée La Merica ……………………………………….    466

 

XV. La redécouverte des manuscrits perdus……………………………………… 471

Le refuge écossais - William Wallace, Robert Ier Bruce - ………………………. 474

Retour à Rosslyn ………………………………………………………………… 483

Que la lumière soit - Rosslyn, un sanctuaire, pas une chapelle -………………..   489

Le secret perdu de la maçonnerie de Marque redécouvert - Les premiers et deuxième degrés - ….  498

Le protecteur qui épargna Rosslyn - Oliver Cromwell - ……………………….  507

Sous le sceau de Salomon - Si tatlia jungere possis sit tibi scire possis - ……….  510

Exhumer les manuscrits nazôréens     ………………………………………….. 513

Post-scriptum (Préliminaires à d’éventuelles fouilles)    …………………………. 517

 

3ème partie

 

X. Mille ans de luttes

 

Les débuts de la nation juive - Israël [31] et Juda [32] -

 

(p 265-266) La mort du roi Salomon intervient « presque… mille ans avant celle du dernier et plus célèbre prétendant au - titre de roi des juifs - ». Ces mille années se caractérisent par la recherche d’une identité et l’élaboration d’une théologie et d’une structure sociale qui seraient propres au peuple juif.

Après la mort de Salomon, le pays d’Israël au Nord et le pays de Juda au Sud sont séparés.

- Pendant des siècles Israël est en proie à « la guerre », au « meurtre » et à « la traîtrise » ; le général Jéhu « l’individu le plus infâme de cette époque » se livre à des massacres et assassinats, souvent dans un but politique, mais il est « dit que ces – nobles - actions réjouirent Dieu » (cf. extrait du 2ème livre des Rois 10, 30, p 266).

- Juda s’efforce de maintenir  une stabilité pendant 3 siècles et demi. « La lignée royale davidique » perdure plus de 400 ans, ce qui contraste avec les « huit changements dynastiques révolutionnaires » vécus par Israël, pendant les deux premiers siècles.

 

(p 266-268) Pourquoi Israël et Juda ont-ils évolué aussi différemment ? La géographie de Juda, pays d’accès plus difficile aux envahisseurs, ne serait pas une explication suffisante. Pour Chris et Rob, « la continuité de la lignée royale davidique sur une période aussi longue s’explique principalement par le fait » qu’on lui reconnaît un « droit divin de régner », … suivant la tradition égyptienne. Au royaume de Juda, diverses cérémonies annuelles suivraient les modèles égyptiens et babyloniens, montrant l’importance centrale du roi et réaffirmant le droit ancien et sacré du roi à gouverner.

 

L’exil [33] à Babylone [34] - 586 avJC  destruction du temple de Jérusalem -

 

(p 268-269) En 721 avJC les assyriens envahissent le royaume d’Israël, puis en 597 avJC, celui de Juda. Le grand roi babylonien Nabuchodonosor (Nebuchad-nezzar) s’empare de Jérusalem ; il emmène en exil le roi Joiakîn (Jehoiachin) avec sa cour et les intellectuels du pays ; il désigne un nouveau roi à sa solde, Sédécias (Zedekiah). 3.000 personnes auraient été emmenées à Babylone ; on a retrouvé des tablettes cunéiformes (dans les ruines de Babylone) qui concernent les captifs et nomment le roi Joiakîn et ses 5 fils.

Pour libérer Juda, en 589 avJC, une rébellion est provoquée par des éléments pro-égyptiens de la cour de Sédécias (l’Egypte est l’ennemi de Babylone). Nabuchodonosor réagit immédiatement, attaque les villes de Juda et reprend Jérusalem en 586 avJC ; Jérusalem et son temple sont détruits en grande partie. Sédécias est contraint  d’assister à l’exécution de ses fils et on lui crève les yeux. D’après Jérémie 52, 29, huit cent trente-deux nouveaux captifs sont envoyés en exil.

 

(p 269-270) Au Vème s. avJC, l’historien grec Hérodote  visite Babylone, ville cosmopolite qui s’étend sur les deux rives de l’Euphrate, en formant un carré qui ferait 25 km de côté ; il décrit la splendeur de cette ville gigantesque. « Dans Babylone, s’[élève] la haute ziggourat de Bel, pyramide à 7 niveaux – aux couleurs du soleil, de la lune et des 5 planètes – en forme de tour, et au sommet de laquelle se [trouve] un temple » ; cette magnifique structure aurait été la source d’inspiration  de l’histoire de la tour de Babel. Aujourd’hui, « l’archéologie vient appuyer le témoignage d’Hérodote et le confirme comme un témoin digne de foi ».

 

(p 270-272) A leur arrivée à Babylone, les exilés découvrent la monumentale et resplendissante porte d’Ishtar avec les dieux de la ville : Mardouk – divinité-dragon - , Adad - dieu du ciel sous forme de taureau - , et Ishtar - déesse de l’amour et de la guerre symbolisée par un lion -. Jérusalem et son temple sont vraisemblablement bien humbles à côté de Babylone.

- Cependant, les juifs découvriraient une théologie « étonnamment familière » car dérivée d’une ancienne source commune sumérienne, comblant même les vides dans leurs propres histoires tribales de la Création et du Déluge.

Yahvé reste le dieu particulier de la nation juive, mais les exilés adopteraient les dieux babyloniens dès leur arrivée, par respect du dieu ou des dieux du lieu « visité » ; à l’époque, chaque dieu est considéré comme ayant une zone d’influence sur un territoire donné.

- Il est généralement admis que les intellectuels juifs rédigent pendant leur captivité à Babylone, la plupart des cinq livres de la Bible. En se servant des informations sur le commencement des temps obtenues auprès de leurs ravisseurs, les juifs seraient en mesure de reconstruire la Création du monde par Dieu et d’enrichir l’histoire d’événements comme le Déluge. Ces écrits sont un « mélange... de faits historiques... de mémoires culturelles... de mythes tribaux… » et d’« inventions » pour combles les vides historiques ou pour transmettre « un message ».

 

(p 273-274) Voici un exemple qui concerne le choix des noms de personnes :

Les noms de la Bible ne sont pas « de simples désignations populaires » ; ils véhiculent « des significations importantes ». Le philologue allemand John Allegro, spécialiste des langues sémitiques a découvert que « le nom de Jacob [découle] directement du sumérien IA-A-GUB, signifiant « pilier », ou plus littéralement « pierre levée. Dans la Genèse 28, 18, … Jacob dresse une pierre comme une stèle pour relier le ciel et la terre à Béthel… Plus tard, dans... Genèse 31, 45, il en élève une autre, peut-être à Miçpa… Béthel signifie - maison de Dieu - un point de contact entre le ciel et la terre …  Miçpa signifie - tour de guet - lieu de protection contre l’invasion ». Les auteurs de la Genèse communiquent sans doute « quelque chose de très important en appelant ce personnage « Jacob  … quand le texte biblique [change] son nom en « Israël*, cela [signale] … que les piliers du nouveau royaume [sont] en place et que la nation [est] prête à recevoir son propre nom… antécédent… nécessaire à l’établissement d’une royauté ».

 

Le prophète [35] de la nouvelle Jérusalem - Ezéchiel [36] , « que Dieu rende fort » -

 

(p 274-275) Selon Chris et Rob, le prophète Ezéchiel serait « une des figures les plus étranges - mais des plus importantes » dans leur reconstitution de l’exil babylonien. « … les écrits qui lui sont attribués… ont nourri la théologie de Qumran » et les personnes qui formeront l’Eglise de Jérusalem. Ezéchiel est l’architecte du Temple imaginaire et idéalisé de Yahve;ce Temple serait le plus important de tous.

 

(p 275-276) Ezéchiel était un prêtre du Temple et membre de l’élite envoyée en exil en 597 avJC ; la chute de Jérusalem et la destruction du Temple ont une signification importante pour lui : « Les juifs avaient désobéi aux lois divines et profané les choses sacrées, y compris le Temple… La destruction de Jérusalem et celle du Temple  représentaient une mort, tandis que la nouvelle cité attendue et le Temple reconstruit seraient une résurrection... ».

 

(p 276-278) En nov. 591 avJC Ezéchiel est dans sa maison de Nippour en Mésopotamie. Les Anciens de Juda en visite sont assis en face de lui ; ils sont venus pour entendre des messages de Yahvé. Le prophète tombe en transe, et comme s’il était dans le Temple de Jérusalem « … il vit toutes sortes d’images murales représentant de - misérables abominations - et toutes sortes de scènes mythologiques, autant de motifs qui semblaient restituer des pratiques syncrétistes d’origine égyptienne. Soixante-dix anciens de la maison d’Israël participaient aux mystères secrets et tenaient des encensoirs » (Peake’s Commentary on the Bible, op. cit.). La vision montre que ce sont les Anciens eux-mêmes qui sont impliqués dans ces rites secrets ; le verset (Ezéchiel 8, 8) introduit cette vision et explique comment le prophète « espionne » ce qui se passe. Serait-ce en rapport avec la tentative infructueuse pour obtenir de Sekenenrê Taâ II les secrets du sacre ? … sachant qu’on n’est plus dans le Temple de Thèbes avec les secrets originels, mais dans le Temple de Jérusalem avec les secrets substitués.

 

(p 279-280) On imagine les propos du prophète : «  … vous avez exécuté vos mystères secrets, venant de l’Egypte païenne, fondés sur le culte du soleil et n’accordant aucune place au Dieu de nos pères. Vous êtes les plus grands pêcheurs de tous et il est juste que Yahvé vous ait punis ».

- La réponse des Anciens déjà brisés par l’exil serait : « Mais ce sont les secrets donnés à la Maison royale de David par Moïse lui-même ! … Que devons-nous faire ? »

- Les conseils du prophète seraient : « … d’abord reconstruire le Temple dans vos cœurs et le Temple de pierre suivra… garder vos secrets, … mais expurger l’histoire égyptienne et utiliser les grandes vérités qui y sont tout de même contenues pour votre œuvre de reconstruction du Temple. Ayez connaissance de vos secrets… mais ayez d’abord connaissance de votre Dieu. » 

- Telle serait l’explication de cette importante vision d’Ezéchiel. A ce moment de l’histoire du peuple juif, l’histoire de Sekenenrê deviendrait celle d’Hiram « qui fut perdu » parce que Ezéchiel voulait enlever les traces du rituel égyptien.

- Le livre d’Ezéchiel « prophétise » aussi la réunification des pays d’Israël et de Juda, et une Alliance renouvelée avec Yahvé qui a retrouvé son sanctuaire au milieu de son peuple.

 

(p 280-282) En 573 avJC Ezéchiel est en captivité depuis environ un quart de siècle ; il exprime sa vision la plus célèbre où apparaissent « ce qui ressemble à une ville », puis le Temple qu’il évoque avec de nombreux « échos » maçonniques (se reporter au livre pour les descriptions)…. Et…

« Finalement l’imagination d’Ezéchiel établit les règles du clergé qui deviendraient celles des esséniens de Qumran (R. Eisenman et M. Wise, The Dead Sea Scrolls Uncovered, op. cit) … Le modèle du nouvel ordre est né et l’image du – temple à venir – va devenir plus importante que le Temple perdu ».

 

Le temple de Zorobbabel, « fils de Babylone »

 

(p 283) En 539 avJC Cyrus roi des perses s’empare de Babylone sans effusion de sang ; il permet aux juifs de retourner à Jérusalem et  restitue les trésors que Nabuchodonosor avait pris dans le Temple. Juda devient une province perse. Les enfants qui avaient quitté Jérusalem y reviennent vieillards ; le retour d’exil est un choc pour les exilés comme pour ceux qui sont restés. Les exilés ramènent des idées qui ont « incubé en captivité » et bâtissent « une nouvelle et puissante alliance avec Yahvé ». Le roi Zorobbabel [37] (Zerubbabel), descendant de David, fait reconstruire le Temple (avant la fin du VIème s. avJC).

 

(p 284) Pendant la captivité à Babylone, le terme « juif » (c. à d. « membre de la tribu de Juda ») aurait été instauré, ce qui serait à l’origine d’un nouveau et puissant sentiment de nationalité qui se développe ; ce sentiment se fonde sur la reconstruction du Temple, l’application de règles religieuses strictes et d’obligations issues du livre de la Loi imposé par les exilés. Les bâtisseurs de la nouvelle Jérusalem (s’)imposent la vision spécifique de « peuple de Yahvé » ; ils protègent cette spécificité par « des mesures comme la proscription des mariages avec des non-juifs. De cette manière les tribus du Levant – autrefois distinctes - [deviennent] une race ».

 

Nouvelle menace pour Yahvé - La pensée grecque, Alexandre le Grand -

 

(p 285) L’influence des babyloniens et des perses est manifeste dans les écrits de l’A.T.. Mais, au milieu du IVème s. avJC, apparaît la culture grecque, « radicalement nouvelle », qui aura un impact beaucoup plus profond sur le judaïsme.

 

(p 285-286) « Pendant qu’à Jérusalem l’ordre social s’[organise] autour du clergé et de l’apaisement d’un Dieu exigeant, les penseurs grecs [produisent] une nouvelle classe de philosophes, de scientifiques et de poètes. Le monde  [prend] connaissance de cette nouvelle puissance majeure » par les exploits du roi macédonien Alexandre [38] le Grand, un des plus grands chefs militaires de l’histoire. Il constitue un empire qui regroupe l’Egypte, la Perse, l’Afghanistan et le sous-continent indien ; il instaure « un mode de vie... international » où les connaissances comme les marchandises sont échangées dans le monde entier, de sa nouvelle cité Alexandrie (en Egypte) jusque dans la vallée de l’Indus. La langue grecque est celle du commerce, de la diplomatie et du savoir ; « le mode de vie et de pensée hellénistique [est] adopté.. par tous les intellectuels. Ceux qui ne [peuvent] lire et écrire en grec [sont] exclus de la nouvelle élite internationale ». Agé de 24 ans, Alexandre débarrasse l’Egypte de l’envahisseur perse ; la société égyptienne le nomme « fils de dieu et pharaon incarné ».

Alexandre meurt de fièvre à Babylone à 33 ans en 323 avJC. L’influence hellénistique en Egypte perdurera grâce à la lignée des pharaons ptolémaïques, dont Cléopâtre…

 

(p 286-287) « … les dieux égyptiens se [fondent] aux dieux grecs… Les colonnes jumelles représentant les deux pays [deviennent] les colonnes d’Hermès [39] », dieu qui absorbe les attributs du dieu-lune égyptien Thot, incarnation de la sagesse et frère de Ma’at. « … ce dieu possédait toute la connaissance secrète sur 36.535 rouleaux cachés sous la voûte céleste… qui ne pouvaient être découverts que par des hommes dignes qui utiliseraient une telle connaissance pour le bien de l’humanité » (36.535 est environ le nombre de jours dans un siècle).

Thot et Hermès sont importants en F.M. et leurs noms désignent en fait la même personne.

 

(p 287-289) Les Anciens Devoirs (Old Charges) de la F.M. rapportent l’implication d’Hermès/Thot dans le développement initial de la science comme le montre la citation du texte daté de 1.607 d’Inigo (ou Nigo) Jones (pages 288-289). La F.M. rappelle dans cette citation « comment les grecs  [élaborent] leurs croyances à partir des légendes égyptiennes. La datation - Anno Mundi - signifie  depuis le commencement du monde », soit, « selon la F.M., 4.000 ans avJC, époque où la civilisation sumérienne serait sortie… de nulle part ! »

 

(p 289-291) Au IVème s. avJC, l’ordre règne dans la société juive. Mais bien des juifs oublient promptement les contraintes de leur Alliance avec Yahvé et se tournent vers le « nouvel ordre du monde cosmopolite » ; « la nouvelle race » juive se répand et établit « un quartier propre dans presque chaque ville hellénistique... Les juifs [deviennent] rapidement des agents respectés du nouveau commerce qui [anime] l’Empire grec » ; ils apportent « avec eux leur croyance en Yahvé et leurs livres sacrés [sont] traduits en koiné - version citadine commune du grec classique - ». Cette version est « la Septante » (déjà vue précédemment).

- « Les premières écritures [existent] maintenant en hébreu, en araméen de l’Empire perse et en koiné » qui seront les langues utilisées pour les nouvelles œuvres religieuses. Mais les juifs grécophones d’Alexandrie, d’Ephèse et d’autres villes qui traduisent leurs écritures ne peuvent manquer d’en modifier l’atmosphère et le sens car « la langue grecque s’est développée au sein d’un peuple cosmopolite, rationnel et libre penseur qui utilisait la rhétorique et la philosophie avec la plus grande efficacité. Par contraste, le peuple inspiré et irrationnel qui manifesta l’hébreu avait une conception différente du monde ».

 

(p 291-292) « On [appelle] Diaspora le monde juif hors de Judée ». Au grand effroi des juifs restés à Jérusalem, les juifs de la Diaspora « interprètent] la Loi à leur guise et, le pire de tout, ils [transgressent] l’Alliance avec l’invention de la synagogue », terme grec signifiant « rassembler » ; originellement la synagogue est un lieu où les juifs se rencontrent et organisent les besoins de leur communauté ; puis ce lieu d’assemblée se transforme en Temple alors que Yahvé ne pouvait être adoré que dans Sa  maison à Jérusalem. La synagogue est une idée scandaleuse et épouvantable pour « les fidèles de Dieu... dans la Cité sainte ».

 

(p 291-292) Cependant, la religion juive attire les occultistes qui lui conférent « une tout autre signification … le nom même de... Yahvé... écrit YHVH, [revêt] une signification particulière. Les grecs [appellent] ce nom divin le « Tetragrammaton » et ils [considèrent] les textes juifs comme la source d’une ancienne sagesse ésotérique supposée ». Des Gentils (des non-juifs) prennent ce qu’ils veulent dans le judaïsme et forment des groupes qui seront « le terreau d’un culte à mystères grec » : le christianisme.

 

(p 292-293) CONCLUSION

De ce chapitre retenons « comment Sekenenrê Taâ II [est] devenu Hiram Abif, le roi qui fut perdu. C’[est] l’œuvre d’Ezéchiel, ce personnage autoritaire, qui cherchait à expliquer pourquoi Dieu n’était pas parvenu à protéger son propre Temple face à ses ennemis ».

 

XI. Le pesher de Boaz et Jakin

 

Les manuscrits de la Mer Morte - La « vérité » face aux dogmes de l’Eglise romaine -

 

(p 294-295) A l'époque du Christ, la communauté d'Israël la plus importante - non pas en nombre mais spirituellement - serait celle de Qumran à l'origine des manuscrits de la Mer Morte… Qumran, les esséniens, les nazôréens et l’Eglise originelle de Jérusalem ne seraient qu'« une seule et même entité ».

- Il a bien été trouvé une filiation « entre cette communauté et les anciens égyptiens » qui conforterait l'hypothèse du développement de la F.M. à partir de ce groupe (cf. chap. IV et V). Néanmoins il manque encore « des preuves directes de comportements et de rites maçonniques ».

 

(p 295-296) Entre 1951 et 1956, le site de Qumran fait « l'objet de fouilles massives, orchestrées par le Jordan Department of Antiquities, l'Ecole archéologique française et le Palestine Archeological Museum (sous la direction de G.L. Harding et du père R. de Vaux) ». Les érudits responsables de ces recherches ne sont pas indépendants ; ils ont « une foi à protéger et une organisation à maintenir... De fait, après leur découverte, plus de la moitié des huit cent manuscrits exhumés ne [sera] pas publiée pendant plus de quarante ans. La communauté intellectuelle [sera] outragée par cette occultation sans précédent d'une connaissance qui aurait du être publique ».

 

(p 297-298) A la lumière de ces textes enfin disponibles, il semble qu'il existe « un grand nombre de variantes [de l'A.T.] et que le texte [de la] Septante n'est que l'une d'elles ».

« … le christianisme repose entièrement sur l'idée qu'un jour un dieu fait homme est mort (bien que temporairement) sous la torture pour la rémission des péchés des hommes qui Le vénéraient ». L'« unique témoignage relatif à cet événement charnière … [étaient] les trois Evangiles synoptiques du Nouveau Testament … On sait maintenant que l'histoire de Jésus racontée par ces Evangiles est dans une large mesure une fiction mise en scène pour habiller ses enseignements... L'analyse  des Evangiles de Matthieu et de Luc montre qu'ils sont un amalgame… fondé sur une combinaison de l 'Evangile de Marc et d'un Evangile perdu ancien auquel on fait référence »... l'Evangile « Q » ou « Quelle », en allemand « source ». On sait également aujourd'hui que le récit de la naissance de Jésus dans Marc et Luc est une totale invention... ».

- Des « spécialistes comme Morton Smith, ont détecté l'existence d'un Evangile secret… sous-jacent dans les quatre évangiles du N.T (Jean, Luc, Marc, Matthieu… ordre à vérifier) … qui serait antérieur à l'Evangile de Marc (M. Smith, The Secret Gospel, op. Cit.)… Cette hypothèse est corroborée par les manuscrits de Qumran qui démontrent qu'il existait une tradition secrète que les membres devaient jurer de ne jamais divulguer... (D.S. Russel, The Method and Message of Jewish Apocalyptic) ».

- En dehors de ces textes, on ne trouverait quasiment aucune référence à Jésus dans les documents connus, même pas par « des historiens comme Flavius Josèphe, Philon et Pline l'Ancien [qui] recensaient presque tout ce qu'il y avait à noter à l'époque… les premiers inventeurs du christianisme » auraient supprimé les preuves de l'existence mortelle de Jésus « qu'ils voulaient représenter comme un Dieu ».

 

(p 299-300) « … (p 297) le judaïsme et la plupart des autres religions se fondent sur un large corpus social et théologique ». « Le boudhisme n'a pas besoin de Gautama Boudha pour exister, et sans Mahomet, l'islam vit quand même. Mais sans la résurrection de Jésus, le christianisme (tel qu'il se présente actuellement) n'est rien. Le christianisme est aujourd'hui exposé à la lumière de la vérité … il ne peut être juste de dissimuler la vérité, parce que la vérité est certainement l'essence de Dieu. Il doit exister un moyen pour l'Eglise de survivre en repensant ce qu'elle sait être des idées fausses... la religion n'a rien à faire avec la vérité historique, mais avec la foi… [cependant] dans notre monde moderne, la foi aveugle n'est... plus tout à fait suffisante. Si la religion veut survivre, elle ne doit pas se détourner des informations nouvelles.

Mettre les dogmes au-dessus de la vérité n'est pas une bonne manière d'honorer Dieu ».

 

Les livres des Maccabées manquants - Une différence entre les Bibles romaine et protestante -

 

(p 301) L'accession de Jonathan Maccabée à la haute prêtrise serait, selon « l'histoire officielle », un évènement populaire et conforme au droit. Grâce aux écrits de Qumran, nous savons que les hassidims [40] (juifs de stricte observance) rejettent ce choix qui place « la politique devant Yahvé ». Après l'assassinat de Jonathan, son frère Simon lui succède et proclame un droit héréditaire  pour sa famille à occuper la charge de grand prêtre ; le Psaume 110 fait allusion à cette accession illégalel à la haute prêtrise. Qumran dénonce « La Cité de Jérusalem dans laquelle le prêtre maudit exécutait ses abominations et profanait le Temple de Dieu (1 QpHab 12, 7-9) ».

 

(p 302-303) Le fondateur de la lignée qui s'empare de la haute prêtrise s'appelle Mattathias et son fils Juda sera appelé « Maccabée [41] ». La lignée qu'ils engendrent est désignée par les hasmonéens (ou asmonéens), de Ashmon (Hasmon) arrière grand-père de Mattathias (selon Flavius Josèphe). Dans cette descendance, Aristobule [42] sera le premier à se dire « roi des juifs » autant que grand prêtre… (cf. p 302 pour plus de détails).

- Dans les 1er et 2ème livres des Maccabés, « La Bible catholique romaine de Douai fournit une histoire… de cette période... de « corruption généralisée et décrit les asmonéens comme des héros juifs... La Bible du roi James est muette sur cette question ».

- Pourquoi la Bible romaine admet-elle la légitimité des asmonéens, légitimité ignorée par la Bible protestante ? Les conteurs, beaucoup plus tardifs de la Bible protestante auraient-ils rejeté les asmonéens ?

L'illégitimité des prêtres et rois asmonéens n'aurait été connue (et dénoncée) que par « les membres de la communauté de Qumran qui méprisaient  ces faux grands prêtres et leur soumission politique aux romains ». Les qumraniens disparaissent au cours de la guerre contre Rome en 66-70 apJC.  Néanmoins, « En enterrant la véritable histoire juive sous la forme de manuscrits, le message parvint finalement entre les mains des auteurs de la Bible protestante… grâce aux fouilles des chevaliers templiers au début du XIIème s. ».

 

Les élus de Juda - La communauté de Qumran -

 

(p 303-304) « Zorobbabel... et les membres de son groupe intérieur » reviennent de Babylone « avec la cérémonie secrète de la lignée royale de David », cérémonie modifiée par Ezéchiel mais « globalement... intacte ». Toujours suivant le plan d'Ezéchiel, un nouveau Temple est bâti, une nouvelle et « inébranlable » Alliance avec Yahvé est contractée… Mais il est très probable que les descendants de Zorobbabel et de son groupe intérieur,... les hassidims, quittent Jérusalem… entre 187 et 152 avJC. ; le manuscrit « Ecrit de Damas » livrerait le meilleur indice sur la fondation de la communauté de Qumran à cette époque [« Ceux de Damas (Damascus) » est un autre nom de la communauté de Qumran] ; on peut se reporter à un extrait du manuscrit page 304. 

 

(p 305) « Nous pouvons être certains que la communauté [est] en place en 152 avJC. quand les qumraniens s'[élèvent] contre l'accession  de Jonathan, le chef des Maccabées, à la haute prêtrise... Les manuscrits récupérés dans les grottes de Qumran… - Manuel de Discipline et les… deux premiers chapitres du livre d'Habacuc - évoquent  leur aversion… pour cette désignation ».

« Les qumraniens « Retirés dans le désert,… se [voient] comme le peuple de la nouvelle Alliance avec Yahvé, - les élus de Juda - » ; leur « règle » deviendra « le modèle des ordres  chrétiens » (monastiques).

 

(p 306-307) La communauté de Qumran est divisée en trois groupes : Israël, les Lévites et Aaron. Israël désigne l'appartenance ordinaire ; les lévites sont les prêtres de rang inférieur ; Aaron désigne les prêtres les plus élevés et les plus saints.

« Il existe un certain nombre de ressemblances spécifiques entre la F.M. et Qumran ». Pour devenir membre de la communauté, tout postulant passe un entretien ; sa candidature est examinée « pour établir sa rectitude » et on procède au vote. Une fois admis, le candidat reste « à un grade inférieur pour la durée d'un an, période au cours de laquelle il ne doit pas mêler sa richesse à celle de - la multitude - (les autres membres) » . Au bout d'un an, « le candidat [subit] un examen pour évaluer sa connaissance... de la Thorah… Comme en F.M. jadis, la majorité des membres de Qumran ne [peut] dépasser le second degré d'appartenance… au terme d'une année supplémentaire, quelques individus élus [peuvent] accéder à un troisième degré,... [approchant] le « Conseil secret de la Communauté »… Comme chez les chevaliers templiers, au terme de leur première année, les initiés [doivent] remettre toute leur richesse… » procédure que la F.M. ne peut adopter. « Les vertus positives enseignées dans la communauté de Qumran sont … : vérité, rectitude, bonté, justice, honnêteté et humilité associées à l'amour fraternel… ».

« Les trois degrés de la communauté de Qumran  ressemblent tant à ceux de la F.M. qu'il ne peut s'agir d'une pure coïncidence ».

(p 308-310) A Qumran comme en F.M., on exige des candidats d'être « sains de corps et d'esprit, et tout handicap physique est supposé empêcher l'admission » (la règle n'est plus rigoureusement appliquée - On se reportera à la note de bas de page 309 à propos de la justification de telles disqualifications).

- La communauté qui vit à Qumran pendant 250 ans est souvent qualifiée de « monastère essénien ». Cependant Qumran n'est pas un rassemblement de célibataires voués à la prière, bien que « le célibat [soit] tenu en haute estime » sans être obligatoire.

- « La communauté de Qumran... [changera] spectaculairement au cours de son quart de millénaire d'existence, particulièrement vers la fin sous l'influence de Jésus et Jacques ».

 

Midrash, pesher et parabole

 

(p 310-312) « Il est... incontestable que le christianisme était un culte juif et que tous ses - acteurs originels – (Jésus, Jacques, Simon-Pierre, André, Juda, Thomas, etc.) étaient des gens qui pensaient en terme de midrash, pesher et parabole » :

- « … midrash correspond pratiquement au mot - exégèse - , … - l'étude et l’interprétation des Ecritures hébraïques dans le but de découvrir les vérités et instructions théologiques à suivre - ».

- « … pesher [est] une méthode pour donner un sens à tout ce qui [survient] autour d'eux »… [suivant] des schémas types… déchiffrés grâce à l'étude des Ecritures ».

- « … parabole (du grec parabolê - comparaison - ) … Jésus Christ utilisait cette forme narrative… comme – une explication imagée pouvant contenir une allégorie,… une métaphore,… permettant de transmettre un enseignement plus profond… - . Ces histoires n'étaient pas seulement… de simples analogies... pour aider à comprendre la Loi… ».

« la seconde génération (Paul, Matthieu, Luc, etc.) était assez différente et utilisait des processus intellectuels plus héllénistiques... ». Les Evangiles du N.T. auraient été écrits par cette génération, « après la destruction de Jérusalem et de Qumran et la mort des acteurs originels ». C'est pourquoi, « Pour séparer le fait de la fiction dans le N.T., il faut enlever le littéralisme grec pour retrouver le courant de pensée juif et protochrétien... sous-jacent ».

 

(p 312-313) C'est à partir de 1956 que des parallèles sont faits au travers des textes entre les qumraniens et l’Eglise de Jérusalem. Deux extraits de textes sont cités dans le livre pour faire un comparatif. Ces citations s'accordent aussi avec la F.M. et la construction d'un temple spirituel (cf. vision d'Ezéchiel), surtout « … la pierre de fondation dans l'angle nord-est » ; l'angle Nord-Est est la place attribuée dans la loge au nouvel admis en F.M..

[43] Note n°2 de bas de page 312  [« … Nouveau Testament ou... Nouvelle Alliance » ]

 

Les secrets de Qumran - L’« Assomption de Moïse etc. » -

 

(p 313-315) Le « Maître de Justice ou de Rectitude » montre « la Voie » aux esséniens contraints de quitter Jérusalem. « La communauté s'établit alors sur des bases solides à Qumran … les manuscrits de Qumran… donnent rarement les noms des individus ». Le « Maître de Justice [est] très probablement… un descendant sacerdotal de Sadok. Il [révèle] à sa communauté qu'ils [vivent] à une époque qui [verra] - la fin des jours – comme l'avaient prédit les anciens prophètes ».

Les qumraniens se désignent eux-mêmes par : « la Communauté », « la Multitude », « la Congrégation d'Israël » et « les fils de la Lumière » ; l'homme qui les conduit « à la fin des temps », le Messie davidique, porte des titres comme « le Puissant », « l'Homme de Gloire » et « le « Prince de Lumière » qui vaincra le « Prince des Ténébres » et la « Congrégation de Bélial » (Satan)… Cependant Dieu [sauvera] Son peuple grâce à deux hommes qui se [léveront] à la fin des temps : l'un [sera] du - Rameau de David - et l'autre [sera] - l'Interprète de la Loi » (D.S. Russel, The Method and Message of Jewish Apocalyptic, op. cit.).

 

(p 315-320) Selon les manuscrits qumraniens, il existerait des livres secrets… sur ces événements futurs, ainsi que des références à certains rituels révélés par Dieu ; ils auraient été « transmis selon une longue ligne de tradition secrète ». Parmi ces documents, on a trouvé des rouleaux d'écritures cryptées,... des écrits secrets ?

- Le Dr Hugh Schonfield découvre un code hébreu destiné à crypter les noms d'individus, le « code Atbash » (H. Schonfield, The Essene Odyssey, op. Cit.). En 1988, il s’aperçoit que des mots clés, utilisés par les templiers et par la F.M., sont eux-mêmes des codes Atbash… à l'exemple de « Baphomet » que les templiers auraient adoré ; ce terme jusqu'ici incompris, a été transcrit en hébreu et, par le code Atbash, devient Sophia, « sagesse » en grec.

- Parmi ces mystérieux textes qumraniens, certains concernent Noé et Enoch, détenteurs de secrets divins transmis par « les ancêtres mythiques de la race humaine… On retrouve ces récits dans… la littérature apocalyptique,… [récits] aussi anciens que le livre de la Genèse, ils proviennent… de quelque autre source non identifiée… [et] il y eut… une tradition secrète inexpliquée attachée au nom d’Enoch »… … . En F.M. « de vieux rituels [évoquent] la tentative de Sem, Japhet et Ham (Sham ?) pour ressusciter Noé et,… le degré de Noachite (Ark Mariners), déjà mentionné… continue cette tradition des secrets de Noé ». Serait-ce « les secrets oraux de la cérémonie de résurrection » ?

- Il aurait existé « beaucoup plus d’écrits attribués à Moïse qu’il n’en subsiste aujourd’hui, [comme] l’Assomption de Moïse [44] - considérée comme une œuvre essénienne »… où Moïse donne à Josué une instruction pour qu’il cache des livres secrets « avant la fin des jours,… à l’endroit qu’Il fit dès le commencement de la création du monde » (cf. citation page 317). Pour les juifs, « l’endroit de la Première création » ne peut être que « le rocher sous le Saint des Saints... du Temple de Jérusalem ». Les qumraniens, « fervents étudiants de la Loi », auraient suivi cette instruction de Moïse « parce… qu’ils pensaient voir la fin des temps... ». Chris et Rob sont de plus en plus persuadés que les templiers qui ont fouillé le site du Temple durent trouver des rouleaux secrets.

- Dans le texte de l’Assomption de Moïse (qui aurait été écrit du vivant de Jésus), apparaît le personnage de Taxo, ou encore Tacho, que le code Atbash traduit « Asaph, … celui qui assista Salomon pour la construction du Temple ». En F.M. Tacho est aussi le nom du G.M. (en Espagne). Les qumraniens écrivent que Tacho et ses fils se retirent dans une grotte « pour mourir sans trahir leur foi. Leur mort doit être le déclencheur de l’intervention de Dieu... ».

Pour Chris et Rob, ce serait la confirmation que Tacho fait référence au Maître de Justice des dernières années d’existence de la communauté (Peake’s Commentary on th Bible, op. cit.). L’exhortation dans le texte « mourir plutôt que trahir sa foi » se retrouve au 3ème degré de la F.M. dans les paroles d’Hiram : « Je préfère mourir plutôt que trahir la vérité sacrée dont je suis le gardien ».

 

(p 320) « le chef de la communauté de Qumran était considéré comme le descendant spirituel de l’architecte originel du Temple de Salomon,  autrement dit l’homme que les f.m. appellent aujourd’hui Hiram ».

- Il faut maintenant revenir sur l’autre motif principal du symbolisme maçonnique, les deux piliers et leur histoire, si importants pour les deux premiers degrés de la F.M..

 

Les piliers jumeaux

 

(p 320-321) A partir d’une position qu’ils croient « élevée », les chrétiens modernes s’autoriseraient à étudier et à considérer les esséniens/qumraniens comme un simple groupe parmi beaucoup d’autres existant en Terre Sainte à l’époque du Christ. Ce jugement sur les qumraniens est inadéquat car ils seraient la « quintessence » des aspirations juives et « la judéité incarnée ».

 

(p 321-325) « … les plus anciens manuscrits parlent du premier Maître de Justice et les plus récents du chef spirituel ultérieur identifiable sous le nom de - Jacques le Juste - ... le frère du Christ et le chef de l’Eglise de Jérusalem... » qui serait la même communauté que Qumran (conclusions de R. Eisenman et M. Wise spécialistes indépendants). L’historien Hegésippe (Hegesippus au IIème s. apJC) appelle le frère du Christ « Jacques le Juste » ; il le décrit comme un « nazirite » qui intercède « dans... le Temple pour le salut des hommes » et le présente comme le « droit », respectueux de la règle de vie qumranienne.

- Selon le « Manuel de discipline », le Conseil de la communauté consiste en « douze parfaits saints hommes », « piliers » des qumraniens ; deux de ces piliers représenteraient les aspects royal et sacerdotal de la création et du maintien du « Royaume des cieux » qui désigne en fait une existence terrestre dans la paix et la prospérité sous le règne de Yahvé. On peut faire le lien avec Boaz et Jakin qui ornaient la porte orientale du Temple de Salomon, « piliers spirituels » hérités de la Haute et de la Basse Egypte unifiées.

- « Jakin fut le premier grand prêtre du Temple » ; Jakin est aussi la « colonne sacerdotale » à Qumran, personnification de la sainteté associée au « concept fondamental de tsedeq » (ou « zedek »), traduit par « vertu », « rectitude »... Ce concept est fondamentalement… celui de Ma’at en Egypte. Pour les cananéens, tsedeq était associé au dieu-soleil. « Quand les juifs fusionnèrent les croyances cananéennes avec leur concept de Yahvé, tsedeq devint une des caractéristiques de ce dernier… le mot conserva son association avec la lumière solaire et… l’opposition avec les ténèbres et le chaos » (Norman Cohen, Cosmos, Chaos, and the World to come, op. cit.)… Notons « … ici des ressemblances... entre... la… divinité égyptienne Amon-Rê et Yahvé : tous les deux utilisent leur pouvoir solaire… pour combattre les forces de ténèbres et de chaos ».

- « Boaz … était l’arrière-grand-père de David, roi d’Israël ». Pour les qumraniens c’est le pilier royal, symbole de la maison de David et du  « concept de mishpat » relié à l’autorité gouvernementale et à l’administration de la justice. « Ce fut à Miçpa (Mizpah, autre orthographe de mishpat) que Jacob érigea une colonne et … Saül fut proclamé premier roi d’Israël ».

(Suite p 321-325) « Quand ces deux piliers spirituels sont en place avec le Maître de  Justice (tsedeq) à gauche de Dieu et le roi davidique terrestre (mishpat) à sa droite, l’arche de l’autorité de Yahvé est en place avec la clé de voûte du « shalom » fermant le tout au centre. Pour les qumraniens, shalom signifie plus que la « paix »… il induit « le bien-être en général » obtenu en établissant la loi de Yahvé, « un ordre moral de gouvernement, supporté simplement par les piliers royal et sacerdotal ».

Les piliers frères et la clef

Les piliers frères et la clef

(p 325-326) L’essence et la mission de la communauté sont rendues compréhensibles par ce symbole transcrit et vraisemblablement enterré avec les autres textes sous le Temple d’Hérode.

- Selon le philologue John Allegro (traducteur du rouleau de cuivre), la racine du mot Qumran (« Qimrôn » à l’époque de Jacques et Jésus) signifierait « voûte, arche, porte... » ce qui rappelle le schéma évoqué précédemment. « Les deux seules bases de colonnes trouvées dans les ruines de l’établissement se trouvent de chaque côté de la porte Est menant à leur lieu de culte de remplacement ».

- A l’approche de la « fin des temps », il aurait été urgent pour Qumran de trouver les hommes incarnant ces piliers… « ces fonctions ne pouvant être immédiatement occupées en raison de l’occupation romaine,... les candidats étaient appelés messies,… autrement dit… des chefs à venir ».

 

(p 325-327) Pour Chris et Rob, bien des éléments permettent de dire que les qumraniens seraient les précurseurs de la F.M. moderne. De plus, en maçonnerie, « Jakin » a le sens d’« établir », ce qui est « la fonction du Messie sacerdotal » (tsedeq) qui doit « établir la justice sur la terre d’Israël, pour que le Temple puisse être reconstruit ». « Boaz... signifie la - force - pour les maçons… c’est le pilier du Messie royal ou mishpat, responsable de la force du royaume... en matière de défense... », d’exécutif… « Les f.m. disent que l’union des deux donne la - stabilité - … - shalom - . Les f.m. utilisent les deux piliers du Temple du roi Salomon exactement de la même manière que la communauté de Qumran ».

 

(p 327-328) L’Ecrit de Damas (et d’autres manuscrits de Qumran) fait référence aux « Messies d’Aaron (sacerdotal) et Israël (royal) » ; l’Evangile de Matthieu 3, 3, décrit Jean le Baptiste comme une « voix qui crie dans le désert », formule précise utilisée par la communauté de Qumran. A l’époque de la rédaction des Evangiles (Luc, etc.) Jean le Baptiste était considéré comme le Messie, mais « au cours des quarante dernières années, bon nombre de membres de la communauté théologique traditionnelle ont admis que Jean et Jésus avaient pu être des messies conjoints (K.G. Kuhn, Die Beiden Messias Aarons und Israël). Si le terme de Messie est pris dans son acception correcte  originelle, il est… naturel de voir Jean comme le Messie sacerdotal et Jésus comme le pilier mishpat, le Messie royal ».

 

(p 329) Jean est la personnification de la rectitude qumranienne ; il prêche des « sermons...cinglants » à l’encontre des autorités « corrompues » de Jérusalem. Dans le désert, Jean vit durement et purifie l’esprit des fidèles qui viennent l’écouter en les immergeant dans l’eau du Jourdain, ce qui est « le rite esséno-qumranien de purification par le baptême... technique favorite des qumraniens » (qui utilisent plutôt l’eau de leurs citernes). « Certains observateurs pensent que Jean était le Maître de Justice », mais il n’y aurait pas de preuves suffisantes.

 

(p 329-330) « L’histoire du baptême de Jésus décrit dans le N.T. est un récit délibérément mis en scène par les auteurs des Evangiles… On découvre... que l’idée d’un Jésus baptisé par Jean [est] une invention de Marc… il est probable que le prétendu baptême administré par Jean [serait] en réalité le premier degré d’initiation  au sein de la communauté ». L’image de la colombe qui descend sur Jésus est « une manière ordinaire pour les hébreux d’exprimer l’acquisition de sagesse ».

- D’après le N.T., après son baptême, Jésus part dans le « désert » où il jeûne quarante jours et quarante nuits ; il n’est pas dit qu’il quitte le désert après son jeûne. La Bible du roi James dit même qu’il demeure là pendant trois ans, plus précisément de 27 à 31. Tout au long des manuscrits de la Mer Morte, le terme « désert » [45] désigne la communauté de Qumran et non pas un véritable désert où Jésus resterait seul (selon les chrétiens de Rome). Jésus resterait donc à Qumran où il franchit vraisemblablement les trois degrés de l’initiation ; au plus haut de son initiation, il aurait appris le rituel de la cérémonie royale de résurrection, rituel transmis depuis Moïse.

 

(p 330-332) Jésus et son jeune frère Jacques seraient des élèves brillants et des qumraniens hautement qualifiés. Jésus étant de lignée davidique, Jean le Baptiste lui aurait demandé s’il pouvait être «  celui qui doit venir,... le Messie royal, l’autre pilier à côté de lui ». Jésus aurait répondu par un pesher : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, ... »  selon lequel « l’expulsion du péché devait guérir le malade ». Ainsi Jésus aurait été « d’accord avec Jean sur le fait que la - fin des temps - était imminente et qu’il était l’homme qui aiderait à préparer la - Voie - », le pilier royal.

- Flavius Josèphe (« Antiquité judaïques »)  rapporte que Jean fut exécuté (en 32) par Hérode Antipas qui avait peur que les activités de Jean puisse conduire à une révolte. Le ministère messianique de Jean aurait duré six ans.

- Pour reprendre la fonction clé d’un de ses piliers, Qumran devait remplacer Jean à la tête de la communauté ; « Jacques le Juste » reprendra ces fonctions ; son frère plus âgé qui s’était présenté aussi, est « Jésus ».

 

(p 332-335) Après l’assassinat de Jean, tout est bouleversé. Pour Chris et Rob, il s’agit maintenant de découvrir ce qui se passe au cours de cette période clé et d’« examiner la vie du pilier royal, le Christ Jésus lui-même », ainsi que ses rapports avec Jacques.

XII. L’homme qui changea l’eau en vin

 

La course contre le temps pour libérer la Terre Sainte de la « loi romaine »

 

(p 352-353) Selon Chris et Rob, Jésus se révèle être « un personnage  immensément puissant et exceptionnellement impressionnant…  première chose… la durée totale de son ministère : un an seulement, de la mort de Jean le Baptiste à sa propre crucifixion... Ce [bref] laps de temps [sera] riche en violence et en lutte politique interne ».

 

(p 353-354) Les qumraniens sont sans doute heureux que Jésus soit le pilier gauche de mishpat, c. à d. le Messie royal, le roi des juifs à venir, mais ils ne peuvent l’accepter comme pilier droit. « La Bible dit que Jésus s’assoira à la droite de Dieu le Père. Cela signifie qu’il est le pilier de gauche : si l’on regarde à l’intérieur du Temple à travers la porte orientale, on voit Dieu faisant face à l’Est, le pilier mishpat étant à sa droite mais sur notre gauche ». Jésus ignorant l’appréciation des qumraniens, aurait proclamé être « les deux axes de connexion terrestre de la sainte trinité qui [a] Dieu à son apex ». Peut-être est-ce « l’origine de la Trinité catholique :Dieu le Père - Dieu le Fils - Dieu le Saint Esprit - » ?

- Le 22 mars 1993, dans le programme de la BBC « Horizon » le professeur Eisenman déclare : « Ce dont nous parlons dans notre nouvelle approche des manuscrits de la Mer Morte, c’est d’un mouvement messianique en Palestine beaucoup plus agressif, beaucoup plus apocalyptique, beaucoup plus militant et beaucoup plus orienté sur les choses de ce monde : une sorte d’armée de Dieu dans les camps sis au bord de la MerMorte, ou dans le désert, un groupe se préparant pour une guerre apocalyptique ultime contre tout mal sur terre ».

- « G.W. Buchanan fait observer… qu’il n’[est] pas possible pour un historien objectif d’écarter toutes les implications militaires liées aux enseignements de Jésus... C’[est] le rôle de Jésus de mener au combat et de devenir le nouveau roi ».

 

(p 355-361) Jésus sait qu’il doit agir vite. Il a de « puissants ennemis » qui ont déjà abattu un « pilier ». Il applique « une stratégie de déplacement permanent » avec de brefs arrêts en chaque lieu ; il constitue sa garde rapprochée dont les principaux « gardiens » sont Jacques et Jean qu’il appelle les « fils du tonnerre », Simon « le zélote » [46] et l’autre Simon « le terroriste » (barjona) et enfin Judas « l’homme au couteau » (sicarius, sicaire [46] ). Ce ne sont pas des hommes de paix...

Pour réussir, Jésus a besoin de plus de partisans et de plus d’argent :

- « Partout où il [va], il se [met] à élever les individus ordinaires qu’il [rencontre] au statut d’initié qumranien de premier degré… un coup de génie [47] » qui effraie  et scandalise beaucoup de membres de Qumran. « Le premier miracle de Jésus [est] sa transformation de l’eau en vin lors des noces de Cana. En fait [ce serait] la première tentative de Jésus pour recruter hors de la communauté, ... - changer l’eau en vin - est une expression commune équivalente à … - changer du plomb en or - … Dans le... contexte, cela signifie que Jésus utilise le baptême pour transformer des individus ordinaires en des personnes prêtes,… en vue… du - royaume des Cieux - ».

- « Dans la terminologie qumranienne, les profanes [sont] l’eau,… les initiés et… purifiés [sont] le - vin - , de même que les initiés sont les « vivants » alors que tous les autres humains sont les « morts ». « Religieusement parlant, la communauté  de Qumran [pense] qu’il ne peut y avoir de  - vie - qu’au sein de la communauté et, selon certains juifs, la - vie - ne [peut] même exister que sur la terre de Palestine une fois libérée de la loi romaine... Il [est] courant à cette époque qu’une secte juive considère que tous les juifs d’autres sectes [soient] religieusement morts ».

- Jésus utilise les mêmes techniques que Qumran. « Quand il fait de quelqu’un un membre dissident de la secte qumranienne, il change - l’eau en vin - et chaque fois qu’il initie un nouveau candidat dans le  cercle intérieur, celui-ci est - relevé ou ressuscité d’entre les morts - ». Jésus offrirait ainsi « un savoir simple à - la multitude – mais un savoir – secret - aux - élus - ». Clément d’Alexandrie et Valentin (Valentinus, maître chrétien du milieu du IIème s .) évoquent cette tradition secrète et ces mystères, ce que le N.T. (Marc 4 , 11) confirme : « Et il leur dit : - A vous le mystère du Royaume de Dieu a été donné ; mais à ceux-là qui sont dehors tout arrive en paraboles...- ».

- « L’initiation [est] réversible pour ceux qui [contreviennent] aux règles de la secte ; dans ce cas,... l’individu concerné [est] - enterré - ou - tombé - … [c’est] l’exclusion [d’un] - mort - ... [ou] le renvoi parmi les - morts - ». Certains sont exclus du cercle intérieur avant d’y être réadmis, c’est « une mort temporaire ». Lazare [48] serait un exemple ; vers la fin de la vie de Jésus, les évènements se durcissent ; Lazare expliquerait à ses sœurs Marie et Marthe (de Béthanie) qu’il a peur et qu’il quitte le cercle interne. Marie raconte ensuite que Lazare ne serait pas « mort » si Jésus lui avait parlé. Alors Jésus serait allé trouver Lazare pour le persuader de revenir parmi les « vivants ». Chez les chrétiens « orthodoxes », « La résurrection de Lazare a toujours été considérée comme le phénomène le plus stupéfiant de tous ceux que rapportent les évangiles ».

 

(p 361-363) « Jésus n’[est] pas un homme tendre, doux, dispensant l’amour et la bonté partout où il [va]. Selon la norme d’aujourd’hui, il [est] extrêmement dur et [demande] à ses principaux partisans, son cercle intérieur, de rompre tous liens avec leurs familles comme lui-même... Dans le N.T. jamais Jésus ne mentionne son propre père… Dans la Prière du Seigneur (le Notre Père), Jésus apprend à ses apôtres qu’ils doivent appeler Dieu notre - Père - , comme une sorte de complet remplacement de leur géniteur naturel ».

 

(p 364-365) Chris et Rob livrent une « traduction » du « Notre Père »… « A partir de là, on comprend qu’il est assez curieux que des non-juifs utilisent cette prière totalement israélite pour leurs propres objectifs… Jésus n’a jamais... d’intérêt pour qui que ce soit hors de son petit royaume, il ne [s’agit pas] d’autre chose que d’une requête à l’endroit d’un dieu juif pour qu’il crée les conditions de l’autodétermination en Israël. Les autres termes qu’il [utilise] comme - frères et prochains – [ne sont] censés s’appliquer qu’aux membres de sa communauté, et en aucune manière au monde au sens large ».

- Il serait aujourd’hui largement admis que « les paroles de Jésus n’[ont] qu’une signification politique juive strictement locale... » (même par des ouvrages chrétiens parfaitement dans la ligne comme le Peake’s Commentary on the Bible). « … Jésus n’a jamais parlé que de son combat politique de libération définitive des juifs de toute tutelle étrangère ».

 

La nouvelle voie vers le royaume de Dieu - « Faites attention aux mots... » -

 

(p 366-368) Pour Jésus, la tâche principale est d’amener une amélioration dans le peuple afin de mettre en place « shalom » pour toujours.

- Jésus réalise une « chose fantastique… afin de trouver des recrues » acquises à sa cause : il accepte « les impurs, comme les hommes mariés, les invalides et même… les femmes. Pour Jésus, ils [sont] tous également capables de pécher devant Dieu et [ont] donc autant que d’autres - si ce n’est d’avantage - besoin d’être sauvés. Cette idée d’égalité, révolutionnaire pour l’époque, [devient] la marque de ses enseignements ».

- Jésus a besoin d’argent et doit aller logiquement vers les riches. Jésus choque les « juifs dignes » et les qumraniens « en pénétrant dans les demeures d’individus tels que les... publicains » (Hommes riches chargés du recouvrement de l’impôt) ; Jésus [est] accusé de frayer avec les pêcheurs,  les ivrognes, les courtisans ou les prostituées ». Ces termes désignent en fait des « personnes... respectables et saines » mais qui ont des contacts avec les Gentils (des non juifs, donc des personnes impures), d’où ces termes méprisants… Un publicain devient un apôtre de Jésus (c’est Matthieu, identifié à Lévi le publicain, et à qui est attribué le 1er Evangile) ; Zachée (Zaccheus) était un chef des publicains avant d’être « ressuscité d’entre les morts » ; il donne « la moitié de ses biens en réparation de ses injustices passées et l’autre moitié… aux - pauvres - , un des termes utilisés pour désigner la communauté de Qumran ».

 - Dans les Evangiles gnostiques, les enseignements de Jésus ressemblent à une liste et, l’Evangile source « Q » n’est pas construit comme une histoire. Dans le N.T., une bonne partie de ces enseignements est assemblée comme une biographie ; ceux qui sont restés sous forme de liste se trouvent dans le « Sermon sur la Montagne » (Voir Matthieu 5 à 7 ou Luc 6, 17-49). Selon Chris et Rob, « la plupart de ces déclarations et instructions [seraient] rassemblées ici, sous la forme de cet - événement - unique... ».

 

(p 368-372) Sur les paroles de Jésus, Chris et Rob considèrent qu’« à la lumière de ce que nous savons maintenant, leurs significations sont devenues très claires ». Les Béatitudes (Mattieu 5, 3-12) seraient « simples à interpréter » :

- « Heureux les pauvres en esprit car le Royaume des cieux est à eux » : Luc se contenterait de parler ici des « pauvres », terme qui désignerait les « initiés du troisième degré » à Qumran.

- « Heureux les affligés, car ils seront consolés » : Chez Luc « les affligés »  seraient les qumraniens et les autres juifs pieux qui pleurent « le Temple de Jérusalem tombé aux mains des indignes ».

- « Heureux les doux (ou les humbles), car ils hériteront de la terre » : A la lumière  des manuscrits de la Mer Morte, les « doux » et « humbles » indiqueraient l’attitude des qumraniens pour que le « Royaume de Dieu arrive ». Les membres de la communauté se désigneraient ainsi.

- « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés » : Les qumraniens sont ceux qui cherchent « tsedek » (justice ou rectitude). Ils ne seront pas comblés « avant l’avènement du royaume de Dieu ».

- « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » : Comme dans le Notre Père, Dieu pardonnera aux justes de Qumran leurs erreurs mineures, parce qu’eux mêmes pardonnent les plus petites fautes de leurs frères.

- « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » : Les qumraniens gardent « les mains propres et le cœur pur... condition pour pénétrer dans le Temple de Sion [afin d’être] les témoins de la venue du Royaume de Dieu ».

- « Heureux les artisans de la paix, car ils seront appelés fils de Dieu » : Il ne faut pas voir dans « les artisans de la paix » des « pacifistes de quelque sorte... ». Il s’agit de ceux qui œuvrent pour l’instauration du « shalom,... état de paix, de prospérité et de bien-être en général... » (cf. le chapitre précédent sur les piliers).

- « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux » : Allusion aux persécutions dont la communauté de Qumran a toujours souffert (Jean Baptiste avait été capturé,..).

- « Heureux êtes-vous lorsque l’on vous insulte ou que l’on vous persécute, ou lorsque l’on prononce faussement toute sorte d’infamie contre vous à cause de moi » : Luc utiliserait le mot « haïr » à la place d’« insulter », probablement une allusion à l’hostilité des partisans de Jacques au sein de la communauté de Qumran, quand la fracture entre les frères était la plus grande (quelques mois avant la crucifixion).

Les chrétiens « orthodoxes » utiliseront le texte littéral du discours de Jésus pour soutenir leurs propres croyances,  sans comprendre « le contexte juif complexe » qui est la toile de fond des paroles de Jésus pendant cette période.

 

(p 371-372) Dans les ouvrages contemporains qui sont exclus du N.T., on trouve certains des principes essentiels des enseignements de Jésus.

- « Dans le « logia 114 » de l’Evangile de Thomas (le frère jumeau de Jésus), « Jésus explique sa croyance selon laquelle les femmes sont égales aux hommes » ; un extrait du texte est donné pages 371-372 avec son interprétation. Dans le passage cité, Jésus entend « ressusciter [Marie] d’entre les morts afin de faire d’elle la première femme membre de l’élite, [ajoutant] que toutes les femmes pourraient faire de même… [Aujourd’hui] un certain nombre de prêtres continuent de s’opposer… à l’ordination des femmes » [de même qu’il existe des loges maçonniques exclusivement masculines ou … féminines (note du rédacteur)].

- Dans le « Livre secret de Jacques » qui serait écrit par le frère de Jésus après la crucifixion, Jésus explique comment ses partisans doivent suivre ses enseignements : « Faites attention aux mots. Comprenez ce que vous apprenez. Aimez la vie. Et personne d’autre que vous-même ne pourra vous persécuter ou vous opprimer ».          

Cette « sagesse » n’est -elle pas étonnante « au milieu d’un tel climat de guerre et de dissensions » ?

 

L’arrestation du pilier royal - « La prophétie de l’étoile » -

 

(p 372-375) « Jésus et ses partisans se [rencontrent] en secret et [prêchent] dans des lieux à l’écart » ; ils veulent « susciter une révolte de masse à Jérusalem contre les romains et les saducéens... Jésus [doit] montrer au peuple de Jérusalem qu’il [est] le roi annoncé par les prophètes, qui [doit] se dresser pour les sauver de la domination étrangère… Pour… obtenir le plus grand retentissement..., Jésus se [dirige] vers le Temple… [et provoque] une émeute en renversant les tables des marchands et des changeurs qui [font] injure au lieu saint ». Jésus dénonce le « comportement impie » de la foule qu’il terrorise vraisemblablement, puis s’éclipse rapidement...

- Pour éviter la propagation de l’émeute, les autorités juives et romaines agissent rapidement « pour mettre un terme aux troubles émanant de cette secte de Qumran... Jacques [est] arrêté et un avis de recherche concernant Jésus [est] placardé … [fournissant] une description visuelle de l’homme… En dépit de la censure chrétienne une copie (redécouverte au XIXème s.) de la description de Flavius Josèphe survécut dans les textes slavons [49]. Elle brosse [un] portrait… différent de l’image traditionnelle [de Jésus] » 

« Un homme de simple apparence, d’âge mûr, à la peau sombre, de petite taille, haut de trois coudées (1,50m), bossu avec un long visage, un long nez et des sourcils se rejoignant, à tel point que l’on peut être effrayé en le voyant, et enfin  une chevelure clairsemée avec une raie au milieu, à la mode des nazarites, et une barbe courte ».

D’autres témoignages sur « la très petite taille de Jésus » existeraient dans les Actes de Jean (exclus du N.T.) et dans Luc 19, 3 »… on peut se reporter aux textes cités pages 374-375.

 

(p 376-378) Jésus est rapidement arrêté dans « le jardin de Gethsémani » [50] . « Jésus [choisit] le moment et le lieuà trois cent cinquante mètres face à la porte orientale du Temple - la porte juste - (appelée aussi porte de justice [ou] porte de tsedek) entrée principale pour la célébration... du Nouvel An, c. à d. la Pâque [51]. Cette porte est importante dans la vision d’Ezechiel  qu’il débute  en disant qu’elle intervient au début de l’année… (chap. 40, puis 43, 44 et 46) ». Suivant cette « vision », … dans « la nuit de la nouvelle lune du début de l’année, [Jésus] vient se prosterner… près du seuil du porche oriental... Il se [voit] comme le prince d’Israël, attendant d’être couronné pour exécuter les instructions d’Ezéchiel, et donc - établir la justice et la rectitude - (mishpat et tsedeq)… Jésus [attend] que l’étoile du matin… se lève à l’orient [étoile] qui jadis, annonçait l’arrivée du nouveau roi d’Egypte… ». Jésus est arrêté par les gardes du Temple « avant l’aube ».

- On retrouve « la prophétie de l’étoile... tout au long des manuscrits et dans le livre des Nombres 24, 17… ». « ... les chrétiens… par confusion, en [feront] une caractéristique de [la] naissance [de Jésus] et non celle de son bref moment de royauté ».

 

(p 378-379) Le manuscrit trouvé dans la grotte 1 de Qumran et intitulé « Règlement de la Guerre des Fils de Lumière contre les Fils des Ténèbres », révélerait que, selon « la prophétie de l’étoile », Jésus aurait imaginé « qu’en respectant les étapes menant à la guerre,... il provoquerait un soulèvement populaire ; insurrection qui serait le coup d’envoi de la  - guerre pour la fin des temps - ».

- Dans l’Evangile de Thomas, « les dits secrets de Jésus » sont retranscrits par Judas Didyme [52] - qui serait « le frère jumeau de Jésus,... donc appelé Thomas, qui signifie - jumeau - ». Dans le « dit 16 », Thomas raconte :

« Les disciples dirent à Jésus : Nous savons que tu vas nous quitter. Qui doit devenir notre chef ? - Jésus leur répondit : Où que vous soyez, vous devez rejoindre Jacques le Juste, pour qui le ciel et la terre furent créés ».

- Jacques et Jésus auraient donc oublié leur division, mais Jésus a une vision sombre  pour son propre avenir. « Trois siècles plus tard, Constantin [exclura] l’Evangile de Thomas de sa Bible - officielle - dans la mesure où l’Eglise romaine [préférera] faire de Pierre, et non de Jacques, le successeur de Jésus… une erreur manifeste ».

 

Le procès et la crucifixion - « deux mille ans d’antisémitisme » -

 

(p 380-381) Ponce Pilate [53] (Pontius Pilatus), le procurateur romain, a fait arrêter Jacques et Jésus, ceux qui prétendent être  « les piliers de la secte subversive » à l’origine de « ce dangereux mouvement messianique ». Pilate  sait qu’il suffit  d’en exécuter un pour « saper le plan » ; il laisse le choix à la foule pour libérer l’un des deux. « Les deux hommes mis en balance [sont] appelés Jésus (référence à leur rôle de « Sauveur », en hébreu Yehoshua)… ». Jésus est « le roi des juifs » ; Jacques est « Barabbas - le fils de Dieu (le fils du Père) » - , le Messie sacerdotal. Le choix de Pilate est stratégique et n’a pas de rapport avec « La prétendue coutume de libérer un prisonnier pour la Pâque... totale invention de l’Eglise ultérieure ».

- « Pour l’essentiel, la foule [viendrait] de Qumran et [soutient]... Jésus Barabbas … peu de voix [s’élèveraient] en faveur de - Jésus, le roi des juifs - . Il [est] donc déclaré coupable… et crucifié sur une croix en forme de - T – avec les mots - Roi des Juifs - placés au dessus… ».

 

(p 382-385) Chris et Rob citent des passages du « Tosefta Shebuot… texte rabbinique des... premiers siècles de notre ère », vraisemblablement authentique car non issu d’une tradition chrétienne… Dans la dernière partie du passage 1, 4 ,  sont reportées les paroles de Jacques (le frère de Jésus), peut-être quelques minutes après la descente de croix. Quand Jacques « demande aux juifs de la communauté assemblés s’il faut à l’heure présente mesurer vers le sanctuaire ou vers le parvis (selon une instruction du Deutéronome 21, 1-9 pour attribuer la culpabilité d’un meurtre), il veut signifier qu’eux, les prétendus juifs dignes, [sont] aussi coupables que le Sanhédrin [54] qui avait réclamé la mort de Jésus dés lors qu’ils avaient désigné Jésus pour mourir ».

- Ces paroles de Jacques sont omises dans le N.T., sans doute dans une politique de disqualification de son rôle de leader  de l’Eglise après la mort de Jésus, au profit de Pierre qui passera sous l’influence de Paul.

 

(p 385-387) « L’histoire de Ponce Pilate apporte la preuve que le texte rabbinique contient bien les paroles prononcées par Jacques : en se lavant les mains, le procurateur montre que s’il [autorise] la crucifixion, il n’[ accepte] pas la responsabilité de cette mort. Or le fait de se laver les mains n’[est] pas une pratique romaine, mais une coutume qumrano-essénienne ». Ce n’est donc pas une description exacte des évènements. « Ce lavement de mains vient précisément du passage du Deutéronome qu’[évoque] Jacques, mais il est dit qu’il ne s’[applique], comme signe d’innocence, qu’après un meurtre et sûrement pas avant son exécution ».

- « Les auteurs des Evangiles synoptiques [ont] clairement à l’esprit cette manière vétéro-testamentaire de clamer son innocence… Matthieu place ces paroles dans la bouche de Pilate (27, 24-25) » :

« Voyant qu’il n’aboutissait à rien, mais qu’il s’en suivait plutôt du tumulte, Pilate prit de l’eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant : - Je suis innocent du sang de cet homme juste ; voyez-le vous-mêmes ! -

Alors tout le peuple dit : - Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! - ».

- Pilate « était sûrement au courant des paroles que Jacques avait prononcées après la crucifixion et il restitua à sa manière cette accusation de responsabilité partielle de la foule assemblée » ; les paroles de Jacques auraient été déformées, et rendraient coupable de « théocide » toute la nation juive. « L’affirmation selon laquelle la foule se serait damnée en disant - Son sang est sur nous et sur nos enfants - est un affreux mensonge, responsable de deux mille ans d’antisémitisme ».

- « En étudiant plus avant l’œuvre rabbinique, [Chris et Rob découvrent] une référence dans Mishnar Sotah 6, 3 qui est... une allusion à la décision de la foule de voter pour Jacques, le pilier droit, de préférence à Jésus, le pilier gauche » ; le texte fait comprendre aussi que « Jacques [hérite] du droit de son frère défunt à être considéré comme le nouveau chef de la lignée royale de David, tout en étant le Maître de Justice ».

(p 387-388) « Un débat n’a jamais cessé sur le point de savoir si Jésus [est] mort sur la croix ou si un autre avait été crucifié à sa place… Comment se fait-il que certains soient convaincus que Jésus fut crucifié, alors que d’autres sont autant persuadés qu’il ne le fut pas ? La réponse est remarquablement simple. Ils pensent tous avoir raison parce qu’ils ont tous raison. Deux fils de Marie furent jugés ensemble. Tous deux avaient prétendu… être les Sauveur ou le Messie et portaient donc le nom de - Jésus - . L’un mourut sur la croix, l’autre pas. Le survivant fut Jacques, le moindre des deux, mais celui qui était le plus en vue. Il n’est pas étonnant que… [certains] aient pensé qu’il avait échappé à la croix ».

Les symboles de Jésus et Jacques

 

(p 388-394) L’« étoile de David »  ne serait pas d’origine juive. « Les pointes du sommet et de la base de cette étoile sont les apex [« sommet » en latin] de deux pyramides superposées. La pyramide pointée vers le haut est un ancien symbole du pouvoir royal (dont la base repose sur la terre et le sommet atteint le ciel). L’autre pyramide incarne le pouvoir du prêtre (établi dans le ciel et descendant sur terre)… on retrouve la marque du double messie » (royal ou mishpat, et sacerdotal ou tsedeq). Ce serait « le seul véritable signe de Jésus... [qui] représente [aussi] l’étoile lumineuse de la lignée de David qui se lève le matin ».- Cette étoile serait utilisée au départ comme « motif décoratif occasionnel  parmi d’autres images moyen-orientales... au Moyen Age elle apparaît sur un grand nombre d’églises chrétiennes,… les plus anciens exemples se [trouvent] sur des édifices [templiers]. Elle n’[apparaîtra] que beaucoup plus tard dans les synagogues ».

- Si l’on enlève les deux lignes horizontales de l’étoile pour ne laisser que les flèches pointant vers le le haut et vers le bas, on obtient le compas et l’équerre  des f.m.. [Ce passage de l’étoile aux compas+équerre est possible

nonobstant le fait que l’angle droit (90°) de l’équerre n’est pas celui de la pointe  du triangle équilatéral (60°) qui symbolise l’apex de la pyramide (Note du rédacteur)]... La pyramide sacerdotale ou céleste devient l’équerre du tailleur de pierre… pour vérifier l’exactitude et la rectitude des bâtiments, et, de manière figurée,… - la qualité [humaine] que les Egyptiens appelaient… Ma’at. La pyramide royale ou terrestre est représentée sous la forme du compas  qui [en F.M.] marque le centre du cercle autour duquel aucun Maître maçon peut matériellement s’égarer, c. à d., l’étendue du pouvoir du roi ou du chef ».

Superposition d'une triangulation matérielle et spirituelle.

Superposition d'une triangulation matérielle et spirituelle.

- Mais « quel devrait être le symbole du judaïsme ? Réponse : la Croix. Nous parlons du Tau (« T »),… forme de la croix sur laquelle Jésus fut crucifié et non la croix à quatre branches avec une branche plus courte au dessus [à la] verticale ».

- « Le Tau était la marque de Yahvé… les qénites le portaient sur leur front bien avant que Moïse ne les rencontre… (cf. Chap. IX)

C’est également le symbole magique qui fut peint sur les portes au moment de la Pâque de l’Exode ».                                                                                  

- Chris et Rob découvrent que la croix... « crucifix » de l’Eglise chrétienne est un hiéroglyphe égyptien qui véhicule « le sens très précis de … - Sauveur - » – (traduit en hébreu par « Josuah » et en grec par « Jésus »).

La forme du crucifix n’est pas un symbole,c’est le nom de Jésus lui-même !

 

- « Le symbole le plus important du degré de Royal Arch (Arche  royale ou Sainte Arche royale de Jérusalem) est le Triple Tau...

Ces trois Tau attachés représentent le pouvoir du roi, du prêtre et du prophète ».

 

- Le poisson est « perçu comme un symbole chrétien... c’est un très ancien insigne de la prêtrise et il fut indubitablement le symbole des - nazôréens - , … ce terme est une forme du mot Nazrani (ou nasrani) qui signifie à la fois - petits poissons - et - chrétiens - en arabe moderne, exactement comme il y a deux mille ans, en araméen... les chrétiens l’utilisèrent  pour identifier leurs lieux saints dans Jérusalem au 1er s. ».

 

- « Jacques le Juste devint le 1er évêque (en hébreu, le Mebakker) il se mit à porter une mitre comme insigne de sa charge,… coiffe … aujourd’hui portée... par les évêques… ». La mitre [55] aurait été rapportée d’Egypte par Moïse. « C’est exactement l’hiéroglyphe représentant « Amen » (ou Amon), le dieu créateur de Thèbes qui plus tard se [fondra] au dieu-soleil de Basse-Egypte, Rê, pour devenir Amen-Rê... ».

 

- Aujourd’hui « Amen » est vocalisé par les chrétiens à la fin de la prière. Serait-ce qu’à l’origine on faisait venir la bénédiction du dieu Amen pour qu’une requête se réalise ? « Thèbes [est] la ville de Sekenenrê Taâ… il [est] concevable qu’une telle prière [se soit] transmise aux israélites par l’intermédiaire de Moïse et de la cérémonie de résurrection. … ensuite la langue hébraïque [aurait utilisé]… ce terme – Amen – pour clore une prière avec le sens de - ainsi, soit-il - , et c’est aux hébreux que les chrétiens l’emprunteront ».

Symbolique du point de passage

Symbolique du point de passage

L’ascension du menteur - « Saül-Paul » -

 

 (p 394-397) « Après la mort de Jésus, Jacques le Juste… [assume]... simultanément la charge des... Messies royal et sacerdotal ». Retiré à Qumran, Jacques serait « un chef puissant et fanatique… [qui respecte] une vie parfaitement droite » ; les Actes des Apôtres 12, 17 confirment qu’il est « désormais important dans l’Eglise primitive » (cf. extrait page 395).

- « La mise à mort du - roi des juifs - par un procurateur romain [aurait eu] un retentissement, dans tout Israël et au-delà… les gens [commencent] à s’intéresser au mouvement messianique », notamment  Saül, un citoyen romain, originaire du sud de la Turquie actuelle, élevé en juif de la diaspora… très loin de la « pureté » de Qumran. « La tâche de Saül [est]... de réprimer pour le compte des romains tout mouvement d’indépendancePendant près de dix-sept ans Saül - alias Paul - [sera] le fléau du mouvement d’indépendance juif, jusqu’à ce qu’il [soit] frappé de cécité en 60 sur la route de Damas ». Mais l’autorité de Saül ne s’étendrait pas jusqu’à Damas ; « la destination de Saül [est]… Qumran », connu aussi sous le nom de Damas (Damascus)… ce qui « est  corroboré par les Actes des Apôtres 22, 14... (cf. citation page 396). Sa cécité puis son recouvrement de la vue [symboliserait] sa conversion à un groupe de la cause nazôréenne ».

- « Il est certain que Paul [n’est] pas admis à partager les secrets de Qumran, parce qu’il ne [fait] là qu’un bref séjour… Il ne se [convertira] jamais à la cause de Jean le Baptiste, Jésus et Jacques… il [invente] un nouveau culte auquel il [donne] un nom grec : - chrétiens - , qui se [veut] la traduction du mot hébreu - messie - . Il [appelle] Jésus un homme qu’il n’[a] jamais connu - Christ -  et il commence à réunir des disciples autour de lui… Paul n’[a] aucune compréhension de la terminologie nazôréenne… il [serait] le premier à prendre littéralement ce qui n’est qu’allégorie dans les enseignements de Jésus… un patriote juif [qui] serait devenu un dieu-homme faiseur de miracles. [Paul] prétend avoir le soutien de Simon-Pierre, … un mensonge… Simon-Pierre met en garde contre toute autorité, sauf celle du chef des nazôréens (cf. page 397 citation tirée des Reconnaissances dans l’ouvrage de Hugh Schonfield, Those Incredible Christians) ».

 

(p 397-400) Selon l’« interprétation des textes de Qumran de Robert Eisenman, [il n’y aurait] plus de doutes concernant l’identité de Paul avec le - verseur de mensonges - qui s’oppose à Jacques, le - Maître de Justice - … Le commentaire d’Habacuc (Habakkuk Pesher) dit clairement que cet individu - [verse] sur Israël les eaux du mensonge - ... ».

- « Dans la Première Epitre aux Corinthiens 9, 20-22.26, [Paul] n’a pas peur d’admettre son dédain pour l’Eglise de Jérusalem et montre ouvertement qu’il est un menteur sans scrupule » (cf. extrait page 399).

- « Dans l’Epitre aux Romains 10, 12 et ailleurs, Paul exprime son désir de fonder  une communauté qui ne - ferait aucune distinction entre juifs et grecs - … ambition qui [caractériserait] la famille hérodienne [56] et ses partisans … Paul se donne beaucoup de mal pour légitimer les forces d’occupation ... [il] mérite] bien sa citoyenneté romaine »... Son accès aisé au cercle du pouvoir hérodien est explicité dans les Actes des Apôtres, et identifie Paul comme un probable conspirateur contre Jacques. Paul... ne [veut] pas reconnaître Jacques le Juste comme le Messie incontesté et [raconte]… que Pierre [est] le chef de l’Eglise de Jérusalem ».

 

- (p 400-404) « Le chapitre 21 des Actes des Apôtres montre à quel point Paul [est] impopulaire [à] Jérusalem… la foule… [le reconnaît] comme l’homme qui avait prêché contre le peuple de l’Alliance et contre la Loi, quand il se trouvait à Epĥèse [57]. L’émeute éclate… la Bible nous dit que tout Jérusalem [est] en effervescence ».

- « Paul [échappe] à l’émeute de Jérusalem, mais en 62, [c’est] au tour de Jacques d’être attaqué dans le Temple de Jérusalem ; Jacques est assassiné par les « prêtres ». « Le N.T…. [exclut] les détails de cet assassinat. Mais un Evangile rejeté par l’Empereur… Constantin, La Seconde Apocalypse de Jacques, rapporte l’événement » (cf. extrait page 402).

- A cette date, la construction du Temple était en cours. Hégesippe, une autorité de l’Eglis du IIème s. relate le coup mortel porté par un gourdin sur la tête de Jacques, ce qui « n’est pas considéré comme un fait historique,.. [mais serait] une tradition ultérieure ajoutée par les qumraniens pour créer un parallèle… avec Hiram Abif... le martyre de Jacques, le Maître de Justice, aurait été perçu comme une répétition de la mort de l’architecte du premier Temple, celui de Salomon (et donc de la mort de Sekenenrê Taâ). Un coup au front tua Hiram qui se trouvait dans le premier Temple lui aussi presque achevé. Les parallèles sont trop évidents pour être de pures coïncidences ».

- « Flavius Josèphe raconte que les habitants de Jérusalem furent très choqués par l’exécution de Jacques » ; le grand prêtre Anan (Ananus) aurait été révoqué suite à une démarche secrète auprès du roi Agrippa II.

 

Le trésor des juifs - La guerre de 66-70 - Les trésors sacrés cachés sous le Temple -

 

(p 405-408) Il semble « que la guerre juive de 66-70 [résulte] des tensions engendrées par le meurtre de Jacques le Juste … Origène (un père de l’Eglise du IIème s.) [fait] référence aux observations de Josèphe ». On peut se reporter à ce qu’il écrit (cf. page 405), une confirmation de ce point de vue.

- « Le ministère de Jésus [n’aura duré] qu’un an et celui de Jacques vingt ans. Il paraît évident que ce dernier devait être la personnalité la plus populaire à l’époque. Les anciens textes évoquent… la position et l’influence de Jacob, le frère de Jésus, mais l’enseignement catholique [fait] l’impasse sur celles-ci ».

- « La guerre qui [éclate] en 66 [est] le théâtre de quatre années de férocité et de sauvagerie… Les nazôréens qui [croient] dans le pouvoir du glaive pour restaurer la loi de Dieu sont appelés zélotes  … ils s’[emparent] de Jérusalem et du Temple en novembre 67. Sous la conduite de Jean de Gishala, les zélotes… mettent à mort tous ceux qui… [veulent] pactiser avec les romains… Deux ans plus tard, Titus s’[empare] de Jérusalem… et finalement les derniers juifs qui connaissaient les secrets des nazôréens [meurent] quand toute la population réfugiée dans la forteresse de Massada se [suicide] au lieu de se rendre aux romains ».

- « Au printemps 68, la décision [avait été] prise de dissimuler les trésors du Temple (y compris les manuscrits). Les secrets venus de Moïse et transmis aux nazôréens furent donc déposés comme l’avait prescrit le prophète, dans une cache sous les fondations du Temple, aussi près du Saint des Saints que possible. D’autres ouvrages furent dissimulés dans au moins cinq autres lieux…, dont les grottes [de] Qumran. L’un des manuscrits [re]trouvé [est] gravé sur une feuille de cuivre de huit pieds de long sur un pied de large… roulée depuis ses bords vers le centre pour former des colonnes jumelles ». Ce manuscrit a été restauré et reconstruit.

- John Allegro interprète le Rouleau de Cuivre ; celui-ci donne un inventaire des trésors sacrés et indique qu’il y a « au moins un autre exemplaire de cette liste, déposée dans le Temple lui-même... Le - Rouleau de Cuivre - dresse la liste de quantité d’or, d’argent, d’objets précieux et d’au moins vingt quatre rouleaux manuscrits à l’intérieur du Temple. Des directives sont fournies pour trouver soixante et une caches différentes ».

- « Nous savions que les chevaliers templiers avaient découvert des manuscrits avant 1119. Maintenant nous [comprenons] pourquoi ils avaient passé encore huit années à fouiller sous les ruines du Temple… la soudaine notoriété de l’Ordre et son enrichissement subit [ne sont] plus un mystère ! ».

 

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 *     *  

(p 409-410) « Jésus avait été un révolutionnaire et un pionnier de la pensée démocratique. A cause de Paul et du culte hiérarchique non juif qu’il développa, les vrais enseignements de Jésus furent enterrés et oubliés… Nous savions qu’ils étaient destinés à ressusciter… nous [avons] pu distinguer un fil ininterrompu, partant du meurtre de Sekenenrê Taâ... jusqu’à la destruction des esséniens et du Temple.

- Il… [reste] encore un gouffre de plus de mille ans  à combler » (jusqu’à l’apparition des templiers). Chris et Rob décident de poursuivre les recherches « en étudiant … ce qui [est] arrivé aux survivants de l’Eglise de Jérusalem après la destruction du Temple par les romains : il s’agit de voir comment celle-ci pourrait être reliée à l’Eglise Celtique ». Cette Eglise « avait exercé une très forte influence sur le développement de la société écossaise à cette époque ancienne… elle pouvait fort bien avoir eu quelque influence sur Robert Bruce et sa renaissance celtique qui coïncida avec la chute des templiers ».

 

(p 410-413) Voici quelques éléments de la conclusion de ce chapitre :

- « … l’hypothèse selon laquelle il y avait  eu deux Jésus-Christ [est] maintenant avérée… nous savons que celui qui mourut était Yahoshua ben Joseph - le roi des juifs - et son frère Jacques ou Yacov ben Joseph, était Jésus Barabbas - que l’on a qualifié de - fils de Dieu - ...». « ... le discours - longtemps perdu - que Jacques prononça sur le parvis des Gentils après la crucifixion de son frère... fut ultérieurement déformé par les chrétiens pour fonder près de deux mille ans d’antisémitisme ».

- « … la naissance de l’Eglise chrétienne n’[a] rien à voir avec Jésus. [Elle est] l’invention d’un étranger appelé Saül, et plus tard Paul… Ce [sont] Paul et ses partisans qui, incapables de comprendre le paradigme du pilier, [inventent] cette idée singulière et éminemment non juive de sainte Trinité, en voulant trouver une explication à ces concepts juifs qui leur [échappent] ».

- « L’utilisation des piliers et certaines descriptions présentant par exemple Jésus-Christ comme la - pierre angulaire -  fournissent des connexions puissantes avec la F.M.. ».

 

XIII. La résurrection

 

Les survivances de l’Eglise de Jérusalem - L’Eglise celtique...

 

(p 414-416) Quelques survivants auraient échappé à la guerre juive de 66-70 ; ils auraient transmis le message de Jésus à des régions étrangères, dont les îles britanniques, à partir d'Alexandrie (Egypte). Les qumraniens s'identifiaient aussi aux « ébionites » (ou « ébionim »), « les Pauvres » ; c'est également le nom d'une secte qui descend directement de l’Eglise de Jacques, dont les enseignements sont tenus « en haute estime » par les membres… les ébionites considèrent Jésus comme un grand maître et … un mortel (et non pas un dieu) ; des écrits montrent qu'ils détestent Paul, l'« ennemi de la vérité ». L’Eglise romaine ne différencie pas les nazôréens et les ébionites qu'ils accusent d'hérésie. « … tous les descendants de Jérusalem [pensent] que Jésus [est] un homme et non un dieu [exceptée] la branche paulinienne ».

- Selon Rob (auteur de cet ouvrage avec Chris) et les enseignements gallois reçus dans sa jeunesse, « le christianisme [serait] arrivé d'Alexandrie en Irlande via l'Espagne - peut-être dès l'an 200 - ... l'isolement de l'île par rapport à l'Europe romanisée [aurait permis] les développements d'un type distinct de christianisme ».

- Patrick [58] serait arrivé en Irlande en 432, puis aurait fait naufrage sur la côte nord d'Angleterre ; selon la légende, le saint arrive « sain et sauf au pays de Galles » où il construit l'église de Llanbadrig « pour remercier dieu de l'avoir sauvé… une autre église, plus récente, [est] dédiée à Patrick (Sant Patrig en gallois) dans la ville elle-même… Les écrits de Patrick ont survécu et le présentent comme un disciple de l' - hérésie arienne - » [Selon Arius (cf. Concile de Nicée page 106) : pas de croyance en l'Immaculée Conception,... Jésus est un mortel, pas un dieu,…]. La version catholique fait venir Patrick de Rome, ce qui n'est pas crédible et serait « une tentative typique de l’Eglise romaine pour récupérer un saint local… » et normaliser son histoire.

 

(p 416-417) Aux « … Vème et VIème s., les monastères irlandais [deviennent] de grands centres d'enseignement sous les auspices de l’Eglise celtique - et non de Rome - , et [envoient] des missionnaires comme les saints Columba, Iltut et Dubricius vers les quatre coins de l'Europe celtique ». L'« Irlande [vit] une époque dorée... [et], l'essentiel de l'Europe… un - âge des ténèbres - ... L’Eglise celtique se [répand] de l'Irlande au pays de Galles, à l'Ecosse et au Nord de l'Angleterre. Ses ermites et ses prêtres [construisent] de nombreuses petites églises dans les parties les plus sauvages de la Grande Bretagne occidentale… Comme Qumran, elles [sont] des avant-postes isolés dans des zones sauvages où les religieux [peuvent] affiner leurs vertus ».

 

(p 417-419) L'influence théologique des sumériens a déjà été évoquée ; il existerait « un noyau de la pensée celtique qui possède des affinités avec le judaïsme - et donc le christianisme de Jacques - , qui s'était développé à partir du pays de Sumer ; or dans la tradition celtique, il y [aurait] de fortes ressemblances avec la religion sumérienne... En s'entendant raconter l'histoire de Jésus, un roi celtique l'accepta d'emblée, parce qu'il dit que - cela faisait mille ans qu'ils connaissaient le christianisme ! - » (C. Matthews, The Elements of the Celtic Tradition.).

- Cependant, les considérations sur l'ADN de certaines communautés celtiques isolées actuelles (page 143) devraient être réexaminées à la lumière de l'ethno-anthropologie moderne (cf. note 1 de bas de page 417)

- « … se fondant avec… des croyances druidiques, la nouvelle religion finit par recouvrir l'Irlande, l'Ecosse, le pays de Galles et le Nord et le Sud-Ouest de l'Angleterre. L’Eglise celtique [diffère] du christianisme romain qui a balayé le reste de l'Europe. Elle ne [croit] pas : en l'Immaculée Conception, en la divinité de Jésus, que le N.T. [remplace] l'A.T., que le péché originel était inévitable, mais qu'il [peut] être racheté par la volonté individuelle et de bonnes actions ».

- « Au terme d'une controverse de  cinquante ans, l’Eglise romaine [absorbe] officiellement l’Eglise celtique au synode de Whitby, en 664. Mais le courant spirituel nazôréen sous-jacent [aurait continué] de couver sous la surface catholique... ». Cependant, la connexion très probable de l’Eglise celtique avec le mouvement nazôréen, ne peut « expliquer la pureté et le niveau de détail  que l'on retrouve dans les rituels de la F.M.. ».

 

(p 419) Rendant visite à une autre loge, Chris et Rob trouvent « un petit livre... vert »… relatif à la maçonnerie de Royal Arch, « une édition privée imprimée en 1915,... antérieure aux modifications du rituel de Holy Royal Arch (Sainte Arche Royale), sous la pression de la Grande Loge, à partir de sources extérieures à la maçonnerie ». Cet opuscule donne « le rituel originel... avant tous les changements et innovations récents, réalisés par des hommes qui n'avaient pas compris l'importance de la tradition qu'ils [retouchaient]… ce petit ouvrage ne [présente] rien moins que l'histoire complète et inaltérée de l'exhumation des manuscrits du Temple ».

 

(p 419-429 auxquelles on se reportera) Chris et Rob déroulent « l'histoire... » relatée dans le « petit livre vert ». On apprend que « la Première Loge ou Sainte Loge aurait été ouverte par Moïse, Aholiab et Bezaleel au pied du mont Horeb dans le désert du Sinaï ; la Seconde Loge ou Loge Sacrée... aurait été tenue par Salomon, roi d'Israël, Hiram roi de Tyr et Hiram Abif, dans les entrailles du mont Moriah… Apparemment, l'instant de la découverte [du] manuscrit contenant le texte de la Très Sainte Loi... était l'heure du grand midi, c. à d.  le moment précis où Sekenenrê Taâ achevait ses dévotions à Amon-Rê et où le soleil était sur son méridien… » C'est aussi la découverte d'« un petit autel de marbre pur... recouvert d'un voile dans sa partie supérieure… » où est gravé le Mot Sacré … celui que « nul n'était autorisé… à prononcer... sauf le Grand Prêtre,… une fois par an lorsqu'il pénétrait seul dans le Saint des Saints... ». Le mot explicité « Jah-Bul-On » [59] est traduit dans ce rituel par « Je suis et serai, Seigneur dans le Ciel, Père de tout » ; pour Chris et Rob, cette interprétation semble « totalement inepte »… - Jah-Bul-On - … [serait] simplement la suite des noms des trois grands dieux : celui des juifs, celui des Cananéens et celui des Egyptiens » (les interprétations de  Jah-Bul-On par le rituel Royal Arch et par les auteurs sont en note annexe [59]).

L'idée d'un dieu unique sous différents noms n'est pas exceptionnelle : elle est centrale dans la F.M..

 

- (p 428-429) Selon Chris et Rob, les f.m. ne seraient pas à l'origine de l'histoire confuse et complexe relatée dans ce rituel du Royal Arch. L'histoire serait parvenue sans que sa signification originelle ait été clairement expliquée. « Telle que l'histoire est présentée, on a l'impression d'avoir affaire à des juifs de Babylone fouillant les ruines du premier Temple… Mais il ne peut s'agir que du Temple d'Hérode… [car] le type d'arche décrit  au cours de la cérémonie - un assemblage de pierres… pour former une structure courbe supportant toute la  charge - était inconnu à l'époque de Zorobbabel… il est absolument certain que le cadre de l'histoire  reconstituée dans le rituel est le Temple d'Hérode, construit selon les principes de construction romains… Il faut bien remarquer la partie la plus importante de ce récit : pour avoir accès à la salle cachée, les maçons de passage mais - hautement qualifiés en architecture - , ôtent les clés de voûte d'un arc et passent en dessous sans étayer d'une quelconque manière le reste de l'arche… ce qui n'est pas l'attitude de maçons supposés - hautement qualifiés en architecture - », mais plutôt l'entreprise « d'une bande de chevaliers chercheurs de trésor, fouillant dans les salles souterraines sous les ruines du Temple d'Hérode ». La légende maçonnique du Royal Arch a-t-elle voulu préserver le récit de la découverte des manuscrits par les neuf chevaliers templiers ?

 

(p 429-430) En 1894, le lieutenant Charles Wilson dirige un groupe du Royal Enginers (Génie) ; ces militaires effectuent un excellent travail sous les ruines du Temple d'Hérode. Les chambres et passages qu'ils trouvent disposent souvent d'arcs à clé de voûte. Ils constatent également qu'ils ne sont pas les premiers visiteurs en trouvant des objets templiers abandonnés sept cent quarante ans plus tôt (cf. également page 53).

- Pour Chris et Rob, l'hypothèse templière est maintenant une quasi-certitude. Néanmoins, il manque « la preuve formelle que c'étaient bien les neuf chevaliers templiers conduits pat Hugues de Payns qui avaient découvert les manuscrits ».

 

Le manuscrit de la « Jérusalem céleste » - Symboles maçonniques -                                     

 (p 430-433) « Vers 1119, Hugues de Payns et son petit groupe d'archéologues primitifs [ouvrent] une voûte sous les décombres du Temple d'Hérode et [trouvent] les manuscrits secrets de la communauté de Qumran... ces chevaliers [sont] totalement illettrés… Mais… Ils [savent] qu'ils [ont] trouvé quelque chose de très important… Ils [décident] de les faire traduire » par un homme de confiance, le chanoine Lambert, un érudit du chapitre de Notre Dame de Saint-Omer. C'est Geoffroy de Saint-Omer (Godefridus de Sancto Andemardo), le second de l'Ordre, qui serait parti avec « quelques manuscrits... pour le long voyage de retour vers sa ville d'origine ».

- Lambert serait « l'homme le plus sage et le plus érudit… Il [a] passé de nombreuses années à compiler une encyclopédie de la connaissance humaine... Aujourd'hui, l'un des travaux les plus célèbres de Lambert de Saint-Omer est sa copie réalisée à la hâte d'un dessin représentant la Jérusaleme céleste (La copie de Lambert serait aujourd'hui   à la Bibliothèque universitaire de Gand). Cette illustration montre que les deux piliers de la cité céleste sont tous les deux appelés - Jacob - , et qu'apparemment le fondateur fut Jean le Baptiste. On ne voit pas la moindre mention de Jésus dans ce document prétendument chrétien. Ce n'est donc pas une image ordinaire »  … Chris et Rob pensent « qu'elle n'a pu venir que d'un seul endroit : les caveaux du Temple d'Hérode.

 

(p 433-435) « Le symbolisme que l'on retrouve sur cette gravure est maçonnique à l'extrême et confirme que Jacques était simultanément les deux piliers des nazôréens… Le document précède de plus de cinq cent ans la première utilisation officielle du symbole maçonnique de l'équerre et du compas ».

- (Se reporter aux illustrations pages 346-347) « L'illustration montre les trois énormes équerres plantées de manière incongrue dans les balcons. Les compas corrélatifs sont directement au-dessus dans le sommet de chaque tour. Ces trois tours se trouvent sous les piliers jumeaux de Jacques, indiquant leur situation subordonnée… celle de droite est identifiée à André (Andreas) et celle du centre à Pierre (Petrus) » ; celle de gauche n'est pas identifiée. « … ce manuscrit confirme… que Jacques fut le chef de l’Eglise de Jérusalem et que Pierre fut une personnalité… subalterne », en contradiction de « l’Eglise catholique qui prétend être la descendant directe de l'autorité de Jésus par l'intermédiaire de Pierre ».

- « L'agencement des trois tours, avec leurs équerres et compas, est en totale harmonie avec la F.M. moderne, en ce sens qu'elles représentent trois figures clés d'une loge maçonnique : le Vénérable et ses deux Surveillants qui symbolisent le soleil (Rê), la lune (Thot) et le Maître de la loge ». Chris et Rob font un autre rapprochement avec le rituel maçonnique auquel on peut se reporter page 435 « … qu'est-ce que le centre ? » Etc.

Ces symboles maçonniques avaient du être utilisé par l’Eglise de Jérusalem. Le document original daterait de la période « des dix-neuf années séparant la crucifixion de Jésus de la lapidation de son frère » (cf. page 434).

 

(p 436-437) « … le concept de Jérusalem céleste ou de nouvelle Jérusalem [apparaît] dans les manuscrits exhumés de cinq grottes différentes de Qumran. Tous se [fondent] sur les visions d'Ezéchiel qui décrivent la nouvelle cité en détail, avec ses mille cinq cent tours, toutes de cent pieds de haut ».

- « En maçonnerie, une « planche à tracer... est une compilation visuelle des thèmes de l'Ordre ». La planche à tracer du degré de Royal Arch tourne totalement autour de la fouille des ruines du Temple… (cf. illustration page 437 et descriptif complet de la planche à tracer page 436).

- Selon Chris et Rob, le manuscrit de la Jérusalemen céleste et l'histoire corrélative dans le degré de Royal Arch confirment « que les templiers avaient trouvé les secrets de leur Ordre, inscrits sur les rouleaux dissimulés par les nazôréens et qu'ils exécutaient des cérémonies d'initiation fondées sur une résurrection - vivante - , à l'instar de Jésus jadis ».

 

L'impact des manuscrits nazôréens - Un siècle de construction de Cathédrales, d’abbayes...

 

(p 438-439) « … l’Ordre fondé en 1118 par Hugues de Payns… [devient en quelques décennies] l’une des forces les plus puissantes de la chrétienté...  A partir de  1170,… quelque chose de tout à fait extraordinaire [survient] en France… ». « ... en un seul siècle, pas moins de quatre-vingts cathédrales et presque cinq cents abbayes [sont] construites dans la seule France[engageant] plus de travaux de maçonnerie et de matières premières qu’il n’y en eut jamais dans toute l’histoire de l’ancienne Egypte ! » (C. Frayling, Strange Landscape).

- « Sur les chantiers de ces édifices et sur d’autres dans tout le pays, les maçons étaient dirigés par les chevaliers templiers[qui présentent] leur mission comme la volonté de - reconstruire Jérusalem - selon un nouveau et glorieux style architectural, mariant piliers, tours et flèches s’élançant vers le ciel... La cathédrale de Chartres est un exemple classique de ces superbâtiments... ».

- Ainsi, les templiers seraient devenus « les maîtres architectes d’une  Jérusalem céleste dans leur pays d’origine ». Dans « … les caveaux du Temple de Jérusalem, les neuf chevaliers avaient retrouvé les instructions cachées là par les nazoréens juste avant d’échouer dans leur propre entreprise d’édification du Paradis sur terre.... Les templiers auraient repris pour leurs propres buts initiatiques les anciens secrets maçonniques spéculatifs inspirés par le Ma’at de Jésus et Jacques, et se seraient efforcés d’offrir au monde un suprême degré de maçonnerie opérative. La résurrection battait son plein !… Grâce à la découverte [des manuscrits], les templiers étaient devenus des maîtres tant en maçonnerie spéculative qu’en maçonnerie opérative  » [60] .

- Chris et Rob veulent « comprendre maintenant comment une survivance de [l’Ordre du Temple s’est] transformée pour finalement donner la F.M. moderne ».

 

(p 439-440) Dans la conclusion de ce chapitre nous retenons que :

- L’Eglise celtique rejette notamment les dogmes  de « l’Immaculée Conception et la divinité de Jésus » ; elle a été absorbée par l’Eglise romaine au milieu du VIIème s., mais il semble « qu’une bonne partie de la vieille pensée avait survécu sous une forme souterraine. Celle-ci devait rendre l’Ecosse particulièrement réceptive à la pensée nazôtéenne que les templiers apportèrent avec eux ultérieurement ».

- La légende maçonnique avait conservé l’histoire de la découverte des manuscrits par les premiers templiers. La Jérusalem Céleste de Lambert - du chapitre de Notre Dame de Saint Omer - serait une copie de l’un de ces manuscrits ; elle révèle l’utilisation flagrante de l’équerre et du compas ; elle confirme que Jacques constitue les deux piliers centraux de la nouvelle Jérusalem.

XIV. La  Vérité éclate

 

La prophétie devient réalité - Bereshit Rabbati - L’Inquisition -

 

(p 441-443) Dans la littérature post-guerre juive de 66-70, - Bereshit Rabbati – est une croyance selon laquelle « la puissance de la prophétie reviendrait en Israël en 1210, et, peu après, le Messie réapparaîtrait de sa cachette dans la Grande Mer de Rome » (lettre de Malmonide aux juifs du Yémen). C’est ce qui semble se produire...

- En 1244, trente quatre ans après ce retour théorique, c’est la naissance de Jacques de Molay… qui rejoint les Chevaliers du Temple à vingt et un ans (c’est le plus jeune âge possible). Il devient le Maître du Temple en Angleterre avant d’être fait Grand Maréchal (responsable du commandement militaire de l’Ordre). Quand Thibaut (ou Tibald) Gaudin, le Grand Maître des templiers meurt en 1292, Jacques de Molay est élu à ce poste - le plus haut de l’Ordre - .

- A cette époque, les mamelouks musulmans se sont emparés d’Acre et le royaume chrétien de Jérusalem est vers sa fin. Cent soixante quatorze ans après la la création de l’Ordre, Molay dirige encore « la force la plus puissante de la chrétienté, rivalisant avec le Vatican ». L’Ordre possède des propriétés dans toute l’Europe, une excellente armée  avec une flotte de combat, une compagnie commerciale et bancaire internationale... « L’Ordre avait accru sa richesse et son influence à une vitesse trop remarquable apparemment pour être le simple résultat d’une croissance organique... Les premiers templiers durent trouver l’or, l’argent et les autres trésors enterrés par les juifs pendant la guerre de 66-70... et ne le révélèrent pas… ».

- Molay réimpose « la pleine observance de toutes les règles et [réclame] une discipline absolue au sein de l’Ordre. Totalement illettré lui-même, il interdit aux autres chevaliers de perdre leur temps à lire, préférant laisser de telles tâches aux clercs ». L’Ordre est francophone et fait directement ses rapports au pape.

 

(p 443-446) Le roi Philippe IV, dit le Bel, est orgueilleux et ambitieux ; il cherche à manipuler à son profit, mais en vain, le pape Boniface VIII (Le roi veut prélever des taxes sur l’Eglise française). Une épreuve de force s’engage ; elle se termine par la mort de Boniface VIII, quelques semaines après que Guillaume de Nogaret et son équipe l’aient molesté (le 8 septembre 1303). Le nouveau pape, Benoit XI, ne cède pas plus aux pressions du roi ; il meurt empoisonné sur l’ordre de Philippe le Bel. Le roi « choisit » alors Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, un homme ambitieux qui devient le pape Clément V. En 1305, « A peine solvable, Philippe [lève] immédiatement un impôt, la décime, sur les importants revenus du clergé français. Quatre ans plus tard, le pape marionnette [transfère] le siège du pouvoir du Vatican à Avignon, situation qui perdurera pendant les trois quarts de siècle suivants ». Philippe le Bel dispose désormais du pouvoir qu’il désire.

- Philippe le Bel a besoin d’argent. Guillaume de Nogaret, « l’éternelle âme damnée du roi » planifie soigneusement et avec habileté l’arrestation de tous les juifs (22 juillet 1306) qui sont « envoyés en exil - naturellement sans leurs propriétés qui [sont] immédiatement transférées à la Couronne ».

- Philippe le Bel, roi cupide, tourne son attention vers les richesses des templiers… Il ne peut cependant « espérer s’en tirer par un acte de piraterie… contre un ordre aussi élevé… Les chevaliers templiers ne [répondent] à personne en dehors du pape et ils se [trouvent] au-dessus des lois des différents pays… Malheureusement, le caractère très secret de leurs pratiques [permet] de donner efficacement une apparence de crédibilité aux fausses accusations... De faux témoins [dénoncent] des histoires d’actes vils et le roi… [se sent] – obligé – d’informer le pape de cette situation grave ».

 

(p 446-450) D’autre part, le pape aurait « dans l’idée de fusionner les chevaliers du Temple de Salomon et les chevaliers de l’Hôpital de Saint Jean de Jérusalem en un ordre unique qui serait appelé les - Chevaliers de Jérusalem - »… alors qu’il existe une rivalité entre ces deux ordres et que le pape avait déclaré sa préférence en faveur des hospitaliers qu’il voulait voir prendre le rôle majeur.

- Molay invité à une rencontre, prend « la précaution d’amener un document… en faveur de l’indépendance de son Ordre » et se rend à Paris où il est « accueilli avec tous le honneurs  par le roi… Mais… il [commence]  à entendre toutes les rumeurs qui se [répandent] sur les - méfaits - des templiers ».

« … l’année précédente, Nogaret avait eu  une excellent expérience d’arrestations de masse simultanées, en capturant l’intégralité de la communauté juive ». Suivant ce principe, « quelque quinze mille templiers » sont arrêtés le vendredi 13 octobre 1307. « Le principal faux témoin [est] Esquin (ou Esquieu) de Floyran (ou de Floixan, ou encore Squin de Flexian… cette dernière dénomination est donnée par le chroniqueur florentin Giovanni Villani) ; il avait été expulsé de l’Ordre et incarcéré pour hérésie et autres délits… il fournit des - preuves - contre l’Ordre en échange de sa grâce et de sa libération de prison. L’inquisition [reçoit] l’ordre d’extraire toutes les confessions [61] et de n’épargner aucune torture pour atteindre cet objectif ». Le public « fut horrifié quand il entendit que les templiers… admettaient avoir renié Dieu, le Christ et la Vierge Marie… A la lumière des connaissances actuelles, il est aisé d’écarter ces accusations inventées… et sorties tout droit de l’imagination des accusateurs ».

(p 451-453)  De nombreux pays mettent peu de zèle à appliquer les ordonnances papales contre l’Ordre. Le Portugal, l’Irlande, l’Ecosse et l’Angleterre n’exécuteront pas cette instruction avec joie. « En juin 1311, l’Inquisition installée en Angleterre [obtient] quelques informations très intéressantes... » ; des templiers importants témoignent de propos tels que : « Jésus n’était pas un dieu, mais un simple mortel » et qu’ils devaient croire au « grand Dieu tout-puissant, qui fut l’architecte du ciel et de la terre, et non en la crucifixion » (on trouvera plus de précisions page 451). Selon les spécialistes, « ces affirmations... ne correspondent à aucune croyance théologique de l’époque, même pas à celles de sectes hérétiques comme les cathares ». Les propos rapportés expriment une conception provenant « des vrais enseignements de Jésus,... conception antérieure au culte paulinien de la - crucifixion - ... Dans l’Eglise de Jacques,... la crucifixion était considérée comme un puissant symbole de - loyauté jusque dans la mort - à l’image de Hiram Abif et rien de plus ».

- Les templiers détenaient « leur connaissance spéciale qu’ils ne délivraient qu’au sein de leur Ordre et [exécutaient] leurs propres cérémonies secrètes qu’ils considéraient, à l’instar des f.m. modernes, comme complémentaires de leur foi chrétienne. Les chevaliers templiers furent trahis par une Eglise et un pape qu’ils avaient bien servis ».

 

La crucifixion de Jacques de Molay

 

(p 453-458) « Le Grand Inquisiteur de France, Guillaume Imbert  s’investit personnellement dans l’extraction de la confession du - plus grand hérétique de tous - : Jacques de Molay » qui est vraisemblablement « horriblement torturé » ; ce puissant guerrier s’effondre et confesse des crimes qu’il n’a pas commis. Ainsi, c’est « un prêtre [qui torture] une autre prêtre... ».

- Selon Chris et Rob, Imbert aurait infligé au Grand Maître une crucifixion en suivant le « scénario » des Evangiles et de la Passion du Christ. « Endurant cette même agonie abominable qui fit momentanément perdre sa foi à Jésus quelque mille deux cent quatre-vingts ans plus tôt, Jacques de Molay se confesse immédiatement sur la croix. Il est descendu de son supplice ». Imbert aurait fait « mettre Jacques de Molays sur le linceul même que le Grand Maître utilisait pour parodier le Messie… Les tortionnaires... rabattent [la toile] sur le corps de Molay pour le recouvrir totalement ». On peut imaginer que « Imbert suggère [à Jacques de Molay] à peine conscient d’essayer de se relever tout seul, s’il se croit aussi important que le vrai Christ ! ».

 

*

*    *

(p 458) L’Inquisition aurait reçu l’ordre strict de ne pas tuer le Grand maître des templiers. Jacques de Molay sera soigné par la famille de Charnay, ainsi que le précepteur Geoffroy de Charnay (de Charney ou de Cernay) qui a subi lui aussi la question. Ils rétracteront publiquement leurs aveux et mourront ensemble sept ans plus tard, « lentement brûlés sur des charbons ardents... ».  

 

La preuve physique - « Le Linceul de Turin » - La fin des « âges sombres » -

 

(p 458-461) « Le linceul… utilisé pour envelopper le corps blessé du grand Maître  recouvrait encore Molay lorsque celui-ci voyagea jusqu’à la demeure de Geoffroy de Charnay. Là le tissu fut lavé, plié et rangé…. En 1357, cette pièce de lin de  quatorze pieds de long fut sortie… et exposée publiquement à Livey ». Pourquoi ce tissu pouvait-il intéresser le public ?

- « A cause du traumatisme de la crucifixion, le corps de Jacques de Molay avait  - peint - l’image de sa souffrance sur son propre linceul - maçonnique - ». « … de la sueur mêlée à du sang riche en acide lactique… s’étaient répandus librement autour de son corps en tachant le tissu qui l’enveloppait… Les traits du corps de Molay s’étaient imprimés sur le tissu en raison d’une réaction chimique : l’acide lactique s’étant échappé … du corps pour imprégner le linceul avait réagi au contact de l’encens utilisé comme agent blanchissant et qui était, lui, riche en carbonate de calcium... l’image sur le linceul était remarquablement claire… » et s’accordait « parfaitement avec l’image connue du dernier Grand Maître... ».

- « Les premières personnes qui virent le linceul ainsi marqué… pensèrent qu’elles contemplaient Jésus. Aujourd’hui, cette pièce de tissu s’appelle … le Linceul de Turin ». Alors que bien des personnes recherchent les origines du Linceul, celui-ci n’est « qu’une pièce de puzzle comme une autre qui aide à compléter le tableau » réalisé par Chris et Rob « dans leur enquête pour retrouver Hiram ».

- En 1994, le Vatican autorise des expertises du linceul (carbone 14) ; « ces analyses [montrent] que la matière du Linceul ne peut être antérieure à 1260… Très étrangement, les résultats des analyses… furent publiés un 13 octobre, la date même de l’arrestation de Molay… !... Le Vatican a toujours nié que le Linceul de Turin soit une sainte relique parce que lEglise connaît sa véritable  origine... ».

 

(p 461-462) Pendant les trois premiers siècles apJC, l’Empire romain ne cesse de perdre son pouvoir politique, jusqu’à ce que l’empereur Constantin mette en place une nouvelle organisation : « … le peuple… [est] utilisé  comme producteur de biens et de richesse en temps de paix et fournit la soldatesque en temps de guerre. En récompense de leurs petites vies tristes et ignorantes, on leur [promet] la résurrection et une après-vie merveilleuse ».

- Sous l’influence de Paul (60 apJC), « le verseur de mensonges », et, après le Concile de Nicée (organisé par Constantin en 325 apJC), « L’Eglise de Rome [fait] de la foi aveugle une vertu… elle étiquette - gnostique - … la littérature chrétienne qui... [permet à]... l’individu d’accéder à la connaissance… et elle [fait] de - gnostique - un synonyme de - mal - . Or - gnostique - vient... du grec signifiant - connaissance - . Ce n’est pas une coïncidence si la période à laquelle on fait traditionnellement référence sous le nom d’- âges sombres - correspond au laps de temps séparant la naissance de l’Eglise romaine de la crucifixion de Jacques de Molay ! ».

Le message se répand - Le voyage vers La Merica -

 

(p 462-466) Le vendredi 13 octobre 1307, de nombreux templiers échapperaient « aux mailles du filet ». Les gardes venus arrêter  la flotte templière amarrée à La Rochelle, trouvent les quais vides. « … on ne [reverra] plus jamais les navires de l’Ordre, il n’en [ira] pas de même de leur pavillon de combat, le crâne et les os croisés ».

- « … il existe... maintes histoires de navires templiers se rendant en Ecosse et au Portugal,… - deux refuges - ». Il est probable que des templiers repartent du Portugal après s’être approvisionnés, mettent « le cap plein ouest, suivant ce que l’on appelle aujourd’hui le quarante-deuxième parallèle… [pour] atteindre cette terre marquée par l’étoile qu’ils connaissent grâce aux manuscrits nazôréens et qui [est] appelée Merica ».- « Il est pratiquement certain qu’ils [débarquent]... dans le   Nouveau Monde,... [en fait] dans le secteur de la presqu’île  du cap Cod ou  de Rhode Island dans la future Nouvelle Angleterre dans les premières semaines de 1308,... presque un siècle et demi avant… la naissance de Christophe Colomb...

-  A Westford, petite ville du Massachusetts, un chevalier  aujourd’hui célèbre est gravé « par une série de trous percés sur une paroi rocheuse… Il est coiffé d’un heaume et porte l’habit d’un ordre militaire,… le pommeau de l’épée reproduit le style de celui d’un chevalier européen du XIVème s….le plus fascinant est l’écu du personnage... [qui]... représente un unique vaisseau médiéval faisant voile vers l’ouest… vers une étoile ».

- « A Newport (Rhode island) , on rencontre… une… tour construite dans le style des églises rondes templières… Sa datation [la] situe… en plein dans le siècle qui vit disparaître la flotte templière, [et]… sur une carte européenne de 1524,… le navigateur... Giovanni da Verzano marque l’emplacement de la tour... et la mentionne comme une - villa romaine - existante ».

- « La chapelle de Rosslyn (évoquée à la fin du chapitre V)[est] un lieu où les templiers se réunirent après l’attaque du roi Philippe le Bel et du pape ». Comme Chris et Rob l’ont montré,… « les épis de maïs (maïs indien) et d’aloès sont gravés dans la pierre en guise de motifs décoratifs… deux plantes dont les écossais  ne pouvaient avoir connaissance… [sauf] si les hommes qui dirigèrent les maçons de la chapelle de Rosslyn avaient visité l’Amérique au moins un quart de siècle avant Colomb ».

- Le chevalier de Westford, et la tour de Newport sont bien « d’authentiques vestiges templiers sur le territoire des Etats Unis d’Amérique ».

 

Le pays de l’étoile appelée La Merica

 

(p 466-467) On pourra se référer au livre afin de voir pourquoi le continent américain a bien emprunté son nom à l’étoile de l’Est appelée Merica (« l’étoile qui selon les nazôréens, marquait l’emplacement d’une terre parfaite de l’autre côté de l’océan du  soleil couchant ») et, non pas à « l’explorateur - amateur - » Amerigo Vespucci… L’erreur vient d’un certain Waldseemüller, erreur propagée rapidement et largement car « il dirigeait une petite équipe qui avait accès à une presse d’imprimerie ». Waldseemüller rétractera « publiquement son affirmation selon laquelle Amerigo Vespucci [aurait] découvert le Nouveau Monde… le mythe accidentel de Vespucci [ferait] partie du folklore culturel dans le système éducatif américain ». Ce serait « un exemple classique d’Histoire (pour paraphraser Henri Ford) qui - ment - … ceux qui désirent réellement comprendre l’Amérique et les forces qui créèrent les Etats Unis modernes ont besoin de suivre la chaîne de l’évolution de la pensée nazôréenne ».

(p 469-470) Retenons dans la conclusion de ce chapitre que :

- « L’attaque contre l’Ordre templier par un roi cupide et sans grande envergure se [révèle] être le premier pas vital dans un long processus d’émancipation : en se libérant du principe en vigueur de castration intellectuelle, exercée par le Vatican, le monde chrétien allait pouvoir construire une civilisation fondée sur le désir de connaissance et la reconnaissance de la valeur de l’individu. Cette évolution de l’autocratie vers la démocratie en matière de gouvernement et de l’aristocratie vers la méritocratie en matière de structure sociale, dans un contexte de tolérance théologique,  n’a nulle part été aussi ostensiblement recherchée - et en partie réalisées - qu’aux Etats Unis d’Amérique (America) ».

 

XV. La  redécouverte des manuscrits perdus

 

 (p 471-472) « Pourquoi les Etats-Unis d’Amérique existent-ils ? ». Comment les USA ont-ils pu « devenir en moins de deux siècles [62] le cœur de la culture mondiale et la nation la plus puissante du monde » ?

 

- Voici un extrait du discours d’adieu de George Washington, premier président des USA élu en 1789 et f.m. de longue date : «  Etre juste et de bonne foi vis-à-vis de toutes les nations ; cultiver la paix et l’harmonie à l’égard de tous. La religion et la morale nous enjoignent d’adopter cette conduite, et la bonne politique n’en fait-elle pas autant ? Il sera digne d’une nation libre, instruite et, à brève échéance, grande, de donner à l’humanité l’exemple magnanime mais aussi inédit d’un peuple toujours guidé par un haut sentiment de justice et de générosité » (W.M. Thayer, George Washington).

- Ces parole « rappellent étrangement les enseignement… de Jésus, évoquant - la liberté,… l’instruction,… la paix,… la bonne foi,… la justice,… la générosité -  … construire une - grande nation - et relier religion et morale ». Mais évoquer la présence templière sur la côte Est des USA « n’explique pas comment cet ordre français… pourrait avoir influencé les principes fondateurs de cette nation ».

 

(p 472-474) « .. de nombreux templiers s’établirent en Ecosse après la chute de leur Ordre… quantité de preuves sont encore visibles aujourd’hui. L’église de Kilmartin, près du Loch Awe (comté d’Argyll) abrite de nombreuses sépultures templières… également dans le cimetière nombre de tombes maçonniques ». Chris et Rob trouvent  d’autres sépultures templières ou maçonniques [63] dans les environs : « … un contingent assez important de templiers [se serait] réfugié dans le comté d’Argyll… au début du XIVème s. ».

- « Au début du XIVéme s. les templiers possédaient de nombreux domaines en Ecosses et le peuple écossais leur manifestait beaucoup d’affection et de respect ». Dans « ce secteur de l’Ecosse », cette présence sera renforcée par le mariage de Hugues de Payns avec Catherine de Saint Clair . « En fait, la première commanderie templière hors de terre sainte [sera] construite sur les terres de Saint Clair en un lieu au sud d’Edimbourg appelé aujourd’hui Temple  » [64] .

 

Le refuge écossais - William Wallace, Robert Ier Bruce -

 

(p 474-475) « En 1286, la mort du roi Alexandre III [marque] la fin de la lignée des rois celtiques (d'Ecosse)… Les luttes internes [affaiblissent] le pays et le roi Edouard Ier d'Angleterre [profite] de la situation : il [accorde] son soutien à John Balliol, l'un des prétendants au trône… pour… prendre la Couronne écossaise [mais demande] que Balliol devienne un vassal du roi d'Angleterre… Balliol [est] un roi impopulaire... » ; il sera destitué et partira en exil en France. «... le roi d'Angleterre [prend]… directement le contrôle de l'Ecosse... il emporte le symbole de l'indépendance écossaise : l'ancienne - Pierre de la Destinée - , également connue sous le nom de - Pierre de Scone  - [65] , … petit bloc rectangulaire… sur lequel les rois d'Ecosse ont longtemps été couronnés... ». Les écossais seront « lourdement opprimés » par l' « autorité dictatoriale » du roi d'Angleterre.

 

(p 476-478) Le nationalisme écossais ressurgit rapidement. Le noble William Wallace venge le meurtre de sa femme en mai 1297 en assassinant le shérif de Lanark ; Wallace reçoit le soutien du peuple ; « le soulèvement populaire [prend] une telle ampleur qu'il aboutit à une véritable bataille face aux troupes anglaise »… qui sont défaites à Stirling Bridge le 11 sept. 1297.

- Après avoir fait la paix avec les français, l'année suivante, Edouard Ier bat Wallace à Linlithgow ; Wallace s'échappe et obtiendrait les soutiens de Philippe le Bel, du pape Clément V, et surtout, de la famille Moray, continuellement liée aux templiers et à la F.M.. « une bataille  entre les écossais et les anglais à Roslin, en 1303, [est] remportée [par Wallace] avec le concours des chevaliers templiers, emmenés par un St Clair ». Wallace demeure un hors-la-loi pendant sept ans. Il est finalement trahi, emmené à Londres, torturé et exécuté… en 1305.

- « Pendant cette période de troubles, deux écossais [ont] une prétention… au trône : Robert Bruce, huitième comte de Carrick, et John Comyn ». Robert est un homme ambitieux qui doit manœuvrer contre Comyn, favori du pape et apprécié du roi Edouard Ier. « Il sait qu'il [existe] une résurgence celtique balbutiante ». Bruce insulte publiquement le pape et le roi, tout en « levant l'étendard de guerre de la renaissance celtique » et, assassine Comyn « le collabo »… « Le 10 févr. 1305, le pape répond en annonçant l'excommunication de Robert Bruce ». Néanmoins, « treize mois plus tard, Bruce, fort du soutien total des seigneurs celtiques, était couronné roi d'Ecosse par la comtesse Buchan à Scone... ».

 

(p 478-480) « Telle [est]… la situation en Ecosse quand une partie de la flotte templière prend la direction d'Argyl et de Firth of Forth... » (Estuaire de la Forth, au fond duquel se trouve Edimbourg). «… l'excommunication de Robert Bruce et les liens anciens de la famille St Clair avec Rosslyn… »… font que l'Ecosse est un des rares lieux où le pape ne peut  atteindre les templiers.

- Edouard Ier décède ; Edouard II sont fils se retire en Angleterre, laissant Robert Ier Bruce s'occuper de ses ennemis en Ecosse. Après bien des revers, Bruce reconquiert son royaume sur l'Angleterre ; son plus grand triomphe est la bataille de Bannochburn, le 24 juin 1314. L'année même où Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay sont brûlés vifs à Paris, sir William St Clair, Grand Maître des templiers, aurait emmené la force templière à la bataille de Bannochburn [66] où il assure la victoire des écossais  et instaure l'indépendance du royaume de Bruce. Les combats cessent en 1328 quand l'Angleterre reconnaît l'Ecosse comme une nation libre.

 

(p 480-482) Les templiers ont « une relation symbiotique avec le roi d'Ecosse » ; ils sont en sécurité et offrent leur talents de stratèges et de guerriers à la couronne écossaise. Mais l'excommunication est un danger, car tout souverain chrétien est libre d'entreprendre une croisade contre l'Ecosse considérée comme une terre païenne.

- En 1317, le pape Jean XXII tente d'imposer une trêve aux anglais et aux écossais, mais les écossais continuent à guerroyer… En 1320, le pape rend une nouvelle sentence d'excommunication contre Bruce, James (le Noir) Douglas et le comte de Moray. En réponse, « le 6 avril 1320,... les barons écossais publient la déclaration d'Arbroath... » (les signataires de cette lettre extraordinaire sont huit comtes et trente et un autres nobles écossais). On peut se reporter aux extraits cités dans le livre ; cette déclaration concerne Robert Bruce, roi d'Ecosse et donne en même temps la définition de la royauté. « Les principaux lords d'Ecosse [sont] templiers ou des parents de templiers. Il n'est donc pas surprenant que le mode de pensée - nazôréen - soit présent dans ce document inhabituellement démocratique, qui donne une image du roi plus présidentielle que royale ».

- « En Angleterre, cent ans avant la déclaration d'Arbroath, la Magna Carta (Grande Charte) fut signée par le roi Jean sous la pression d'un groupe de seigneurs parmi lesquels on comptait des templiers ». C'est un « document de la Constitution anglaise qui peut être vaguement comparé à la déclaration des Droits (Bill of Rights) des USA - document … totalement d'inspiration maçonnique » (voir plus loin).

- Quand « le sujet du pouvoir populaire ou  de la volonté du peuple » apparaît dans l'histoire occidentale, « il est… symptomatique que la pensée nazôréo-templaro-maçonnique soit présente en de nombreuses occasions… ».

 

(p 482-483) « En octobre 1328,... le pape Jean XXII [lève] la sentence d'excommunication qui [frappe] Robert Ier ». Le 3 juin 1329, Robert Ier décède. Son fils David II lui succède ; il n'a que cinq ans. Lord Randolph, oncle du comte de Moray est désigné comme régent.

- Robert Ier aurait fait vœu « de voir, après sa mort, son cœur placé dans une cassette, emporté à Jérusalem et enterré dans l'église du Saint-Sépulcre ». Ce serait en accomplissant ce vœu que sir William de St Clair et sir James Douglas sont tués en route lors d'un combat… Le cœur de Bruce sera finalement  enterré dans l'abbaye de Melrose ; sir William sera inhumé  à Rosslyn.

- « … l'Ecosse fait de nouveau... partie de la chrétienté … ». « … dans la mesure où le Vatican [peut] poursuivre ses ennemis dans toute l'Europe... les templiers se [dissimulent]… en devenant une société secrète ». Lord Randolph, le régent, est un membre de la famille templière Moray, ce qui permet de « planifier l'avenir de l'organisation qui a déjà remplacé l'Ordre condamné. [Les templier peuvent ainsi] conserver les grands secrets dont ils ont la garde ».

 

Retour à Rosslyn

 

(p 483-486) La chapelle de Rosslyn (vue au chapitre IV) a été construite par William St Clair (1440-1490). Cette construction a été d'une grande importance pour les recherches de Chris et Rob qui reviennent sur ces lieux, quatre ans après leur première visite. La chapelle de Rosslyn  fournirait l'interface entre les templiers et la F.M..

- « La chapelle de Rosslyn [exsude] une sensation de spiritualité vivante, l'impression d'être là ici et maintenant tout en étant plongé dans un passé infini… une chaude sensation qui s'empare de vous... ».

- Chris et Rob rencontrent dans la chapelle, une femme pasteur, la révérende Janet Dyer ; elle évoque les cactus aloès et maïs  sculptés dans la pierre… et fait « allusion à un élément attesté par des documents : le prince Henry de Sinclair (autre orthographe ultérieure de Saint Clair), le premier Jarl (comte, en anglais earl) Saint Clair des Orcades (Orkneys) avait, grâce à l'argent des templiers, armé une flotte de douze navires pour un voyage vers le - Nouveau Monde - . Sous le commandement d'Antonio Zeno, la flotte avait débarqué en Nova Scotia (Nouvelle Ecosse) et exploré avant 1400, la côte orientale de ce qui est devenu les USA. La date est certaine car Henry Sinclair [est] assassiné à son retour cette année là … La famille Sinclair raconte que [le] chevalier James Gun était mort dans les Amériques… L'image du chevalier médiéval que l'on voit à Westford (Massachusetts) est, prétend-elle, sa pierre tombale ». Chris et Rob trouveront « des éléments soutenant cette affirmation dans la crypte sous la chapelle... ».

 

(p 487-489) Dans la chapelle, Chris et Rob découvrent des « colonnes non encastrées ; il y en a quatorze au total. Douze ont la même forme et deux - les plus à l'Est - … assez splendides. Le pilier de gauche (en regardant l'orient) est connu sous le nom de - pilier du Maçon - … ouvrage d'une grande élégance. Le pilier droit est… différent. Appelé - pilier de l'Apprenti - , il est somptueusement décoré... ». La reconstitution du passé permet de comprendre : « Le pilier dit - du Maçon - est en fait une restitution du pilier sacerdotal appelé Jakin chez les f.m. et Tsedeq chez les nazôréens, quant au pilier dit - de l'Apprenti - , c'est le pilier Boaz des maçons, représentant le pouvoir de Mishpat ».

- « En haut de l'angle où les murs Sud et Ouest se rencontrent, au niveau de l'orgue Hamilton, on aperçoit une tête [avec] un sévère coup à la tempe droite et dans l'angle opposé du mur occidental, on a la tête de l'homme qui l'assassina… L'histoire... admise raconte qu'il s'agit  de la tête d'un apprenti assassiné et que la tête dans l'angle opposé est celle de son maître qui l'a tué »… par jalousie, car cet apprenti aurait conçu et réalisé tout seul le pilier royal qu'on peut admirer aujourd'hui. « Cette histoire ressemble à une version déformée de la légende maçonnique d'Hiram ». «... c'est William St Clair qui dirigea… la construction… [et] supervisa… les moindres détails de l'ouvrage… [il] fit venir d'Europe les plus habiles maçons… » qu'il logea et paya « une très belle somme ». Il est très improbable qu'« un simple apprenti  ait été en mesure de produire la pièce maîtresse de tout l'édifice... Les gardiens actuels de la chapelle de Rosslyn… ignorent [que] la tête faisant face au Nord-Est est une représentation de Sekennenrê Taâ, le dernier vrai roi d'Egypte » [67] .

 

Que la lumière soit - Rosslyn, un sanctuaire, pas une chapelle -

 

(p 489-491) Force est de constater que la « chapelle de Rosslyn [n'est] pas construite comme un lieu de culte chrétien ». « Plus [on regarde] le décor, plus ce fait [devient] évident. Le symbolisme est égyptien, celte, juif, templier et maçonnique à profusion… Les seuls véritables motifs chrétiens viennent des modifications victoriennes ultérieures : les vitraux, le baptistère… et une statue de Madone à l'enfant ». Pourtant, une frise montre une crucifixion, mais bien des détails prouvent qu'il s'agirait du « martyre du dernier Grand Maître des chevaliers templiers, Jacques de Molay. »… On remarque « ici une gravure où des personnages tiennent le - linceul de Turin - avec le visage de Molay… clairement visible dessus ». L'histoire de la souffrance et de l'image du Grand Maître « miraculeusement apparue sur son propre linceul rituel » était vraisemblablement connue des templiers écossais.

- « Même après son achèvement, [Rosslyn] ne fut jamais utilisée comme une chapelle, car il y avait une chapelle familiale dans le château... à… peu de distance de là ».

 

(p 491-493) Chris et Rob prennent conscience que Rosslyn ne serait pas une simple chapelle, mais un sanctuaire post-templier ; de fortes présomptions leur font penser qu'il aurait été construit pour abriter les manuscrits trouvés par Hugues de Payns et les siens sous le Saint des Saints du dernier temple de Jérusalem. « Les nazôréo-qumraniens reçurent l'instruction (par l'intermédiaire de l'Assomption de Moïse) de déposer leurs manuscrits les plus précieux sous le Saint des Saints vers 69… ». Ces manuscrits relateraient « l'histoire de la lutte nazôréenne : la véritable histoire de Jésus-Christ,... ce texte doit, en tant que tel, être l'Evangile perdu - Q - , l'Evangile qui fut la matière source de Matthieu, Marc, Luc et Jean ».

- Une curieuse histoire d'incendie dans le château de William St Clair (en 1447) raconte la fuite des occupants et l'action du chapelain qui risque sa vie pour sauver du feu « les quatre coffres » où se trouvent tous les écrits de son maître. Du point de vue de Chris et Rob, l'inquiétude que manifeste William St Clair pour ces quatre coffres médiévaux et massifs, dépasse le cadre de la perte de papiers personnels et divers titres de propriétés ou autres, qui en aucun cas ne peuvent tenir un tel volume… Si ces coffres contenaient les manuscrits de Jérusalem, on comprend la « désolation » de William lorsqu'il voit l'incendie. Sauvés, les manuscrits auraient pu être détruits avant l'achèvement du sanctuaire auquel William avait consacré sa vie, pour les abriter.

 

(p 494-498) Lors de la construction du sanctuaire, on considère généralement « que les fondations prirent un temps étrangement long ». Par ailleurs, « Vue de l'extérieur, Rosslyn est une représentation en pierre de la Jérusalem céleste, telle que la présente la copie de Lambert... A l'intérieur, la disposition [reproduit] les ruines du Temple d'Hérode, avec des décorations reprenant le symbolisme nazôréen et templier... ».

- Chris et Rob constatent que le plan du bâtiment est conforme à la description qu'en donne le rituel de Royal Arch. On retrouve notamment les quatorze piliers… « disposés de telle manière que les huit colonnes les plus à l'Est - incluant Jakin et Boaz - forment un triple Tau » (cf. texte du rituel cité page 496 et plan du sanctuaire page 514). « Tous les piliers de Rosslyn sont disposés en fonction d'un plan précis fondé sur un ancien savoir et restitué dans le rituel du Royal Arch ! ». « William St Clair n'[a] rien fait au hasard. Chaque partie de son fascinant édifice [existe] pour raconter une histoire ».

 

 

Le secret perdu de la maçonnerie de Marque redécouvert - Les premier et deuxième degrés -

 

(p 498-500) Chris et Rob évoquent le rituel (développé pages 499-500) utilisé pour le grade maçonnique appelé « maçonnerie de Marque (Mark Masonry - cf. Robert Brydon, Rosslyn : A History of the Guildes, the Masons and the Rosy Cross.) ». A la fin de la cérémonie, le candidat « devient… maçon de Marque (Mark Mason). On lui donne une marque (un petit symbole) qui devient son emblème personnel de métier... Dans le sanctuaire de Rosslyn, on voit gravées des centaines de semblables marques de tailleurs de pierre ».

 

(p 500-502) Lors de la construction du sanctuaire, « William St Clair [est] confronté à un… problème de sécurité. Les maçons… [doivent] connaître le plan et l'agencement du caveau souterrain… » ; ils vont comprendre que cet étrange édifice doit abriter quelque chose de grande valeur… William sait qu'il doit « s'assurer de la loyauté et de la fidélité de ses tailleurs de pierre, afin qu'ils gardent ses - secrets légitimes aussi sûrement que s'ils étaient leurs - 

Il est attesté qu'il [dispose] de deux grades de maçon sur le site : les maçons ordinaires (ou apprentis)… et les - maçons de Marque - (qui [ont] l'honneur de posséder une marque personnelle…) ».

- Chris et Rob soupçonnent William St Clair de concevoir « le premier degré de la maçonnerie de métier et le degré de maçonnerie de Marque pour donner à ses maçons opératifs un code de conduite et les faire ainsi participer à un secret sans leur révéler le… grand secret de la résurrection - vivante - qui [est] réservé aux maçons spéculatifs ». Ces deux grades dévoileraient « le secret du pilier royal ou Boaz et… [seraient] appelés - comme ils le sont encore aujourd'hui, Apprenti entré - , et, à ceux qui [ont] le rang le plus élevé, on [expliquerait] en outre l'importance de la clé de voûte des arcs parce qu'ils [sont] les - maçons de Marque - . Jamais ces catégories de maçons n'auraient été autorisées à découvrir le secret du pilier sacerdotal ou la signification des piliers jumeaux associés à la clé de voûte… La plus grande formule qui garantissait la stabilité dans l'ancienne Egypte devait être préservée et réservée aux philosophes : les maçons spéculatifs, comme William St Clair lui-même ».

 

(p 502-503) « Le point de départ de la F.M. aurait été la construction de la chapelle de Rosslyn, au milieu du XVème s.. Des développements historiques ultérieurs viennent confirmer cette vision des choses, parce que les membres de la famille St Clair de Rosslyn devinrent les grands Maîtres héréditaires des Métiers, Guildes et Ordres d'Ecosse ; plus tard ils occupèrent la fonction de Maître des maçons d'Ecosse jusqu' à la fin des années 1700 ».

- Contrairement à une croyance répandue parmi les f.m. modernes, « ce furent les maçons spéculatifs (templiers)  qui adoptèrent les maçons opératifs (tailleurs de pierre) et les initièrent à certains secrets de moindre importance relatifs au Temple de Salomon ».

 

(p 503-506) « D'après tout ce que les historiens ont pu rassembler, … il n'y eu jamais de chambre du milieu dans le Temple originel. Cependant, le sanctuaire de Rosslyn en possède une… ». Dans la crypte, c'est un petit personnage insolite, gravé sur le mur à côté de la cheminée, qui intrigue Chris et Rob ; ce personnage rappelle St Pierre mais il ne tient qu'une seule grande clé dont la poignée est un carré parfait (« un signe vrai et sûr pour reconnaître un f.m. »). Selon Chris et Rob, « Cette petite gravure murale ne [tiendrait] rien d'autre que - la Clé d'Hiram - [et]... La pièce que l'on appelle à présent la crypte, était la chambre du milieu du Temple reconstruit, parce qu'elle reliait la partie supérieure de l'édifice aux souterrains qui accueillaient les manuscrits sacrés… Avant que les caveaux n'aient été scellés lors de l'achèvement de l'édifice, plusieurs de ces derniers templiers se virent accorder le droit d'être inhumés à côté des manuscrits sacrés… dans leur armure complète,... privilège réservé aux rois seuls.

Sir Walter Scott [68] [immortalise] cette pratique dans son poème - Le Lai du dernier Ménestrel - :

 

Elle semblait en feu cette fière chapelle,

Où les chefs de Roslin reposent hors de leur cercueil :

Chaque baron, comme dans un linceul de sable [69],

Revêtu de sa panoplie de fer…

Il y a vingt de ces hardis barons de Roslin

Gisant là enterrés dans cette majestueuse chapelle ».

 

Le protecteur [70] qui épargna Rosslyn - Oliver Cromwell -

 

(p 507-509) « Pendant la guerre civile anglaise (1643-1646), Cromwell et ses forces parlementaristes [écument] l'Irlande, le pays de Galles… l'Ecosse [et] l'Angleterre. Ils dégradent les propriétés royalistes et catholiques… Cromwell… [visite] Rosslyn. Mais alors qu'il détruit toute église papiste…, il n'égratigne même pas cet édifice ». « Les St Clair... se [trouvent] naturellement du côté royaliste et le château de Roslin [est] totalement détruit par le général Monk en 1650… une fois de plus, le sanctuaire de Rosslyn n'est pas touché ».

- « Les éléments circonstanciels » dont disposent Chris et Rob suggèrent que le « Lord Protector » (Cromwell) est un f.m. de haut niveau, ne serait-ce que parce qu'il épargne Rosslyn ; ce serait aussi l'avis des gardiens actuels du sanctuaire.

- Aujourd'hui, à proximité de Rosslyn, le site appelé Temple, ancien quartier général des templiers en Ecosse, existe toujours, mais pas le bâtiment. « Dans le cimetière [on trouve] de nombreuses tombes maçonniques... arborant le symbolisme du degré de Royal Arch [71], et beaucoup montrant l'ancien motif des deux colonnes et du linteau ».

- Le guide vendu sur place, révèle que William St Clair était (aussi) Chevalier de la Toison d'Or… « la F.M. dit d'elle-même qu'elle est - plus ancienne que la Toison d'Or ou l'Aigle romaine - »… ce qui signifierait « que le rituel n'[est] pas une invention des St Clair… pas seulement antérieur à leur famille, mais aussi au grand Empire romain ». Ce guide évoque aussi les caveaux de Rosslyn qui « peuvent être beaucoup plus que de simples tombes », et la possibilité d'« y découvrir des indices guidant vers certains trésors d'un grand intérêt historique ». D'autres commentaires [72] montrent qu'on a toujours su que l'édifice a une valeur dépassant ce que l’œil voit.

- Pour Chris et Rob, le fait de « Refuser de fouiller les salles souterraines pourrait continuer de priver le monde d'une grande et ancienne sagesse... ». Sur les murs de Rosslyn, ils trouvent une inscription latine qui viendrait des manuscrits nazôréens : « Le vin est fort, le roi est plus fort, les femmes sont encore plus fortes, mais la vérité conquiert tout ».

 

Sous le sceau de Salomon -  Si tatlia jungere possis sit tibi scire possis -

 

(p 510-511) Nous avons vu que « les piliers principaux les plus à l'Est de la chapelle [forment] un triple Tau… l'emblème de la F.M. de Royal Arch, mais aussi un… signe antérieur à Moïse ». Voici maintenant « la définition ... telle que le rituel originel de ce degré la donne : Le triple Tau, signifie, entre autres choses occultes

{Templum Hierosolyma, - Le Temple de Jérusalem -}

{Clavis ad Thesaurum, - Une clé vers un trésor -}

{Theca ubi res pretiosa depositur, - Un endroit où une chose précieuse est dissimulée -}

{Res ipsa pretiosa, - La chose précieuse elle-même -}

La configuration centrale du sanctuaire [serait] une façon symbolique de dire que l'édifice représente le Temple de Jérusalem et que [ce serait] un lieu où un trésor… est dissimulé ».

- Toujours selon le rituel : « Le bijou du grade de Royal Arch est un double triangle parfois appelé sceau de Salomon, à l'intérieur d'un cercle… Au bas de l'étoile se trouve un parchemin portant les mots : Nil nisi clavis deest - Rien n'est désiré sauf la clé - , et sur le cercle apparaît la légende Si tatlia jungere possis sit tibi scire possis – Si tu peux comprendre ces choses, tu en sais assez - ». Ces références auraient-elles été « créées pour servir d'indices à ceux qui un jour, élucideraient le mystère de Rosslyn » ?

 

(p 512-513) Sur le plan du sanctuaire, Chris exécute quelques tracés au compas et fait apparaître deux triangles équilatéraux qui forment un sceau de Salomon (La page 512 détaille le tracé et le schéma final est sur le plan page 514). « Au centre… de ce sceau, sur le plafond voûté, il y a une… excroissance suspendue, en forme de tête de flèche…, qui pointe vers le bas en direction d'une clé de voûte encastrée dans le sol… [c’est probablement] cette pierre qui doit être enlevée pour pénétrer dans le caveau reconstitué du Temple de Salomon et retrouver les manuscrits nazôréens ». Selon Chris et Rob, « l'explication des symboles [aurait été] ajoutée au degré de Royal Arch, par William St Clair… » pour la future génération qui devait découvrir la « clé ».

 

Exhumer les manuscrits nazôréens

 

(p 513-516) Rosslyn serait donc bien le sanctuaire des manuscrits nazôréens. Mais ces manuscrits sont-ils toujours dans les sous-sols du sanctuaire ? Il n'existerait aucune preuve historique ou physique d'une intervention dans les fondations du bâtiment. La véritable histoire du christianisme attend sans doute d'être exhumée...

- En localisant l'ultime lieu de repos des manuscrits, Chris et Rob auraient « retrouvé le dernier maillon d'une chaîne reliant tout f.m. aux rites mystérieux  de l'ancien sacre égyptien. » 

« … l'histoire s'arrête ici en attendant qu'une  fouille soit entreprise et que le contenu des manuscrits  soit enfin disponible pour l'humanité ».

Chapelle Rosslyn et ses points de passages

Chapelle Rosslyn et ses points de passages

Post-scriptum

(Préliminaires à d’éventuelles fouilles)

 

(p 517-520) Depuis le début de leurs recherches, Chris et Rob considèrent être trop impliqués dans leur sujet ; c’est pourquoi ils partagent leurs découvertes avec un Maître maçon passé (Past Master) et un ecclésiastique de l’Eglise d’Angleterre qui commentent leurs travaux ; le Maître et l’ecclésiastique considèrent finalement que Chris et Rob ont trouvé quelque chose qui aurait « beaucoup de sens ».

- Avant de présenter le manuscrit de « La Clé d’Hiram » à leur éditeur originel Century, Chris et Rob révèlent aux personnes concernées par Rosslyn, ce qu’il y a dans leur livre. Après plusieurs rendez-vous et réunions, ils sont informés que le droit est « - accordé par le comte actuel - de fouiller les caveaux ».

- Une rencontre est aussi organisée pour présenter leurs découvertes avec le groupe des « Amis de Rosslyn »… environ trente personnes viennent… historiens, membres de la Grande Loge d’Ecosse, deux ecclésiastiques, les plus importants Chevaliers templiers d’Ecosse et le baron St Clair  Bonde, un descendant direct de William St Clair. Après la présentation, plusieurs auditeurs viendront leur dire qu’ils ont des informations importantes qui peuvent appuyer leur thèse…

- En préparant les supports des présentations pour cette rencontre, Chris et Rob découvrent que le plan des fondations de Rosslyn « est une copie très fidèlement exécutée » des fondations du Temple d’Hérode (Cf. page 520 Comparaison des fondations du Temple d’Hérode et du plan de la chapelle de Rosslyn). 

« Et les parallèles continuent à l’extérieur du bâtiment,… le lieu même [a] été choisi parce qu’il [reflète] l’exacte topologie de Jérusalem. A l’Est on a l’équivalent écossais de la vallée du Cédron et au Sud court la vallée de Hinnom ».

- « Forts de cette nouvelle compréhension… [Chris et Rob pensent] avoir... résolu l’énigme du message codé laissé  par le comte, pour moitié gravé dans la pierre et pour moitié intégré dans le rituel maçonnique ». Maintenant, Chris et Rob sauraient « exactement où est caché le Rouleau de cuivre, la carte au trésor des esséniens et des templiers ».

Renvois aux notes complémentaires (histoire, étymologies,…) numérotés  de [31] à [72]

 

[31] (p 265-266) [Israël en hébreu, « Dieu s’est montré fort ». C’est le nouveau nom donné à Jacob après sa nuit de lutte à Péniel (Le Grand Dictionnaire de la Bible). On retrouve la même étymologie dans Le Petit Robert des Noms Propres].

 

[32] (p 265-266) [Juda est le nom du 4ème fils de Jacob et Léa. Selon Genèse 29.35 son nom signifie « il loue » ou « loué » (Le Grand Dictionnaire de la Bible).

- Selon Le Petit Robert des Noms Propres, l’étymologie est à rapprocher de l’araméen « terrain encaissé, ravin »]

 

[33] (p 268-269) [Origines et étymologies du terme « exil »

- L’exil est une expatriation volontaire ou forcée. Pour certains mystiques, il désigne la Terre ou la vie mortelle par opposition au Ciel (Déf. du Larrousse en 2 tomes. Edition de 1922).

- Le terme exil viendrait du latin exsilium et du verbe exsilio - sauter hors, s’élancer hors, bondir. Mais cette étymologie est douteuse (Dict. Littré) à cause de la forme parallèle exsul ou exsulare. On peut aussi proposer la forme latine exsolo - hors du sol -  dont le sens s’apparente à celui de l’exil.

- Cependant, la racine sul de exsul se retrouve dans, insulasul est proche de solium - siège - …. (même racine pour consul…). Voyons maintenant le sens de ces derniers termes  :

> exsul ou  ex solum, se traduit du latin par  - exilé, banni…

> insula se traduit par  - île - ou - maison isolée - , mais aussi par - temple - (Lat. Ecclés.).

- L’hypothèse étymologique de la forme « parallèle exsul » ne paraît pas pouvoir éviter celle de  ex-sol, hors (du) soleil  (ce n’est que l’hypothèse du rédacteur de ces notes)car si on n’est pas éclairé par le Soleil, on se trouve dans les « ténèbres » ; l’exil serait ainsi associé à un manque de « lumière », voire aux « ténèbres » ...

- Insula - le temple - auquel accède l’initié, se distinguerait de exsul(a) qui serait un domaine hors (ex-) du temple, … le monde profane. Le profane par sa définition étymologique reste devant (pro) le temple (fanum), sur les parvis, donc hors du Temple.

(Termes latins ré-examinés par le rédacteur avec le Gaffio, dictionnaire de référence latin-français)]

 

[34] (p 268-269) [Babylone vient du sumérien « porte de Dieu ». L’hébreu « babel » est traduit par « Babylone » - Le Grand Dictionnaire de la Bible. On retrouve la même étymologie dans Le Petit Robert des Noms Propres]

 

[35] (p 274-275) [Prophète vient du grec - prophêtês – prophète…

« Qu’est-ce qu’un prophète ? Dans la conception populaire, un prophète est quelqu’un qui prédit l’avenir. Il n’en  est pas ainsi dans la Bible : un prophète est d’abord un porte-parole de Dieu… Dans l’A.T., l’appellation « homme de Dieu » sert encore à désigner des prophètes… » - Le Grand Dictionnaire de la Bible - Ed. Excelsis]

 

[36] (p 274-275) [Ezéchiel en hébreu « que Dieu rende fort » - Le Petit Robert des Noms Propres. Pas d’étymologie évoquée dans Le Grand Dictionnaire de la Bible]

 

[37] (p 283) [Le roi Zorobbabel (Zerubbabel), descendant de David, fait reconstruire le Temple…

Zorobbabel  - « fils de Babylone » est une étymologie donnée par Chris et Rob. Le Grand Dictionnaire de la Bible l’écrit Zorobabel et indique que l’étymologie est incertaine. Le Petit Robert des Noms Propres ne donne pas d’étymologie.]

 

[38] (p 285-286) [... Alexandre le Grand, un des plus grands chefs militaires de l’histoire.

Alexandre « qui protège les hommes », du gr. alexô « repousser (le danger) » et anêr, andros « mâle » - Le Petit Robert des Noms Propres. Le Grand Dictionnaire de la Bible ne donne pas d’étymologie.]

 

[39] (p 286-287) [« ... Les colonnes jumelles représentant les deux pays devinrent les colonnes d’Hermès. »

- Hermès probablement issu du gr.  herma « tas de pierres » - Le Petit Robert des Noms Propres.

- Selon Le Grand Dictionnaire de la Bibl,  à l’origine, Hermès est l’esprit qui habitait l’herma ou tumulus de pierres érigé pour servir de point de repère ou pour marquer une limite. D’où les hermès des portes d’Athènes, pierres phalliques grossièrement sculptées, et la fonction du dieu guide des vivants et des morts…]

 

[40] (p 301) [… les hassidims (juifs de stricte observance)…  

Hassidim vient « de l'Araméen,…  - pieux . On utilise également le nom d'assidéens, hassidéens, voire chassidim. Il s'agit des juifs  qui, à partir  du IIIème s. avJC, se sont opposés aux innovations grecques dans le sein du Judaïsme. Au XVIIIème s. une secte juive a repris ce nom en Pologne et reste vivace, bien que minoritaire.]

 

[41] (p 302-303) [« Maccabée »  vient de l’hébreu « maqqèbeth », « marteau », allusion aux qualités guerrières ... C’est le surnom de Judas, fils du prêtre Mattathias… Il fut chef de guerre jusqu’à sa mort... Par extension, le surnom de Maccabées fut donné aux cinq fils de Mattathias, puis à une autre famille de sept frères dont le martyre... est rapporté dans le Deuxième Livre des Maccabées (ce serait l’origine des mots français macchabée et macabre) - Le Petit Robert des Noms Propres]

 

[42] (p 302-303)  [Aristobule ou Aristobule 1er, surnommé Philhellène. Aristobule vient du grec « aristoboulos », « d’excellent conseil »...  - Le Petit Robert des Noms Propres]

 

[43] Note n°2 de bas de page 312  [« … Nouveau Testament ou... Nouvelle Alliance » :

- « Le terme « testament » dans les expressions « Ancien et Nouveau Testament » est la traduction des mots hébreu et grec correspondant au latin - testamentum - qui serait mieux rendu par Ancienne et Nouvelle Alliance.

- Le terme grec« diatéké » peut avoir le sens de « convention » et de « testament ». C’est celui qu’ont choisi les traducteurs de la Septante pour rendre l’hébreu berith « alliance ». La Bible étant le livre de l’Alliance… il arrive de la qualifier d’Ancienne et de Nouvelle Alliance…  (d’après Le Petit Robert de Noms Propres)]

 

[44] (p 315-320) [… l’Assomption de Moïse… :

-  Assomption vient du lat. adsumptio, action de prendre, choisir, emprunter (Dictionnaire de latin Gaffiot).

- Dans le cas de Moïse,  G. Bastide (Grands thèmes moraux, 8) dirait : « Qui dit mission dit (…) assomption désintéressée de responsabilité personnelle en vue d’une fin transcendante à l’individu. » (Dictionnaire de la langue philosophique  de Foulquié et Saint Jean).

- Dans le dogme catholique, c’est l’élévation au ciel de la mère de Jésus.]

 

[45] (p 329-330) [Tout au long des manuscrits de la Mer Morte, le terme « désert » désigne la communauté de Qumran... :  Pages 50-51, les Templiers s’appellent aussi « Les Pauvres Soldats du Christ et du Temple de Jérusalem » et s’autoproclament « gardiens des routes du désert de Judée menant à Jérusalem ». Outre le terme « désert », « les pauvres » désignent toujours la communauté de Qumran comme on le voit en page 367. Serait-ce une forme de codage, sachant ce que les templiers doivent à Qumran ? (note du rédacteur)]

 

[46] (p 355-361) [« zélotes » (et sicaires) :

- Zélote vient du grec zêlôtês « passionné, rempli de zèle pour le Seigneur »… juifs partisans intransigeants de la théocratie. Flavius Josèphe y voit parfois le quatrième des « partis » juifs (→ esséniens, pharisiens, sadducéens), en précisant qu’ils n’ont rien de commun avec les autres… la seule chose qui les différencie des pharisiens est leur refus de reconnaître aucun autre seigneur que Dieu. Il en fait des - brigands - fanatiques… le fondateur serait un Judas de Gamala… Certains zélotes sont nommés « sicaires », du latin sica « poignard », qui leur permettait d’assassiner des impies ; ils semblent avoir activement participé à la révolte de 66, instauré un régime de terreur dans Jérusalem assiégée et fait partie des défenseurs de Massada - Le Petit Robert des Noms Propres.

- Zélote ou zélé, en grec zèlotès. Un des douze  apôtres est appelé Simon le Zélote ou le Zélé (Lc 6.15 ; Ac 1.13) ; à cause de son tempérament actif, ou bien en raison d’une association avec le parti des zélotes. Paul se décrit lui-même commes zélé, comme ayant été un partisan farouche de la cause de Dieu (Ac 22.3 ; Ga 1.14)…

Le parti des zélotes, présenté par Flavius Josèphe comme étant la « quatrième philosophie » parmi les juifs..., a été fondé par Judas les Galiléen, qui dirigea une révolte contre Rome en 6 apJC… - Le grand Dictionnaire de la Bible]

 

[47] (p 355-361)  [Parlant de Jésus, « Partout où il allait, il se mit à élever les individus ordinaires qu’il rencontrait au statut d’initié qumranien de premier degré… un coup de génie  » :

Nous avons vu page 307 que « Comme chez les chevaliers templiers, au terme de leur première année, les initiés (de Qumran) devaient remettre toute leur richesse… ». On peut supposer que ceux qui sont initiés par Jésus ont aussi cette obligation… accélérée. (Note du rédacteur)]

 

[48] (p 355-361) [Lazare, de l’hébreu Elâzâr « Dieu a aidé ». Voir aussi Eléazar dont Lazare serait le diminutif - Le Petit Robert des Noms Propres]

 

[49] (p 372-375) [« … textes slavons » :

Le slavon est un dialecte slave archaïque d’où dérive le bulgare moderne - Larousse Universel de 1923]

 

[50] (p 376-378) [« ... le jardin de Gethsémani » : Gethsémani - Etymologie araméenne « le pressoir à huile ». Domaine ou jardin au pied du Mont des Oliviers, à Jérusalem, où selon les Evangiles, Jésus trahi par Judas l’Iscariote, pria parmi ses disciples endormis, avant son arrestation… - Le Petit Robert des Noms Propres]

 

[51] (p 376-378) [« la célébration... du Nouvel An, c. à d. la Pâque  » dont la date était fixée d’après la nouvelle lune suivant l’équinoxe de printemps et qui tombait donc entre la fin mars et début avril]

 

[52] (p 378-379) [… Judas Didyme - qui serait « le frère jumeau de Jésus,... donc appelé Thomas, qui signifie - jumeau - » :

« Judas Didyme » ou « Thomas Didyme » : Didyme est le surnom de Thomas. Thomas de l’araméen t’ômâ « jumeau » et Didyme, du grec didumos « jumeau » - Le Petit Robert des Noms Propres]

 

[53] (p 380-381) [Ponce Pilate :

- En latin Pontius Pilatus, viendrait du grec pontios « marin » et du latin pilatus « armé d’un javelot (pilum) » - le Petit Robert des Noms Propres.

- Ponce Pilate était un romain de l’ordre équestre (classe moyenne supérieure) ; son praenomen (« prénom ») est inconnu, mais son nomen (« nom »), Ponce (Pontius) suggère une origine samnite ; son cognomen (« surnom »), Pilate (Pilatus), pourrait lui avoir été transmis par des ancêtres militaires… - Grand Dictionnaire de la Bible]

 

[54] (p 382-385) [Sanhédrin :

- Mot araméen, du grec synedrion « assemblée, conseil ». Haute cour de justice pour toute la Palestine antique. Institué au IIIème s. avJC, le Sanhédrin comprenait 70 membres et un président (nasi « prince ») choisis parmi les chefs de la noblesse sacerdotale et civile (→ sadducéens) comme parmi les docteurs pharisiens. Sa puissance fut considérable sous les romains face auxquels il représentait les affaires juives ; seule parmi les sentences prononcées par ce tribunal, la peine de mort devait être ratifiée par le procurateur romain… Il siégea dans l’enceinte du Temple, jusqu’à l’incendie de dernier en 70 – Le Petit Robert des Noms Propres.

- Selon le Grand Dictionnaire de la Bible, le mot « sanhédrin » résulte de la transcription dans le Talmud du grec sunedrion… Le mot désignait, avant et pendant l’époque de Jésus, le tribunal suprême des juifs qui se réunissait à Jérusalem…]

 

[55] (p 388-394) [La mitre : Le mot « mitre » lui-même vient de l’égyptien mythra, « bandeau »]

 

[56] (p 397-400) [« la famille hérodienne … » : Une secte hérodienne, recrutée parmi les partisans de la famille de Hérode, est citée dans les Evangiles (notamment Matthieu 22, 16). On les disait juifs de naissance et païens de coeur.]

 

[57] (p 400-404) [Paul… l’homme qui avait prêché contre... la Loi... à Epĥèse  :

- « A cette époque Ephèse (Turquie du Sud actuelle) avait une population cosmopolite incluant l’une des plus grandes communautés juives hors d’Israël.  Comme les juifs d’Alexandrie, beaucoup étaient des thérapeutes, une secte de guérisseurs étroitement liés aux esséniens de Qumran » (Dans les ruines de Ephèse, on a trouvé une grande pierre sur laquelle est gravé le signe des  - Therapeutai - un bâton et un serpent, le caducée devenu le symbole universel de la médecine). Dans l’amphithéâtre, Paul se serait adressé aux foules… mais les juifs d’Ephèse étaient « bien informés » et n’auraient eu « aucun temps à accorder à Paul et à sa stupidité ». Paul « le prêcheur auto-désigné fut incarcéré… ». Chris et Rob se demandent à quel point le monde serait meilleur s’ils avaient gardé l’homme enfermé...(cf. ouvrage p 401)]

 

[58] (p 414-416) [Patrick (ou Patrice) serait arrivé en Irlande en 432 :  Son origine est imprécise...

- Apôtre de l’Irlande. Enlevé par des pirates d’Irlande, il passa là six ans en esclavage, acheva sa formation en Gaule, sans doute à Auxerre auprès de saint Amatre, puis de saint Germain, et repartit évangéliser l’Irlande (en 432) sans qu’on puisse préciser le détail de son action. Patron de l’Irlande, où la saint Patrick (17 mars) est fête nationale.

- Etymologie : Patrice vient du latin Patricius « le patricien, celui qui appartient à la noblesse » (de pater « père ») - Le Petit Robert des Noms propres]

 

[59] (p 419-429) [- Jah-Bul-On - (pages 426-427)  que l'on peut aussi écrire : Jabulon, Jabulum, Zabulon, Zébulon.

>>> Voici l'interprètation de Jah-Bul-On par le rituel du Royal Arch (page 426) <<<  

« … le mot  Jah-Bul-On...

- Jah, … le premier membre est le nom chaldéen (sumérien) de Dieu et représente son essence et sa majesté incompréhensibles. C'est aussi un mot hébreu signifiant - Je suis - et - Je serai - , et exprimant de ce fait l'existence présente, future et éternelle du Très Haut.

- Bul est un mot assyrien signifiant Seigneur ou Puissant ; c'est lui-même un mot composé signifiant dans ou sur ; et Bul incarnant le Ciel en haut, ce mot signifie donc Seigneur dans le Ciel ou en Haut.

- On est un mot égyptien signifiant Père de Tout, et c'est aussi un nom hébreu impliquant force ou pouvoir et exprimant l'omnipotence du Père du Tout.

Toutes les significations de ces mots peuvent donc être ainsi rassemblées :

Je suis et serai, Seigneur dans le Ciel, Père de tout - ».

>>> Chris et Rob révisent cette interprétation (page 427) <<<

-  Jah... « est le mot hébreu pour leur dieu, et il a très probablement une connexion sumérienne. On peut le retrouver sous cette forme dans le nom du prophète Elijah (le prophète Elisée, disciple d'Elie),... en fait Elie-Jah, signifiant - Jahvé est mon Dieu - (El étant l'ancien mot pour dieu) ».

Bul... « est presque phonétiquement [correct], mais ordinairement… s'épellerait plutôt - Baal - , c. à d. le nom du grand dieu cananéen qui signifie en réalité - Seigneur dans le ciel - ».

On : « l'ancien mot égyptien pour - père - était It et pas On, comme on le prétend ici. Mais On était le nom originel d'Héliopolis, la cité du dieu-soleil Rê, là où il naquit du vide avant de créer la terre elle-même ». De ce point de vue, il serait possible d'accepter la définition donnée. Notons « que les grecs identifiaient Baal avec leur dieu-soleil Hélios et sa cité Héliopolis ».

« Jah-Bul-On - … [serait] simplement la suite des noms des trois grands dieux... juifs,... cananéens et... égyptiens ».]

 

[60] (p 438-439) [« … les templiers étaient devenus des maîtres tant en maçonnerie spéculative qu’en maçonnerie opérative » : On se demande comment des chevaliers templiers « totalement illettrés » (cf. paragraphe précédent « Le manuscrit de la Jérusalem céleste ») peuvent devenir  des «  maîtres tant en maçonnerie spéculative qu’en maçonnerie opérative », voire des « maîtres architectes ». L’« Organisation de l’Ordre » décrite en pages 59-60 ne semble pas faire appel à ce type de compétence, sauf peut-être parmi les ecclésiastiques qui sont les seuls érudits (Note du rédacteur).]

 

[61] (p 446-450) [« L’inquisition reçut l’ordre d’extraire toutes les confessions... », ce qui aurait-été le « travail » des dominicains et, dans une moindre mesure, des franciscains (Note du rédacteur).]

[62] (p 471-472) [Comment les USA ont-ils pu « devenir en moins de deux siècles le cœur de la culture mondiale et la nation la plus puissante du monde » ? :

« … en moins de deux siècles... », soit de 1789 à 1989 ?... année de la chute du mur de Berlin (note du rédacteur).]

 

[63] (p 472-474) [sépultures templières ou maçonniques : « … un livre évoque ces tombes écossaises templières et maçonniques et présente un certain nombre de photos de celles-ci : Michael Baigent et Richard Leigh, Des templiers  aux francs-maçons, la transmission du mystère. Ed. Du Rocher, Paris, 1991)]

 

[64](p 471-472) [« un lieu au sud d’Edimbourg appelé aujourd’hui Temple » :

Le lieu - non loin de la chapelle de Rosslyn - s’appelait auparavant Balantrodoch (le « secours des guerriers » en gaélique). Ce fut le quartier général de l’Ordre templier en Ecosse.]

 

[65] (p 474-475) [La Pierre de Scone a été enfin rendue en 1997, à l'occasion du sept centième anniversaire de la bataille de Stirling remportée par William - Braveheart - Wallace et du référendum sur l'autonomie de l'Ecosse qui a vu les partisans de celle-ci l'emporter.]

 

[66] (p 478-480) [sir William St Clair, Grand Maître des templiers, aurait emmené la force templière à la bataille de Bannochburn, … le 24 juin 1314 : Les chroniqueurs rapportent que de « mystérieux chevaliers arborant le baucent (l'étendard de combat des templiers) » auraient assuré la victoire aux écossais.]

 

[67] (p 487-489) [« la tête faisant face au Nord-Est est une représentation de Sekennenrê Taâ, le dernier vrai roi d'Egypte... » comme les deux colonnes reconnues sous les noms de Jakin et Boaz sont issues des colonnes représentant la Haute et la Basse Egypte depuis les origines (Note du rédacteur)]

 

[68] (p 503-506)   [« Sir Walter Scott... L'immortel auteur d'Ivanhoé et de Rob Roy, lui-même maçon écossais qui aurait décliné en 1823 la Grande Maîtrise des Chevaliers Templiers d'Ecosse qui lui avait été proposée… »]

 

[69] (p 503-506) [« un linceul de sable... » : En héraldique, le terme « de sable » signifie - de couleur noire -]

 

[70] (p 507) [« Le protecteur... , Lord Protector, titre que s'attribua Oliver Cromwel, protecteur de l'Angleterre. »]

 

[71] (p 507-509) [« … le symbolisme du degré de Royal Arch ... , la pelle et la pioche… commémorant la fouille pour retrouver les manuscrits. »]

 

[72] (p 507-509) [D'autres commentaires montrent qu'on a toujours su que l'édifice a une valeur dépassant ce que l’œil voit : D'autres commentaires… cf. « Tim Wallace-Murphy, An Illustrated Guide to Rosslyn Chapel, op. cit. »]

 

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